PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Octobre 2020


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 11 au 18 octobre (ci-dessous).

L'extrait du mois :
    
- « Nudité », Sophia, Seuil, 1973, Œuvres poétiques complètes, vol. II, L’Âge d’Homme, 2003, p. 430.
     - « Le savant, messager de culture », Les Lettres françaises, 5e année, n° 81, 10 novembre 1945, p. 1 et 4.

• Regard sur... Étienne de Senancour.

 


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

----------------

     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

----------------




Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel.


 La lettre de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel et le bulletin d'adhésion 2019. Merci aux généreux donateurs !



IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


• Rappel : les liens sont visibles lorsqu'on passe sur le texte.
               Pierre Emmanuel a sa page facebook (ici).

 
Précédemment... en 2020
2019
2018
2017
2016
2015
2014
2013
2012

Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2019Bulletin d'adhésion 2019

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

18 octobre

18 octobre 1973

     « Éducation sexuelle et amour », Le Figaro, p. 48. « Une partie considérable de la littérature et de l’art a trait à la réalité érotique, laquelle englobe et transfigure la sexualité. Poésie, théâtre, roman, peignent à l’envi cette réalité à la sensibilité adolescente, qui la connote avant toute expérience, par l’intuition, le pressentiment. Le professeur de français le sait bien : ni Racine ni Baudelaire ne sont neutres. Étant donné les ordures qu’en peut lire aujourd’hui, à seize ans, il est infiniment souhaitable que la formation érotique de l’âme vienne justement de Baudelaire, de Racine ou de Mozart. Ce souhait ne serait pas absurde si les enseignants artistiques n’étaient, dans la soi-disant éducation nationale, des parents pauvres méprisés. Certes, l’univers des passions est redoutable, mais c’est un univers vrai : par lui, plus encore que par l’éveil physique du sexe, l’adolescent prend mesure de la grandeur de la sexualité. »

 

19 octobre

19 octobre 1984

     Bernard Bro, « En souvenir de Pierre Emmanuel », France catholique, 19 octobre 1984, p. 9. « Il arrivait parfois à l’improviste dans la chambre-bureau à l’allure un peu désolée que j’occupe au troisième étage de mon couvent. Pendant des années, la conversation reprenait comme si rien ne l’interrompait.
     Échanges totalement gratuits. Dialogues merveilleusement libres, mais graves. J’étais le plus jeune. Il me voulait prêtre.
     Le titre que j’ai choisi pour un petit livre il y a quinze ans : “On demande des pécheurs”, l’avait amené à m’interroger avec une affectueuse proximité. À la première conférence de Notre-Dame de Paris, il était là de toute son attention aidante. Il l’avait évoquée alors dans FcE [France catholique Ecclesia], bien avant sa collaboration régulière. Il savait l’écho qu’avaient eu en moi bien des pages de Sodome, de Babel, du Poète et son Christ, de certains poèmes comme Froment de la douleur. Je n’avais pas eu besoin de lui dire ma complicité. Elle était, dans le respect.
     Je lui soumettais le titre du dernier carême à Notre-Dame : Devenir Dieu. Je lui rappelais sa propre confidence : “Je tremble tellement de sortir de moi que je me garde autant que je puis de prier Dieu qu’il me fasse naître” ».

 

20 octobre

20 octobre 1939

     Lettre à Jean Paulhan. « [P]our les jours qui viennent, la pensée ne saurait être que l’antidote d’une absence, par conséquent rien d’organique ou plutôt d’organisé : l’étrange désagrégation des formes politiques est accompagnée d’une désagrégation aussi active de l’histoire elle-même (qu’est-ce que le peuple, la tradition, la nation ?...). L’idée de révolution est elle-même dépassée, puisque, jusqu’ici, la révolution n’a été que l’intervalle entre deux statismes : pour tout dire, la guerre, comme l’après-guerre, sont impensables : que ce soit, comme vous le dites très bien, par un échec du langage, que ce soit parce que, pour la première fois depuis longtemps, l’histoire fasse défaut. »

 

