PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Mai 2022


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 15 au 22 mai (ci-dessous).

L'extrait du mois :
    
- « Sainte de l’abîme », Sophia, Seuil, 1973, p. 169-170 ; Œuvres poétiques complètes, vol. II, L’Âge d’Homme, 2003, p. 290.
     - « L’exercice spirituel », Le monde est intérieur, Seuil, 1967, p. 291.

• François-Jean Armorin, « En parlant poésie avec Pierre Emmanuel », Le Journal, 29 octobre 1942, p. 4 (/4).

 


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

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     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

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Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel.


 La lettre de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel et le bulletin d'adhésion 2019. Merci aux généreux donateurs !



IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


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Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2022Bulletin d'adhésion 2022

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

15 mai

15 mai 1940

     Lettre à Jean Cayrol. « Jamais je n’ai senti avec autant de force que tout notre patrimoine spirituel était menacé. Notre patrimoine, c’est-à-dire nous-mêmes. Et je suis heureux de sentir en vous la même certitude qu’en moi. Mais peut-être faut-il essayer par tous les moyens de conserver sa propre position de défense : et pour nous, quelle autre que la poésie ? La pauvre grande poésie qui n’a plus droit de cité parce qu’elle est éternelle, ou plus exactement qui n’a pas besoin de revendiquer son droit de cité, puisqu’elle est avant tout intérieure, et que rien ne peut empêcher que nous soyons fondés en poésie. Aussi je vous souhaite de trouver le timbre particulier, le thème temporel de la poésie éternelle, qui convienne le mieux à ce que vous portez en vous. »

 

16 mai

16 mai 1964

     « En chemin », article de Pierre Emmanuel dans Réforme, n° 1000, p. 13. « [L]’efficacité surnaturelle de la parole est comme l’épanouissement de son efficacité naturelle, de la confiance que les cœurs simples attachent aux mots : pour parler, il faut croire. Les mots que nous employons n’ont de force que si nous adhérons essentiellement au rapport dont la parole est à la fois le moyen et le fondement. Cette croyance a des degrés, qui sont aussi des niveaux d’efficacité de la parole. Celle-ci ne saurait se parfaire qu’en s’élevant, à travers les couches de réalité qu’elle relie, des profondeurs de terre jusqu’aux hauteurs du ciel. Un tel souffle unificateur du réel manque au moins apparemment à notre monde : le langage n’y est trop souvent qu’un outil de l’intelligence objective, indifférente à l’animation spirituelle qui ferait de la présence humaine la vie intérieure de l’univers. »

 

17 mai

17 mai 1960

     Diffusion d’une émission radiophonique de la collection « Les Belles lettres ». Pierre Emmanuel et Claude Roy y sont interrogés sur « la condition poétique ». « Tout poème prend du temps. Et je dirais que notre temps a plus ou moins d’épaisseur, plus ou moins de profondeur. Il y a des poèmes qui surgissent, comme cela, que nous mettons une journée, une heure, un quart d’heure à écrire. Parce qu’ils sont là pour ainsi dire. (…) il n’y a pas besoin de les chercher. Mais il y a d’autres poèmes dont la naissance est une question de longue incubation. Certains poèmes mettent des jours, des mois à être formés ; des années parfois. Et quelquefois le résultat du poème c’est l’histoire de l’homme qui l’a écrit pendant les années qui ont précédé son élaboration. Alors à ce moment-là, il est bien certain que le travail formel doit s’identifier à un travail en profondeur du poète sur lui-même. Je crois que ce qui est intéressant dans l’activité poétique comme dans toute activité créatrice, finalement, c’est que le poète se travaille lui-même, se fait lui-même en se formulant. Et ça, ce n’est pas tellement différent de ce que fait n’importe quel autre homme qui pense. »

 

