PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Juillet 2024


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 7 au 14 juillet (ci-dessous).

L'extrait du mois :
    
- « Veni », 7, Tu, Seuil, 1978, p. 41 ; Œuvres complètes, vol. II, L’Âge d’Homme, 2003, p. 473-474.
     - « Le poète et son public », Poésie 45, 22, janvier 1945, p. 27-34. Repris dans Poésie raison ardente, Egloff, Fribourg et L.U.F., Paris 1948, p. 38-39.

• « The power of the poet », The Atlantic, n° 187, janvier 1951, p. 74-77.

 

 


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

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     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

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Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel


IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


• Rappel : les liens sont visibles lorsqu'on passe sur le texte.

 
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Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2022Bulletin d'adhésion 2022

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

7 juillet

7 juillet 1940

     Pierre Emmanuel et son épouse arrivent à Dieulefit, après que Jouve leur a assuré qu’on pouvait les loger. Ils habitent durant premier mois aux Granges, puis à Beauvallon en août. Pierre Emmanuel raconte en 1974 (émission inédite) : « Nous nous sommes étions installés pour quelques jours, toujours dans l’idée d’aller ailleurs, et il y avait une école, la Roseraie, dont le directeur s’appelait M. Paul Arcens, et cette Roseraie attendait un professeur de mathématiques, pour monter un cours d’été. Car chose curieuse, au milieu de ce désarroi intégral, les examens ne perdaient pas leurs droits, et il devait y avoir une session de septembre du baccalauréat. Et par conséquent il y avait des élèves qui préparaient leur baccalauréat. Et ces élèves venaient de n’importe où, d’Alsace, de Paris, de tous les mondes possibles et imaginables, et ils se trouvaient là, enfermés, incarcérés dans ce petit lieu de montagne. Donc, chance pour cette petite école : faire une école d’été. On avait besoin d’un professeur, et ce professeur n’est pas venu. Il s’est donc trouvé que j’ai pu prendre sa place pendant les cours d’été, ma femme qui était professeur d’anglais a donné des cours d’anglais. »

 

8 juillet

8 juillet 1955

     « La France est une vocation », article de Pierre Emmanuel dans Témoignage chrétien, n° 574, p. 1. « La France sera-t-elle colonisée par la technique, ou saura-t-elle l’utiliser aux fins d’un humanisme exemplaire, qui aiderait le monde moderne à retrouver des voies de liberté ? Pour le Général, la France reste la médiatrice universelle, à condition de n’être qu’elle-même et non ce que d’autres veulent qu’elle soit ou ce que les circonstances la font. Il veut n’être désormais que le témoin de cette âme française dont la continuité, au delà des opinions, devrait être la fierté de tout Français et l’objet de sa volonté d’indépendance. Cette continuité, qu’on nous l’enseigne ; jamais nos enfants n’entendront assez parler de la France dans les grands exemples qu’elle a produits. Méditer sur ces exemples, c’est stimuler le goût de les suivre : dans l’âme de tout petit Français il devrait passer quelque chose de celle d’une Jeanne d’Arc ou d’un Lyautey. L’histoire peut changer, de nouveaux problèmes apparaître : la vertu des idées-mères demeure le seul ferment de l’imagination appliquée aux faits. Ces idées-mères, cet instinct de certaines notions absolues, qu’ils animent également les actes publics. Quand la France a foi dans sa parole, elle se fait écouter et aimer. Aujourd’hui qu’elle a perdu la position dominante qui la sauvait parfois de ses propres infidélités, elle n’a de force que sa parole, et que l’audace qu’elle y met. La personne France reste universelle, si la puissance française a partiellement disparu. Ce serait une tragique erreur de croire que tout irait mieux si la France cessait de l’être pour tomber au rang de province de l’un des deux mondes affrontés. »

 

9 juillet

9 juillet 1982

     « Un chrétien dans l’espace », article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1856. « Quand je lis certains écrits de “dissidents”, d’esprits qui ont payé le prix fort pour rester libres, je suis frappé, comme pendant la guerre devant certains textes de Jacques Maritain ou de Karl Barth, par une différence irréductible d’échelle entre la préoccupation politique du moment et la réalité méta-temporelle de l’Histoire, réalité qui, cependant, est le long terme de celle-ci. Hormis ces moments exceptionnels où se révèlent des personnalités qui plus tard apparaîtront quasi mythiques, les hommes politiques ne peuvent dessiner l’asymptote des événements actuels : ou ne le peuvent qu’abstraitement, sans que leurs vains pointillés tirent à conséquence. C’est que, malgré toute la bonne volonté contraire, ces pointillés esquissent une fatalité dont personne, en temps de paix, ne voudrait assumer la charge : celle d’un monde qui bascule dans le total indéfini, où l’homme lui-même est en question comme individu et comme espèce. »

