PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Août 2022


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 7 au 14 août (ci-dessous).

L'extrait du mois :
    
- « Dire je t’aime », Sophia, Seuil, 1973 ; Œuvres poétiques complètes, vol. II, L’Âge d’Homme, 2003.
     - « La faim essentielle », Choses dites, DDB, 1970, p. 103-104.

• Regard sur... Charles Le Quintrec.

 


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

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     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

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Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel.


 La lettre de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel et le bulletin d'adhésion 2019. Merci aux généreux donateurs !



IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


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Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2022Bulletin d'adhésion 2022

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

7 août

7 août 1981

     « Notre langue, nos langues », article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1808. « Il est aisé de comprendre que les médias et les organismes culturels (maisons de la culture, de jeunes, foyers ruraux, festivals, etc.) diffuseront davantage et plus volontiers que l’école les cultures en langue régionale. Car ce rôle essentiel de l’école élémentaire est d’enseigner la langue de tous, et il a toujours été politique. Il le demeure aujourd’hui que vivent en France quatre millions d’étrangers et un nombre important de Français d’outre-mer, alors que dans une classe de cours moyen d’une agglomération urbaine, trois élèves sur quatre, pour diverses raisons, ne savent littéralement pas parler. À supposer que, par un changement profond de mentalité, l’école en vienne à faire une place aux langues locales, il apparaîtra toujours plus important de franciser les Français que de les occitaniser. »

 

8 août

8 août 1980

     « La France des profondeurs », article de Pierre Emmanuel dans Le Figaro, p. 1, 8. « “La France des profondeurs” souffre d’être ignorée des Français et folklorisée par l’administration, les media et l’école. Les enfants de France, de Brest à Toulouse et de Strasbourg à Bayonne, ont droit à toute l’histoire, complexe et douloureuse, de la formation de leur pays. Les provinciaux qui, désespérément, s’enracinent encore plus dans leur soi pour empêcher qu’il ne s’effrite, ont raison de préserver les langues dont les vocables et les tournures sont les moyens de cet enracinement.
     Tout défenseur de l’unité française contre les séparatismes anachroniques et ruineux devrait comprendre que la seule alternative à la dénaturation de notre peuple dans les immenses banlieues de l’avenir est la mise en œuvre, région par région, d’un plan de conservation des langues et des cultures, étroitement lié au développement économique et social. »

 

9 août

9 août 1968

     André Marissel, « Sur un nouvel académicien - Pierre Emmanuel, poète et prophète », Paix et liberté, 9 août 1968, p. 3. « tandis que l’existentialisme et le marxisme continuaient à influencer dogmatiquement les esprits – en poésie comme dans beaucoup d’autres domaines –, un grand inspiré français que l’on disait « progressiste », osait exprimer une Foi « morte », la chrétienne, une Pensée « dépassée », au cœur d’une forme en voie d’éclatement : l’alexandrin ! Face à Jean-Paul Sartre et à ses innombrables épigones, P. Emmanuel prenait le risque de confirmer qu’il devait sa formation spirituelle à la pensée chrétienne, de l’Écriture aux grands mystiques, de saint Thomas à Karl Barth, de saint Augustin à Luther », Scandale et pitié : ni le sens de l’Histoire, ni la Révolte n’avaient éloigné P. Emmanuel des poussiéreux docteurs en théologie, des métaphysiciens prêchant dans le désert ni surtout de ce vagabond, dont l’historicité n’est pas certaine, on le sait bien, Jésus, l’homme abandonné du Golgotha…
     Aujourd’hui, en 1968, l’œuvre et le témoignage de Pierre Emmanuel paraissent pourtant plus modernes que ceux des athées vindicatifs des années 50 : n’ayant, selon ses propres termes, rien renié de son ambition, qui “est de comprendre l’actuel et l’éternel, l’homme intérieur et l’homme-univers, le bourreau et le saint, l’enfer de la douleur et le ciel de la louange”, Emmanuel a révélé que par la poésie et par une intuition de tous les instants, le monde invisible et le monde visible, l’homme immortel et la créature angoissée cessaient d’être divisés. »

 

10 août

10 août 1948

     Enregistrement radiophonique. Pierre Emmanuel participe à un débat sur la littérature anglaise et le public français (avec M. P. Fouchet, A. Pieral et Coventry-Patmore). Durée 17’50”. « Je me demande s’il ne faudrait pas faire une distinction entre le grand public et les intellectuels. Je crois en effet que le grand public est attiré vers la littérature anglaise ; la preuve en est dans les succès dont vous parlez. Mais j’ai eu mainte fois l’occasion de constater que les intellectuels, qui devraient, eux, avoir leur fenêtre ouverte sur la littérature anglaise puisqu’elle est la plus proche et somme toute l’une des plus vivantes, sont assez ignorants dans l’ensemble de ce qu’elle est. Ils connaissent quelques grands noms, et souvent il les connaissent précisément par le succès qu’ils ont obtenu auprès du grand public, mais ce qu’ils connaissent mal c’est, précisément, ce dont je crois nous allons parler, c’est-à-dire la figure générale de la littérature anglaise et la place que chacun des grands écrivains y occupe. »