18 mai

18 mai 1984

     « Un moment de la pensée », article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1953. « Je crois que la place du poète est insignifiante ; personne ne sait qu’il existe, ou ceux qui se souviennent des vers qu’ils ont appris à l’école, des vers de Victor Hugo, ou des vers de Lamartine, sont dégoûtés de lire de la poésie pour jamais ! Je crois que l’une des raisons de cette insignifiance de la poésie, et de la difficulté d’être poète en France aujourd’hui, vient du fait que dans notre enseignement, la poésie n’a strictement aucune place, la poésie n’a pas de statut. Le monde imaginaire lui-même n’en a pas. La plupart des gens confondent la poésie avec la faculté de faire de petits vers : on fait cela à la fin des repas de noces, ou le grand-père fait un petit sonnet quand son petit-fils a le baccalauréat ; ça c’est l’activité poétique telle que la plupart des Français l’envisagent. Pour le reste, l’idée qu’il puisse y avoir un art, et un art majeur, qui s’appelle la poésie, ne vient à personne… »

 

19 mai

19 mai 1983

     Pierre Emmanuel participe à un colloque sur Fil de l’épée, du général de Gaulle, à l’École militaire. Il y est chargé d’évoquer le chapitre « Du prestige ». L’intervention est suivie de questions. L’extrait suivant est la réponse à l’une d’elles. « Le prestige chez un chef est l’ensemble indéfinissable de qualités, je dirai presque de puissances de l’âme, par lequel cette autorité s’impose. Ces mots s’éclairent par une citation de Charles de Gaulle. Je me permets de vous la rappeler : « Il en va de cette matière comme l’amour qui ne s’explique point sans l’action d’un inexprimable charme ».
     Je crois qu’ici le mot charme doit être entendu dans le sens précis d’envoûtement, de fascination, de toutes ces forces qu’éveille une personnalité qui séduit, qui sait jouer pleinement d’elle-même. Dans le livre, en effet, particulièrement au chapitre du prestige, ce caractère artiste du chef est très sensible. Il se lit bien dans le style même de de Gaulle, sa manière de concevoir le mouvement de sa pensée. Nous n’y avons pas attaché peut-être l’importance que vous soulignez maintenant, encore que nous l’avons évoqué tout au début de notre première discussion. Mais je suis convaincu que le fait d’être un grand metteur en scène, car il s’agit bien de cela, n’est pas en soi contradictoire avec la sincérité la plus grande et avec l’expression la plus profonde des sentiments essentiels. Je dirai même qu’après tout c’est l’un des privilèges de l’art que cette mise en scène de la réalité humaine en ce qu’elle a de plus profond. Il n’y a donc rien de contradictoire entre les termes tout à fait positifs que nous avons employés et l’idée que le plus grand acteur politique ou militaire se joue de ses qualités mêmes et de ses vertus pour en faire une représentation, qui met en relief la vertu propre de certains grands hommes et crée en nous la fascination, le charme dont il s’agit. »

 

20 mai

20 mai 1955

     « Le monde la tête en bas », article de Pierre Emmanuel dans Témoignage chrétien, n° 567, p. 2. « Lecteurs plaignons l’opinion publique, c’est-à-dire vous et moi qui, tous ensemble, ne sommes personne, bien que censés être caution de tout. Notre immense corps virtuel ne saurait aujourd’hui où donner de la tête, si toutefois il en avait une. (…). Il faut dire aussi que le temps nous est présenté en morceaux, par demi-colonnes à la une, avec renvoi en cinquième page, et filet étanche tout autour.
     C’est ainsi qu’une Providence mystérieuse – ou pas si mystérieuse que ça – nous parque derrière ses petits grillages pour nous retenir de nous mêler aux événements. Maternelle, elle nous évite leur bousculade, mais nous enlève ainsi l’occasion d’en rire : ou d’en pleurer. Elle nous assure un univers cohérent, et celui des petits grillages. Pourvu que celui-là tienne – et elle y veille – tout ce qui se passe au-delà peut s’offrir le luxe du plus ahurissant désordre, et nos porte-clés pour y jouer aux démiurges tout leur saoul. De temps en temps, pour nous montrer qu’ils nous aiment, ils nous jettent un surcroît de pitance, ou nous tiennent un beau discours de ménagerie, à moins qu’ils ne nous donnent pour nous amuser une gentille bombe ou un prototype flambant neuf. Comme un singe en extase en miroir, l’homme se mire aux merveilles de sa technique : tellement qu’il n’en pense plus à ses barreaux. »

 