 

10 juillet

10 juillet 1965

     « Rencontrer l’orient », article de Pierre Emmanuel dans Réforme, p. 6. « Louis Massignon, grand islamisant et grande âme religieuse chrétienne, nous invitait, pour fraterniser avec l’autre sans nous renier ni le dénaturer, à “entrer dans la composition du lieu de l’autre”, ce qui implique une épreuve personnelle de sa croyance, une identification non point intellectuelle mais psychique et morale, à la racine des archétypes humains. Aucun dédoublement, aucune schizophrénie dans cette attitude : et nul exotisme esthétique. Mais une manière modeste et discrète de solliciter, et de reconnaître, en cet autre si différent, l’hospitalité du divin. Nous y sommes véritablement accueillis par l’Être, selon les modes et les figures grâce auxquels cet autre l’approche et l’atteint. La pensée occidentale a fort à faire – et même l’esprit religieux occidental – avant de mériter cette hospitalité. »

 

11 juillet

11 juillet 1980

     « Définir l’homme : une question planétaire », article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1752, repris dans L’arbre et le vent, p. 67. « Voilà cinquante ans que je vis l’histoire présente, les yeux ouverts et même écarquillés. J’en viens à penser que l’histoire finie touche à son terme et que nous entrons dans l’ère d’une démesure planétaire où, du fait de la démographie galopante comme de l’accélération du développement technologique mondial, temps et civilisations, brutalement, se télescopent. Une lutte gigantesque s’annonce par un pouvoir sans raison où aucune idée traditionnelle de l’homme ne comptera plus, où toutes seront broyées sans être remplacées par rien. Quant aux pouvoirs qui s’affrontent déjà, n’ayant plus d’idée de l’homme qui les définisse et les légitime, ils ne seront bientôt plus capables de contenir leur propre démesure. Comme ils auront affaire à des masses humaines de moins en moins différenciées, toutes méthodes de coercition, du conditionnement psychologique à la torture, leur seront bonnes pour les endiguer. La destruction nucléaire elle-même ne doit pas être exclue de ces moyens. Mais il faut croire, il faut croire jusqu’à la Résurrection, que les pires épreuves que l’homme s’impose à lui-même par la puissance ténébreuse qui est en lui, sont autant d’ordalies, de défis nécessaires pour qu’il atteigne à de plus hauts degrés d’humanité. »

 

12 juillet

12 juillet 1968

     « Vertige ou espérance », article de Pierre Emmanuel dans Notre République, n° 315, 12 juillet 1968, s. p. [dernière]. « Une société qui ne peut justifier spirituellement sa raison d’être est condamnée à mort. La nôtre aura fort à faire, très vite, pur endiguer la rupture nihiliste au sein d’une jeunesse estudiantine trop nombreuse pour ses possibilités, psychiquement hypertrophiée par son propre mythe et le narcissisme publicitaire qui l’exploite, en proie à des maîtres qui la méprisent tout en la flattant, modelée par une culture abstraite qui laisse en friche sa sensibilité, inhibe en elle le sens éthique, et réduit l’homme social aux prétentions de l’idéologie. À cette jeunesse il n’aura fallu qu’une semaine pour renier tout son milieu : Dieu veuille qu’elle renie ses idéologues ! Quoi qu’elle fasse, ne tentons pas, nous, de ruser avec la réalité essentielle, métaphysique, de son adhésion au grand refus. Dans le livre de Durandeaux, un garçon de vingt et un ans dit comment il a pris conscience de « la pourriture dans laquelle je vivais : l’insatisfaction et le dégoût des gens pour la vie qu’ils mènent, la passivité ». Cette conscience-là des dizaines de milliers d’étudiants ont été comme fendus en deux par elle : c’est la grande lézarde sur notre façade sociale. Dans cette lézarde poussent des vertus : sens égalitaire, besoin de communion, aspiration à une culture fraternelle ouverte à tous, espoir d’une société sans classes. Vertus imaginaires ? Oui, dans la mesure où la liberté rêvée reste gratuite, irresponsable, inconséquente avec l’exigence qu’elle a formulée. »

 

13 juillet

13 juillet 1969

     Yvonne Chauffin, « Sous la coupole un poète remplace un soldat », Le Pèlerin, 13 juillet 1969, p. 29-31. « Si l’on y regarde bien, ce ne sont pas les biens saisissables qui constituent l’essentiel de ce que désirent les hommes. Ces biens peuvent être la part la plus importante de leur vie, mais pour presque tous les hommes, c’est autre chose qui est visé au-delà, qui peut prendre la forme d’une affection humaine, d’un amour, d’un besoin de solitude ou de repos, d’un besoin de silence. C’est dans l’ordre subjectif profond, dans l’ordre des rapports spirituels, des rapports d’amour ou d’amitié, dans l’ordre de la beauté également que les hommes s’accomplissent, même les plus frustes, les plus dénués en apparence.
     - Pouvez-vous le faire percevoir par un exemple ?
    