21 octobre

21 octobre 1983

     « À propos d’une rencontre », article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1923. « [C]’est le préjugé de la télévision : ne laisser parler qui que ce soit plus d’une ou deux minutes, car au-delà l’auditeur est censé “décrocher”. Seuls, évidemment, ont le droit de monopoliser la parole les membres influents de la majorité : on compte sur leur effet répétitif pour pénétrer l’inconscient du téléspectateur, supputation qui pourrait bien être erronée, certaines drogues produisant l’effet contraire de celui qui en est attendu. »

 

22 octobre

22 octobre 1982

     « Des deux bords à la fois », France catholique, n° 1871. « Montherlant disait : “Aimer son pays est un état qui ne se connaît que par la douleur”. Plus j’essaie de comprendre la France, plus profonde se fait en moi cette division, cette blessure de la foi. N’est-ce pas, au fond, la blessure même de l’homme ? Et l’histoire entière n’est-elle pas un symbole de ce combat spirituel où tout homme, s’opposant à lui-même, est en lutte dans les deux “camps” à la fois ? »

 

23 octobre

23 octobre 1973

     « La concertation difficile (sur la récente démission des membres du Conseil du développement culturel) », Le Figaro, p. 44. « Bien que mon individualisation se poursuive dans un effort d’approfondissement de cette singularité qui est mon nom, je me perçois aussi comme une présence impersonnelle, résonnante d’autres présences qui se focalisent pour un instant en ce que je suis – de même que ma présence peut se focaliser dans la leur. Je ne pense pas que nous devions insister par trop sur notre singularité, et l’un des moyens pour nous de rejoindre la réalité totale, de poursuivre ce pèlerinage dont j’ai parlé, c’est précisément l’effort osmotique vers les autres, l’écoute globale. Cela veut dire beaucoup de choses dont, individuellement, nombre d’entre nous sont incapables : le renoncement, l’abandon, la pauvreté essentielle. Cela veut dire une éthique de la présence humaine dont le monde occidental a perdu le sens. Cela veut aussi dire pour certains non pas l’anéantissement devant le Créateur qui soutient, qui nourrit et qui juge, mais l’abandon à cette présence toute puissante et tout aimante, dont nous ne pouvons avoir que des pressentiments et dont peut être la manifestation la plus poignante est finalement le sentiment que nous pouvons avoir de notre néant. C’est pourquoi je n’ai pas dit grand chose de ma relation à Dieu. »

 

24 octobre

24 octobre 1980

     « L’Iran, signe de contradiction de l’histoire », article de Pierre Emmanuel paru dans France catholique, n° 1767. « Tant que nous sommes dans l’agitation des affaires, ambitieux, avides d’être vus, notre personnage, solidaire de l’agrégat illusoire où le jeu de chacun est articulé à celui de tous, se sent une cohésion qui lui fait croire à son propre sérieux cautionné par celui d’autrui. Mais il suffit d’un subtil décalage pour que, restant apparemment le même, le jeu change du tout au tout. Bien des conversions soudaines ont suivi la perception de ce changement. Le personnage perd instantanément toute importance face à une instance suprême jusqu’alors ignorée : ce qui tenait la marionnette ensemble s’est affaissé avec elle ; et l’être informe, la personne embryonnaire en nous, se révèle atrophié, mutilé, par les manœuvres abortives que le personnage lui infligeait. Cet avorton, ce fétu, avec sa conscience rudimentaire de l’humain, se retrouve seul devant une apparence irrémédiablement en morceaux, un jeu définitivement injouable : il est né pour la deuxième fois, mais presque intolérablement avant terme, car l’univers où il pourrait vivre n’existe pas, c’est un chaos à l’extérieur et un néant pour son esprit.
     Nous devons tous naître ainsi un jour, jetés hors de l’immense connivence sociale qui nous protège et nous permet presque tout, même les plus audacieux anticonformismes, tant que nous jouons le jeu de l’importance que notre personnage, quel qu’il soit, passe sa vie à perfectionner. »

 

