PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Mai 2021


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 9 au 16 mai (ci-dessous).

L'extrait du mois :
    
- « Cette femme nommée Sagesse », Babel, DDB, 1951. Œuvres poétiques complètes, vol. I, L’Âge d’Homme, 2001, p. 693.
     - « La mort droguée », La vie terrestre, Seuil, 1976, p. 124.

• Regard sur... Johann Wolfgang von Goethe.

 


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

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     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

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Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel.


 La lettre de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel et le bulletin d'adhésion 2019. Merci aux généreux donateurs !



IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


• Rappel : les liens sont visibles lorsqu'on passe sur le texte.

 
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Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2019Bulletin d'adhésion 2019

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

9 mai

9 mai 1979

     « L’Europe des cultures et des langues », article de Pierre Emmanuel dans Le Figaro, p. 1, 6. « Le mot de culture est dans nos sociétés un mot magique, qui veut dire on ne sait trop quoi. Admettons qu’il signifie d’une part l’ensemble des activités de l’esprit et des créations qui en résultent, d’autre part la possibilité offerte au plus grand nombre d’y accéder ou d’y participer. Donc, en premier lieu, les arts, la science, la philosophie, la pense dans son histoire. Depuis près de trois millénaires, l’Europe est alors l’un des grands lieux — le plus grand sans doute — où s’est constituée l’idée que l’homme a de soi. D’où la question : l’Europe représentée au Parlement européen sera-t-elle l’Europe de la culture ? Quand nous connaîtrons l’ensemble des candidats à ce Parlement européen, peut-être constaterons-nous qu’à des exceptions près, la marquetterie des talents y dessine plutôt les contours de la technocratie sociale et économiste qui, depuis quelques années, s’empare partout de la vie publique et de l’administration. »

 

10 mai

10 mai 1948

     Anonyme, « Commémoration du V Day – Remise de distinctions honorifiques aux patriotes du F. I. », La Nation belge, 10 mai 1948, p. 4. « Plus de cinq cents membres des Milices patriotiques et de l’Armée belge des partisans ont été décorés au cours d’une cérémonie organisée dimanche après-midi par le Front de l’Indépendance, à l’occasion de la commémoration du Jour V.
     […] Après la « Bracançonne », M. Demany, secrétaire général du F. I., tira la signification de la journée et remercia les personnalités présentes. À sa demande, une minute de silence fut observée à la mémoire des morts. […]
     La chorale des Jeunesses populaires de Bruxelles-Ville interpréta le « Chant des Marais », puis M. Gerlo prononça, lui aussi, une allocution. Il fut suivi derrière le micro par M. Moisse, qui interpréta un poème de Pierre Emmanuel : “Octobre” ».

 

11 mai

11 mai 1974

     « La croissance ou la mort ? », article de Pierre Emmanuel dans Le Figaro, p. 1, 30. « Durant la première partie de la campagne, grand fut le vide des idées. À la fin, chacun des grands candidats se contentait de brader les promesses. Aucune vue d’ensemble du destin national, même si, pressés de questions, ils entraient dans le détail des mesures pratiques. Chaque catégorie de demandeurs recevait d’avance une part du mythique gâteau. Dans quelques jours, il y aura trop d’appétits ; mais au lieu de gâteau, la brusque remise à nu d’une crise de l’énergie qui deviendra très vite une crise de société. »

 

12 mai

12 mai 1964

     « Du logos au verbe : la tragédie de l’âme », intervention au Congrès de la Fondation européenne de la Culture, Athènes, 12-18 mai 1964, in Le monde est intérieur, p. 233-251. « Que sauverons-nous de la tentation de la table rase ? Ce que nous sauverons – qui nous sauvera – ne peut être qu’universel et simple. Le barbare que je suis aime parfois être submergé par l’océan de notre humanité anonyme, dont la mémoire s’est comme retirée en des rêves que nous n’avons plus l’art d’évoquer : humanité non point stupide, mais engourdie dans une torpeur qui est peut-être une gestation, et que secouent des pulsions redoutables. Aux moments où nous devenons foule, nous ne sentons qu’avec plus de force et le fragile privilège, et la constante responsabilité de l’esprit. L’idée que nous pourrions nous constituer en une petite élite conservatrice des belles formes et des nobles pensées, qui sauverait l’esprit humain, protégeant l’homme de l’homme, ne nous paraît pas seulement une dérision, mais un blasphème tant à l’égard de l’esprit que de l’humanité qui en est privée. Non moins dérisoire et blasphématoire l’idée que nous devrions, pour partager totalement le sort commun, consentir, et même travailler, à l’effacement de valeurs découvertes une fois pour toutes et dont la forme seule a besoin d’être renouvelée. »