- On sait très bien ce qu’est l’importance d’un sourire dans un visage humain, dans un pauvre visage humain, dans un visage de pauvre, dans un visage qui, l’instant d’avant, paraissait gris, et tout à coup un sourire le transfigure et l’on voit un être dans la plénitude de sa beauté. Je crois que les poètes essayent de montrer aux hommes un tel sourire, qu’ils perçoivent eux-mêmes comme un besoin profond. Ils essayent de faire percevoir à quel point la source en reste présente dans notre vie sous toutes ses formes. »

 

14 juillet

14 juillet 1949

     « Les couplets de La Marseillaise - Amour sacré de la patrie », article de Pierre Emmanuel dans Les Lettres françaises, 9e année, n° 268, 14 juillet 1949, p. 1. « J’aurais voulu pouvoir commenter ces deux vers : “Liberté, liberté chérie / Combats avec tes défenseurs”, mais cette liberté, qui fut et reste notre bien le plus cher, et qui nous réunirait sans doute en des circonstances pareilles à celles de naguère, chacun de nous prétend aujourd’hui la défendre selon sa méthode et selon l’idée qu’il s’en fait, alors qu’elle n’est qu’un instinct. Comment me faire entendre, quand je vois de part et d’autre – et jusqu’en moi-même – l’intolérance grandir jusqu’à devenir absolue ? Comment célébrer la liberté sans la vérité, notre imparfaite vérité d’hommes, qui n’est elle-même que dans le respect qu’elle porte à celle de ceux qui ne pensent pas comme nous et complètent ainsi notre pensée ? Notre patrie ne devrait pas être seulement la certitude où nous sommes d’être dans le vrai, mais la certitude des autres, même si elle ne nous ressemble pas. Non pas une idéologie, ni la contre-idéologie qu’elle suscite : mais cette vérité plurielle qui n’en finit pas de dialoguer avec soi-même dans sa recherche de l’unité. Je ne connais d’autre liberté que celle-là : j’ai bien peur que nous ne l’ayons tous perdue… »

 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

     7. Accende lumen sensibus
     Infunde amorem cordibus

     L’homme qui n’est que Oui pousse par Toi
     Qui T’es saisi de lui dès le germe
     Le forçant de sortir de soi de briser
     L’inextricable chiendent contradictoire
     De son identité

     L’homme qui n’est que Oui ne le sait pas
     Il ne fait rien pour l’être que d’attendre
     Son être est dans cette immobilité
     Qui n’est capable de T’offrir que sa chute
     Ce puits dont Tu fais un fût

     L’homme qui n’est que Oui se sent parfois
     Un trou sans fond dans la désespérance
     Ce trou ta force en fait une trouée
     Dans la hauteur d’une apparente absence
     Arraché tout entier

     L’homme qui n’est que Oui s’arrache à soi
     Plus il aspire et plus le ciel s’éloigne
     Plus il s’avoue chétif et plus il croit
     Plus il bruit de souffles plus il sait
     Que seul ô Vent Tu es

« Veni », 7, Tu, Seuil, 1978, p. 41.

__________________

Prose

     « Quoi qu’il en soit de mainte critique, les historiens futurs de la poésie verront qu’en ces années latentes l’existence d’une poésie civique consciente des ses fins, et dont le public allait sans cesse croissant, fut un fait capital dans l’histoire du langage. À l’heure où l’expression était impitoyablement brimée, la poésie, la poésie seule, réussit ce tour de force admirable, auquel rien ne semblait la préparer : donner voix à l’énergie française, de la colère instinctive à la passion de l’universel, de l’immédiate réaction de dégoût à la plus haute compréhension de l’histoire. Personne ne s’y trompa, à commencer par l’adversaire. Et le public, reconnaissant pour sien ce langage, soulevé à sa hauteur vraie par ce langage, salua dans le « renouveau poétique » les prémisses de l’homme nouveau : je veux dire de l’homme ayant retrouvé le don de la Parole.
     Ce même public entend que les poètes continuent de lui servir de voix. Et ceux-ci, dont l’expérience a surmonté, sur un plan précis, la crise “isolationniste” du langage, désirent moins que jamais abandonner le bénéfice d’un contact auquel il doivent des formes plus directes, et ce droit qu’en d’autres temps ils connurent, de proférer l’idéal de la cité. »

« Le poète et son public », Poésie 45, 22, janvier 1945, p. 27-34.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?