21 mai

21 mai 1982

     « Comme un benêt », article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1849. « À regarder les Actualités chaque jour, me voici au bord du rejet : l’ubiquité du phénomène m’angoisse, son inanité aussi ; l’une ne va pas sans l’autre. « On » annonce que bientôt nous capterons dix, vingt, pourquoi pas cent ou mille ? programmes de tout l'univers. La belle affaire ! À partir de ce désordre, quel œil, quelle intelligence critique pourront encore percevoir le réel ? (…) [M]on idée simple est qu'un message adressé par quelques-uns, toujours les mêmes et dépendants d'un pouvoir, à des millions qui n'ont sur eux aucun contrôle, constitue une violation permanente de notre espace spirituel, même quand nous n'avons pas de poste ou le débranchons.
     L'instantané, le fragmentaire, le sans recul, l'incohérent, l'informe, le disproportionné, l'omis, le commenté, le maquillé, le faux, le de mauvaise foi, le (tout bêtement) prétentieux ou ignare, le bizarrement mis ensemble selon des lois qui en sont bien mais que l'entendement s'explique mal, tout cela, peut-être, ne serait rien sans le vide des têtes. Et non pas même de celles des quotidiennes Cassandre, compétentes, soucieuses ou réjouies, ou soucieuses et l'instant d'après réjouies : mais de ces têtes qui, là, pendant trois minutes, surgissent, chez vous, chez moi, pour dire quoi ? En trois minutes, que dire si, d'avance, la pensée s'empêtre dans la langue de bois des importants, des décideurs, des petits chefs qui parlent « pour » nous, selon notre âge, notre catégorie, nos besoins réels ou supposés ? »

 

22 mai

22 mai 1981

     « À l’image et à la ressemblance », article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1797. Invité par une amie à parler de poésie à sa classe de prisonnier, Pierre Emmanuel est bouleversé par la profondeur de la rencontre. « Nous avions vécu deux heures ensemble dans un monde sans morale, mais non certes sans valeur. Nous n’avions parlé que de la valeur, de l’éminente valeur de l’être : en elle, nous avions fraternisé, reconnu sans le dire, notre vrai sens. Ces jours-ci, en écoutant les orateurs de cette si médiocre campagne présidentielle abaisser toute l’ambition des Français à leurs craintes pour leurs gros sous ou leur petite monnaie, j’ai repensé à cette matinée de Fresnes. Non, la plupart des gens, des gens à cheval sur la morale, connaissent peut-être le cours des valeurs mais ne savent pas grand-chose de la valeur. Celle-ci n’a rien à faire avec les hypocrisies de la morale : elle est un reflet de la Face de Dieu, dont parfois, s’illumine la face humaine, et que je vis briller, fugitif ou non, sur le visage de ces prisonniers. »


 

 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

  

Qu’est en son fond la sainteté la chute épuisée tel un puits
Un cœur qui croule sous le sang tout au bas de l’histoire humaine
Et tant de mal et tant de mort sont réduits à cet humble tas
Ce corps femelle aux pieds du Christ cette chair où ficher la Croix.
Les yeux levés vers l’Innocent dont la face engloutit le gouffre
Ève a l’audace en Madeleine d’inverser notre poids vers lui.
En ce regard du fond du puits vers l’origine la margelle
(Toute l’espèce cannibale mort par mort débusquée par elle)
La sublime prostituée met à nu la condition.

Joie des saints, dénudation ! extatique débridement
De la source dont l’œil était l’homme avant son éboulement !
La pécheresse au fond de soi ose l’entendre qui jaillit
Par-delà tous les univers un visage s’y réfléchit
Celui d’Adam au point du jour soleil naissant du regard d’Ève.
Ils sont seuls comme au Paradis l’aube pascale entre eux se lève
Celle qui tarifiait son ventre réinvente l’amour premier
Plus que jamais pour le poète elle est nue mais transfigurée
Depuis Ève il le sait de source nulle femme n’a tant aimé.

« Sainte de l’abîme », Sophia, Seuil, 1973, p. 169-170.