 

11 août

11 août 1958

     Marcel Lobet, « Les revues étrangères – Terreur, ennui et liberté », Le Soir, 11 août 1958, p. 2. « Sous ce titre, Pierre Emmanuel nous parle, dans Preuves, "des avantages et des inconvénients d’être américanisés". Il reprend le thème de cet "art de manger" qui reste, en Europe, un signe de haute civilisation, tandis que l’indifférence aux nourritures constitue "l’œcuménisme de la barbarie". Évoquant des souvenirs new-yorkais, l’auteur plaide pour le grégarisme sans tyrannie, pour l’"engourdissement de la liberté dans la paresse".
     À l’esprit totalitaire qui travaille l’Europe, Pierre Emmanuel oppose la tolérance américaine : "cette gymnastique d’assouplissement des relations humaines". Si le monde tend à s’uniformiser, c’est sur le plan de la technique. L’Europe s’américanise dans la mesure où elle adopte "certaines formes de vie qui vont de pair avec l’évolution de la technique et la prospérité qu’elle entraîne". Le bonheur est égalitaire : il naîtra d’une simplification du travail, de l’accroissement du loisir.
     Pierre Emmanuel note que le goût du confort est un fait nouveau en France, où les consommateurs en sont encore au stade du désir, loin de la saturation qui prévaut en Amérique. Le danger, c’est la naissance d’un homme-chose, l’inadéquation des hommes à leurs propres instruments. »

 

12 août

12 août 1983

     « N’avouez jamais », article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1913. « On peut avoir l’esprit tout occupé de Dieu sans avoir envers lui un sentiment quelconque, alors que tout à l’heure, face au petit écran, on sera ému d’un agréable désir devant la jolie fille dans son bain mousseux. Mais si, tout à coup, Dieu me devient présent, je me sens incapable de supporter sa Présence. Tout ce que je suis, toutes mes pensées, tous mes actes, rien n’a aucune proportion concevable avec sa Réalité. »

 

13 août

13 août 1979

     « Pour une académie internationale du français », Le Figaro, p. 1, 16. « On ne peut se défendre d’un sentiment d’inquiétude avivé par la nostalgie des grandes voix qui résonnent encore au cœur, en constatant combien peu de place tiennent dans les discours politique la culture, la civilisation et les valeurs humaines dont notre pays, souvent contre lui-même et sa politique, continue d’être porteur. Pour ceux qui croient que la France n’a conscience d’être elle-même qu’en s’affirmant, ce qui semble caractériser la France d’aujourd’hui et son langage politique est l’absence d’auto-affirmation, le pur et simple langage de la prévision économique et de sa fatalité. À moyen terme, cette dévitalisation de la conscience de soi, pour un pays tel que le nôtre, causera quelque effondrement intérieur, une résignation destructive à la médiocrité : la fin de la France historique, notre réduction à la catégorie impuissante des pays d’importance moyenne. »

 

14 août

14 août 1981

     « Le mal en fait divers », France catholique, n° 1809. « Shakespeare, Dostoïevski, Rimbaud, Strindberg, Bernanos, Soljenitsyne : quelques noms en vrac parmi tant d’autres qui viennent à l’esprit de qui cherche une représentation irrécusable, définitive, de la force maligne dans l’homme, sous tous ses aspects conscients et inconscients. Que font ces artistes ? Ils vont jusqu’au bout de leur complexité propre, qu’ils explorent avec une volonté acharnée ou une compulsion inflexible, en personnifiant les puissances qui les possèdent ou dont ils s’efforcent de se libérer : puissances individuelles, mais aussi collectives, car tout grand artiste est un catalyseur des énergies de son temps. »

 

 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

          Dire je t’aime

     Dire je t’aime il le savait depuis toujours
     Est un blasphème contre l’Un inexhaustible
     Dire Je t’aime il le voulait depuis toujours
     Est adoration de l’Un irréductible

     N’aimer qu’un être dont on fait l’unique lieu
     C’est dans un temple vide asseoir l’idole vaine
     Aimer un être en y captant l’ordre des cieux
     C’est garder ce miroir non terni par l’haleine

     Ou la femme est un trou dont l’homme est le gisant
     Et leur corruption grouille jusqu’aux étoiles
     Ou l’un à l’autre ils sont ces deux miroirs vivants
     D’un immuable Amour dont seuls changent les voiles

     Mais (pensait-il) aimer sans fond serait s’ouvrir
     Comme un ciel migrateur aux amours de passage
     De leurs visages beaux pour lui à en mourir
     Il eût ressuscité en de nouveaux visages

     Ou de leur constellation il eût tiré
     Une seule hymne à la louange de l’Unique
     De l’Amour qui n’aimant jamais qu’au singulier
     Multiplie ses façons d’aimer et les imbrique

     Dans l’élan infini de la perfection
     Dont chaque amour décrit en soi la courbe entière
     Par ce don de mystique extrapolation
     Qui d’un sourire fait un arc d’or sur la terre

« Dire je t’aime », Sophia, Seuil, 1973.