 

13 mai

13 mai 1948

     « La guerre d’Hitler continue donc. Injustice au pays de Salon », article de Pierre Emmanuel dans Les Lettres françaises, n° 208, p. 1, 4. « On fusille en série sous le ciel grec, en invoquant le prétexte de l’ordre. Le récent attentat contre le ministre de la justice a déterminé le gouvernement d’Athènes à produire des effets massifs de terreur : politique d’efficacité discutable, où qu’elle soit pratiquée – peut-être en Grèce plus qu’ailleurs – car la configuration du pays rend illusoires ces “nettoyages” grâce auxquels le gouvernement prétend faire régner l’ordre par la mort. Si exsangue que l’on feigne de croire l’adversaire, il trouvera du sang nouveau pour la régénérer ; et si traqué, un coin de terre où se maintenir inexpugnable. La haine s’accroche au sol, en épouse les aspérités, se donne si constamment l’avantage de l’embûche que les maîtres apparents du pays se sentent isolés et tremblent au cœur même de leurs garnisons. »

 

14 mai

14 mai 1971

     Enregistrement d’une émission radiophonique de la collection « Salle de rédaction » de France culture. « Guy Dumur : Il y a une question que je brûle de poser à Pierre Emmanuel, qui intéressera peut-être nos auditeurs quoiqu’elle soit peut-être un peu indiscrète, j’aurais voulu savoir pourquoi lui, poète, écrivain, tout d’un coup a accepté de faire ce travail, tout de même, énorme, semé d’embûches, d’écueils, et j’aurais voulu savoir pourquoi.
     François-Régis Bastide : Ne serait-ce que pour l’en remercier.
     Guy Dumur : Oui, ne serait-ce que pour l’en remercier, absolument.
     […] PE : En fait je pense que d’une part cela m’a donné l’occasion de sortir de moi-même et de me trouver en face de questions réelles, dont j’ai discuté avec des hommes très différents de moi, différents de moi souvent par leur orientation idéologique, la plupart du temps par leurs activités propres et il n’est rien de meilleur que de tels contacts pour un homme dont toute la vie de créateur est nécessairement quelque peu involutive. C’est pour la même raison d’ailleurs que j’ai accepté – et je m’en félicite – de diriger la Commission de réforme de l’enseignement du français, commission qui a d’ailleurs quelque chose à faire avec les questions culturelles dont nous débattons maintenant. »

 

15 mai

15 mai 1940

     Lettre à Jean Cayrol. « Jamais je n’ai senti avec autant de force que tout notre patrimoine spirituel était menacé. Notre patrimoine, c’est-à-dire nous-mêmes. Et je suis heureux de sentir en vous la même certitude qu’en moi. Mais peut-être faut-il essayer par tous les moyens de conserver sa propre position de défense : et pour nous, quelle autre que la poésie ? La pauvre grande poésie qui n’a plus droit de cité parce qu’elle est éternelle, ou plus exactement qui n’a pas besoin de revendiquer son droit de cité, puisqu’elle est avant tout intérieure, et que rien ne peut empêcher que nous soyons fondés en poésie. Aussi je vous souhaite de trouver le timbre particulier, le thème temporel de la poésie éternelle, qui convienne le mieux à ce que vous portez en vous. »

 

16 mai

16 mai 1960

     Enregistrement d’une émission radiophonique de la collection « Les belles lettres ». Pierre Emmanuel s’y entretient avec Claude Roy sur la condition poétique. « [Il y a des poèmes qui] sont là, qu’il n’y a pas besoin de les chercher. Mais il y a d’autres poèmes dont la naissance est une question de longue incubation. Certains poèmes mettent des jours, des mois à être formés ; des années parfois. Et quelquefois le résultat du poème c’est l’histoire de l’homme qui l’a écrit pendant les années qui ont précédé son élaboration. Alors à ce moment-là, il est bien certain que le travail formel doit s’identifier à un travail en profondeur du poète sur lui-même. Je crois que ce qui est intéressant dans l’activité poétique comme dans toute activité créatrice, finalement, c’est que le poète se travaille lui-même, se fait lui-même en se formulant. Et ça, ça n’est pas tellement différent de ce que fait n’importe quel autre homme qui pense. »