25 octobre

25 octobre 1946

     P. F., « P. Emmanuel, La liberté guide nos pas », Action, n° 112, 25 octobre 1946, p. 15. « On ne s’étonnera pas que ces poèmes, écrits de 9139 à 1944, “les dents serrées”, portent la marque de la haine. Mais chez P. Emmanuel, la haine est inséparable de l’espoir.
     Il y a de la haine et c’est assez pour espérer.
     C’est pourquoi, du sein même du “tombeau” où il écrit, il prophétise le miracle ingénu des bourgeons. Pas un de ces poèmes qui, par delà les tortures et la guerre, ne s’ouvre ainsi sur le “futur”, justifiant ainsi la préface qui définit le lyrisme moderne “dans l’acte de créer l’espace futur de la pensée, dans la conscience illimitée de sa valeur humaine”.
     On peut penser ce qu’on veut de l’art de Pierre Emmanuel, juger sa technique un peu sommaire, s’irriter parfois d’une abondance insuffisamment contrôlée ; il reste que c’est le seul poète qui évoque aujourd’hui la vision traditionnelle de “démiurge” – et qui puisse, sans ridicule, manier certaines images – écrire par exemple,
     Sous un ciel juste, elle jaillit la jeune terre.
     Canéphore portant sur l’épaule l’azur.
 »

 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

               Nudité

     L’amour qui équilibre l’univers
     Est céleste et conjugal comme le couple
     Dont la pariade étreint tout le créé.
     Le souffle et l’eau forment l’Ovale indestructible
     Auquel sans cesse l’orbite et l’œuf s’identifient :
     C’est l’Origine, lieu des mondes. Ciel et terre
     Homme et femme conjoints en elle réitèrent
     L’appariement unique, l’Un et Tout.
     Même avant l’être la Parole était assise
     En miroir du Silence nu. La nudité
     Est l’intime perfection sans attribut
     Dont le néant fait de tout monde une apparence
     Mais dont l’immensité sans âge inétendue
     Tisse l’espace et les durées des mondes :
     Tel est, capté par la Parole, ce réseau
     De choses, non ! ce voile éblouissant sur elles
     Le nu cachant à l’œil d’en-bas l’essence nue.
     Tel est l’amour : traduction de l’invisible
     Par un dévoilement des mots et de la peau,
     Prescience (que son éclair sitôt aveugle)
     De ce qu’est au regard de Dieu son propre Beau.

« Nudité », Sophia, Seuil, 1973.

__________________

Prose

     « À l’époque où nous vivons, rien n’est gratuit des activités de la pensée : la foi dans la science suppose la foi dans l’homme, la volonté de participer, par le travail scientifique, à la construction d’une société non seulement viable, mais harmonieuse. Est-il absurde d’espérer que les savants en herbe s’éprennent de leur rôle ainsi conçu ?
     Pour ma part, je ne le crois pas. Une science qui se rendrait esclave des techniques qu’elle aurait enfantées, ou se mettrait au service d’un appétit de domination quelconque, serait l’instrument de sa propre décadence. Les maîtres de la science moderne ne l’ignorent pas et l’ont dit assez haut. Un souci des fins morales, né de l’instinct de conservation de l’espèce, se marque chez eux de plus en plus : davantage, la certitude que l’utilisation rationnelle des richesses révélées par la science n’est qu’un aspect de la connaissance rationnelle du monde, qui reste la fin de tout savoir. Le savant est d’abord un messager de la culture : ceci commande son attitude morale, de nobres exemples nous l’ont prouvé. Ceci peut même commander son attitude politique. C’est assez dire que la vocation scientifique, pour être véritable, doit contenir quelque chose de sacré : ce que l’homme attend de la science, en bien ou en mal, confond l’imagination. Il n’est pas d’époque de l’histoire humaine où si peu d’hommes aient détenu tant de puissance : voilà qui mérite d’inspirer de l’enthousiasme, mais impose de terribles devoirs. »

« Le savant, messager de culture », Les Lettres françaises, 5e année, n° 81, 10 novembre 1945, p. 1 et 4.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?