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Prose

     « Dans l’ordinaire de l’existence, la parole, objectivée en langage, exprime des réalités communes mais extérieures entre elles comme à nous : le langage est leur extériorité même en figure. À certains moments de grâce au contraire, la parole est un face à face où chacun s’ouvre et se donne complètement, se présente nu et sans armes : moments où celui qui parle est parole, où chacun dit ce qu’il est, et le dit par la médiation de l’écoute, par l’attention que lui donne l’autre. Car cette parole si riche, si profonde, qui va si loin, qui est proprement consubstantielle, est intimée à qui parle par qui écoute : elle n’est possible que par leur orientation réciproque. Elle reste donc très fragile, à la merci de la peur soudaine d’être nu sous le regard d’autrui. Une manière instinctive de réagir contre cette peur est évidemment de blesser l’autre, ou de le refuser. Le contact alors s’interrompt, la consubstantialité cesse : chacun se retrouve étranger. C’est ainsi que deux êtres qui se sont aimés ‑ et souvent s’aiment encore ‑ se côtoient sans se rencontrer, dans un langage objectif, extérieur, qui a cessé d’être une parole commune. Il ne faudrait user du mot parole qu’au sens fort, et restreindre aux autres le mot de langage. Parole, c’est parole commune : recherche de soi et de l’autre, poussée vers l’absolu du sens ; effort de briser limites et refus qui s’opposent à la réciprocité intégrale.
     Cela est vrai, de manière exemplaire, du rapport de parole entre un homme et Dieu. Beaucoup, je le répète, parlent à celui-ci et l’entendent, sans savoir le nommer. N’être que refus de Dieu, c’est avoir cessé de lui parler et de vouloir l’entendre. Ce mutisme individuel est porté par la complicité contagieuse d’une civilisation entière : par un néant collectif, un dehors qui est absence visible de Dieu, un langage qui est non-parole. Au contraire, la parole bien proférée, bien entendue, qui requiert d’être attentif pour la proférer et l’entendre, nous rapporte à une réalité insondable. Le thème majeur de la poésie est sans doute ce rapport entre la parole humaine et le sans fond qui la fonde. »

« La faim essentielle », Choses dites, DDB, 1970, p. 103-104.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?

28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait « religieuse », mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot « poésie » que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

15-20 avril 2022

     La République des Pyrénées du 15 avril 2022 annonce :
     « Une pierre stèle a été installée à proximité de la maison natale du poète Pierre Emmanuel.
     Au lieu-dit « La pompe », au croisement des rues d’Ossau et Pierre de Marca, le service technique de la mairie de Gan a installé une pierre stèle sur la laquelle est gravé un vers de Pierre Emmanuel : "Vous ne pouvez empêcher l’arbre d’être libre".
     Cette pierre, datée de 1989, a initialement été érigée à Bosdarros dans un parterre où un « Arbre de la Liberté » avait été planté. Le parterre ayant été transformé en une aire de jeux pour enfants, le maire de Bosdarros, Jean-Pierre Lannes, a offert cette pierre à la ville de Gan. »

     Le journal du 20 avril précise que la pierre a été installée « Au lieu-dit "La pompe", au croisement des rues d’Ossau et Pierre de Marca. [...] Cette pierre, datée de 1989, a initialement été érigée à Bosdarros dans un parterre où un "arbre de la liberté" avait été planté. Le parterre ayant été transformé en une aire de jeux pour enfants, le maire de Bosdarros, Jean-Pierre Lannes, a offert cette pierre à la ville de Gan. » Il rappelle aussi que « Pierre Emmanuel est né à Gan en 1916, et il y a vécu une partie de sa jeunesse. La phrase inscrite sur cette pierre est tirée de "Hymne à la Liberté", paru dans La Suisse contemporaine en 1941 puis dans Jour de colère en 1942. »

     Une très belle photo accompagne les deux articles.

     On peut lire l’article ici.


7 février 2022

     Le site « Les univers du livre – Actualité » présente une Anthologie mondiale de la poésie parue aux éditions Caractères, « sous la houlette de sa directrice Nicole Gdalia, également poétesse et universitaire ». Parmi nombre de poètes est nommé Pierre Emmanuel.

     On peut lire l’article ici.


8 décembre 2021

     M. Daniel Trallero nous partage des nouvelles de Gan :
     « Le mercredi 8 décembre2021, au lieu dit « La pompe » au croisement des rues d’Ossau et Pierre de Marca, sur le petit square qui a récemment été aménagé, le Service Technique de la Mairie vient d’y installer la pierre-stèle sur laquelle est gravé un vers de Pierre Emmanuel :
     "Vous ne pouvez empêcher l’arbre d’être libre" »...

     Pour en savoir plus, voir ici.