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Prose

     « Je ne suis nullement, comme certains le croient, un "protestant" de l’esthétique, un contempteur de l’acte créateur. Mais il est vrai que je me suis toujours livré à la démythification, comme on dit aujourd’hui, de l’art en tant qu’exercice spirituel. Sur le plan esthétique, où tout est "vécu" si aisément en figure, ce concept fourmille d’ambiguïtés dont chacun tire avantage, soit pour déifier l’Artiste-Verbe, soit pour canoniser l’Artiste-Prêtre. Tout art est certes un exercice de l’esprit, mais en général défini et limité : un jeu souvent, une technique, un tour de main que l’intelligence diversifie ; parfois, une passion de dire une chose urgente, nécessaire ; plus rarement, une impatience contre soi, une façon de ne pas tenir en place. Jamais, ou presque, ce n’est l’exercice spirituel par excellence, l’acte fondamental de l’esprit en quête uniquement de sa source, ou qui se veut son unique source. Identifier la pratique d’un art avec cet effort vers l’absolu, ou d’être l’absolu, serait une imposture. Reste que l’activité poétique, chez le petit nombre de ceux qui ne s’y donnent qu’en vue de croître au-delà, est une avancée extrême, une tentative de briser la limite, ou pour s’emparer d’une force divine, ou pour s’y dissoudre dans l’adoration. Et c’est alors – fût-ce à des fins de contemplation pure – une tentative prométhéenne. Tentative que je prends au sérieux. »

« L’exercice spirituel », Le monde est intérieur, Seuil, 1967, p. 291.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?

28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait « religieuse », mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot « poésie » que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

15-20 avril 2022

     La République des Pyrénées du 15 avril 2022 annonce :
     « Une pierre stèle a été installée à proximité de la maison natale du poète Pierre Emmanuel.
     Au lieu-dit « La pompe », au croisement des rues d’Ossau et Pierre de Marca, le service technique de la mairie de Gan a installé une pierre stèle sur la laquelle est gravé un vers de Pierre Emmanuel : "Vous ne pouvez empêcher l’arbre d’être libre".
     Cette pierre, datée de 1989, a initialement été érigée à Bosdarros dans un parterre où un « Arbre de la Liberté » avait été planté. Le parterre ayant été transformé en une aire de jeux pour enfants, le maire de Bosdarros, Jean-Pierre Lannes, a offert cette pierre à la ville de Gan. »

     Le journal du 20 avril précise que la pierre a été installée « Au lieu-dit "La pompe", au croisement des rues d’Ossau et Pierre de Marca. [...] Cette pierre, datée de 1989, a initialement été érigée à Bosdarros dans un parterre où un "arbre de la liberté" avait été planté. Le parterre ayant été transformé en une aire de jeux pour enfants, le maire de Bosdarros, Jean-Pierre Lannes, a offert cette pierre à la ville de Gan. » Il rappelle aussi que « Pierre Emmanuel est né à Gan en 1916, et il y a vécu une partie de sa jeunesse. La phrase inscrite sur cette pierre est tirée de "Hymne à la Liberté", paru dans La Suisse contemporaine en 1941 puis dans Jour de colère en 1942. »

     Une très belle photo accompagne les deux articles.

     On peut lire l’article ici.


7 février 2022

     Le site « Les univers du livre – Actualité » présente une Anthologie mondiale de la poésie parue aux éditions Caractères, « sous la houlette de sa directrice Nicole Gdalia, également poétesse et universitaire ». Parmi nombre de poètes est nommé Pierre Emmanuel.

     On peut lire l’article ici.


8 décembre 2021

     M. Daniel Trallero nous partage des nouvelles de Gan :
     « Le mercredi 8 décembre2021, au lieu dit « La pompe » au croisement des rues d’Ossau et Pierre de Marca, sur le petit square qui a récemment été aménagé, le Service Technique de la Mairie vient d’y installer la pierre-stèle sur laquelle est gravé un vers de Pierre Emmanuel :
     "Vous ne pouvez empêcher l’arbre d’être libre" »...

     Pour en savoir plus, voir ici.


10 octobre 2021

     Le site Critiques libres publie une critique des Les solitudes habitées d’Yves La Prairie. Il rappelle que l’ouvrage s’ouvre sur « trois citations de poètes profondément chrétiens (Marie Noel, Pierre Emmanuel et – moins connu que les deux autres - Xavier Grall) ».

     On peut lire l’article ici.


Septembre 2021

     Les éditions Corlevour font paraître Le Cycle de l’Horloge, suivi de Élégies, de Jeanne Tsatsos, avec une préface de Pierre Emmanuel. Introduction de Christos Nikou, membre du centre de recherche Pierre Emmanuel.

     Pour en savoir plus…