28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait « religieuse », mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot « poésie » que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

18 octobre 2020

Luc de Goustine rappelle un souvenir le liant à la fois à Michaël Lonsdale et Pierre Emmanuel sur le site Mauvaise nouvelle, dans un article intitulé « Michaël Lonsdale, confidence posthume… »

     On peut le lire ici.


5 octobre 2020

     À l’occasion de la mort de Claude Vigée, poète et grand ami de Pierre Emmanuel, décédé le 2 octobre 2020, 

     - Michaël de Saint-Chéron rappelle leurs liens dans un article paru sur L’obs : « Claude Vigée est mort à 99 ans, c’était un grand poète qui savait « danser sur l’abîme ».
     On peut le lire ici.

     - Anne Mounic rend hommage au poète dans la revue Temporel au nom de l'Association des Amis de l'œuvre de Claude Vigée. Elle y mentionne elle aussi les liens qui l'unissaient à Pierre Emmanuel.
     On peut lire l'article ici.

      - évoque à son tour les deux poètes dans un article paru le 08 octobre 2020 dans Le Monde.
     On peut le lire ici.




     Plusieurs pages du site rappellent l'amitié et l'estime qui unissaient les deux poètes. Pour les consulter, taper "Vigée" dans le moteur de recherche en haut de la page.

On trouvera ici, exceptionnellement, en hommage à Claude Vigée, le récit de leur première rencontre, telle qu'il la racontait dans La Faille du regard en 1987.

 


3 octobre 2020

     Sur Radio-Prague international, Jan Zatloukal présente son livre : L’exil de Jan Čep, écrivain tchèque exilé à Paris en 1948 et son amitié avec Pierre Emmanuel, qui l’incita à écrire son autobiographie : Ma sœur l’angoisse.

     On peut lire l’interview ici.


23 septembre 2020

     La revue La Nef publie un article de Marie-Hélène Verdier : « Le combat avec l’ange – L’actualité de Pierre Emmanuel ».

     On peut le lire ici.


23 août 2020

     Un article de la Revue des ressources rappelle la demande que Pierre Emmanuel fit à Armand Gatti d’un film sur la Résistance dès son arrivée à la tête de l’INA, dans un texte consacré à Hélène Châtelain.

     On peut lire l’article ici.


29 juin- 20 septembre 2020

     L’IMEC propose son exposition d’été : L’amour est une fiction, du 29 juin au 20 septembre.
     Parmi les nombreux documents, on peut voir la page manuscrite d’un des cahiers inédits de Pierre Emmanuel, écrit dans années 1970.

     On peut lire plus d’informations ici.


21 mai 2020

     Dans un article intitulé « Salah Stétié, une plume entre Orient et Occident », écrit à l’occasion du décès du poète et ancien diplomate, le journal La Croix rappelle qu’il avait rencontré Pierre Emmanuel dans les années 1950, lorsqu’il poursuivait ses études à Paris.

     On peut lire l’article ici.


4-5 mai 2020

     À écouter sur France culture dans la nuit du lundi 04 au mardi 05 mai 2020 (00:01 - 00:36) :
  
   Aspects du sacré dans le monde moderne 5/8 - Présence du sacré dans la littérature contemporaine (1ère diffusion : 10/08/1974),
     par Marcel Croes - Avec Pierre Emmanuel, Jean-Claude Renard et Gilles Marcotte - Réalisation Ronald Theunen.


7 mars 2020

     À l’occasion du prix de l’Association France-Algérie reçu par le chroniqueur Hakim Laâlam, le journal Liberte-Algerie.com rappelle l’action de Pierre Emmanuel aux côtés de Germaine Tillion pour le peuple algérien, en particulier la fondation du « Fonds de solidarité franco-algérien » en 1961.

On peut lire l’article ici.


22 janvier 2020

     France 3 diffuse « Les vies d’Albert Camus ». On y voit Pierre Emmanuel dans une séquence de 1946, prise dans les bureaux du Comité national des écrivains, en conversation avec Mauriac.

     L’émission peut être consultée ici.