28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait "religieuse", mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot "poésie" que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

10 juillet 2024

     La Règle du jeu publie un article de Michaël de Saint-Chéron : « Relire Baudelaire, l’incomparable, à l’heure de notre crise de société: de #MeToo à la question de l’antisémitisme », « à l’occasion de la parution d’une nouvelle édition de ses Œuvres complètes dans la Pléiade ».
     Il y rappelle qu’« En 1967, Pierre Emmanuel, autre poète, consacra aussi un essai capital au poète maudit qui sera repris en 1982 sous le titre Baudelaire, la femme et Dieu (Points) ».

     On peut lire l’article ici.


5 juillet 2024

     Le Figaro Histoire rappelle les propos de Pierre Emmanuel dans un article sur l’abaissement de la majorité à 18 ans, le 5 juillet 1974 : « “Donner le droit de vote à dix-huit ans, c'est tenter de briser le mythe d'une jeunesse constituée en corps étranger dans l'histoire et dans le tissu social”. Quelques jours après la publication le 5 juillet 1974 de la loi abaissant l'âge de la majorité de 21 à 18 ans, le poète et académicien Pierre Emmanuel commente en une du Figaro l'une des premières mesures prises par le nouveau président de la République, Valéry Giscard d'Estaing. »

     On peut lire l’article ici.


29 juin 2024

     Le Devoir publie « Identité québécoise, ingrédients », article de Jean-François Lisée, qui s’ouvre sur une citation de Pierre Emmanuel : « La patrie est un projet commun, une création continue de nos efforts solidaires […]. Être ensemble est une orchestration infiniment complexe, dont le chef invisible est la conviction partagée que cet ensemble existe, qu’il a un sens à travers l’histoire, qu’il nous faut y être attentifs afin qu’il ne se relâche pas […]. Le plus grave désastre qui puisse menacer un peuple, c’est l’indifférence de ses membres à la forme de son avenir », « choisie par Camille Laurin et Fernand Dumont pour ouvrir, en 1978, leur Politique québécoise de développement culturel. »

     On peut lire l’article ici.


17 mai 2024

     Le site Reporterre présente le livre Le Prophète qui avait raison - La présidentielle de René Dumont, d’Arthur Nazaret, aux éditions Le Seuil. Il y cite longuement un article de Pierre Emmanuel dans Le Figaro après les résultats de l’élection présidentielle.

     On peut lire l’article ici.


30 avril 2024

      Solange Bied-Charreton présente Le Nom sur le mur, d’Hervé Le Tellier, dans le journal Marianne. Celui-ci y rappelle le souvenir des « poètes Pierre Seghers et Pierre Emmanuel » en évoquant Dieulefit durant la guerre.

     On peut lire l’article ici.


Mars 2024

     Le monde diplomatique évoque, à l’occasion de l’hommage rendu aux Manouchian, L’honneur des poètes, et en particulier les poèmes de Pierre Emmanuel et de Pierre Seghers.

     On peut lire l’article ici.


26 février 2024

     France Culture propose une courte émission sur « Pierre Emmanuel, autre poète de la résistance ».

     On peut l’écouter ici.


16-17 janvier 2024

     Dans le cadre des Nuits de France-Culture, la radio retransmet « Le poème et son image : Jean Grosjean », avec Pierre Emmanuel.


26 décembre 2023

     Le site Fabula publie le 26 décembre 2023 un article de Marc Escola présentant Baroque et poésie moderne (revue Œuvres & critiques). Il y rappelle l’édition par Pierre Emmanuel des Tragiques d’Agrippa d’Aubigné.

     On peut le lire ici.


12 novembre 2023

     Les archives Sonuma présentent « Pierre Emmanuel ou la réconciliation », reportage réalisé en 1979. A l'occasion de la biennale de la poésie de Knokke-le-Zoute, Jean-Marie Mersch a pu s'entretenir avec le poète catholique Pierre Emmanuel.
     L’émission est visible en Belgique jusqu’au 18 novembre.

     Pour en savoir plus…


8 septembre 2023

     Le Point annonce la mort du journaliste et éditorialiste Jacques Julliard et rappelle : « Membre du comité de rédaction de la revue Esprit et proche de ses grandes plumes, parmi lesquelles Jean-Marie Domenach, Pierre Emmanuel et Paul Ricœur, il défendait le droit des peuples à l'autodétermination. »

     Lire l’article ici.