 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

  

Jouis de la femme de ta jeunesse, de la sagesse qui vient s’asseoir sur le seuil
Avant que tu n’ouvres la porte pour te mettre en chemin vers elle.

Elle est venue avec la rosée, elle est encore vêtue de nuit.
Tu la prendrais pour une mendiante, n’étaient ses mains qui te tendent l’aurore.
Tu la prendrais pour une passante, sans ce regard qui sait tout de toi.
Tu la prendrais pour une étrangère, n’était le sourire familier retenu,
Comme un halo de connivence, une buée de souffle réchauffant
Les lointains du monde inconnu qui n’attendaient que la double haleine
Pour devenir l’orée du matin, la lisière proche, le ciel
– Cette clairière au milieu de tout, cet espace intérieur où toute chose
Partage la certitude commune, persévère en commune identité.

« Cette femme nommée Sagesse », Babel, DDB, 1951.


 

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Prose

     « La drogue suprême de ce siècle qui n’en finit pas, c’est l’air du temps, qui entretient la narcose contre l’être. On dort sa vie en n’y étant jamais présent : la routine pour les uns, l’accélération pour les autres, le spectacle et les somnifères pour tous, voilà ce qui maintient si sûrement hors de soi que la voie vers le dedans est oubliée. La narcose contre l’être est même le seul bien qui se subordonne les autres et en détermine la hiérarchie : seule valeur de ce temps sans valeur, sa finalité n’est pas l’être mais l’évanouissement sempiternel de l’existence en attendant son évanouissement final. En d’autres mots, cette narcose a pour fin dernière d’escamoter la mort, d’ôter à l’existant sa propre mort qui fait seule de lui un être. Ainsi se perpètre un génocide métaphysique où sont réunies toutes les conditions des génocides physiques ultérieurs.
     La situation est d’autant plus angoissante pour ceux qui croient encore à la vie personnelle qu’il leur devient plus difficile de la mener jusqu’au bout, librement, face au grand secret en vue duquel cette vie doit s’accomplir. La prétention scientiste se fait particulièrement hautaine devant ces demeurés de l’esprit, qu’aucune législation ne défend de l’expropriation finale. »

« La mort droguée », La vie terrestre, Seuil, 1976.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?

28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait « religieuse », mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot « poésie » que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

29 avril 2021

     Un article d’Hafid Adnanisur Jean Amrouche rappelle ses grands entretiens avec penseurs et poètes, dont Pierre Emmanuel.

     On peut le lire ici.


Mars 2021

     Mme Odette David, poète, a donné très généreusement à l’Association les lettres que Pierre Emmanuel lui avait écrites lorsqu’elle lui demandait conseil pour son écriture et l’ensemble des œuvres du poète qu’elle possédait.


12 mars 2021

     Dans un article du journal La Croix, Sœur Dominique, de l’Abbaye Notre-Dame de Maumont, qui correspondit avec Pierre Emmanuel à la fin de sa vie, cite quelques vers de La Colombe :
« Ne comprenez-vous pas l'imminence de l'homme ?
êtes-vous tellement endurcis par la peur ?
(...)
Ah, si j'avais les ailes de la Colombe ! »

     On peut consulter l’article ici.


25 février 2021

     Le poète Philippe  Jaccottet est mort à l’âge de 95 ans. En son honneur, voici ce qu’il écrivait le 26 avril 1958 dans La Gazette de Lausanne (p. 14), rappelant sa première rencontre de Pierre Emmanuel :
     « Je me souviens encore très bien de ce jour de la dernière guerre (en 42 ou en 43) où Pierre Emmanuel était venu parler de la poésie française à l’Université de Lausanne, devant un auditoire comble et passionnément attentif : la guerre avait réveillé les sentiments nobles (en même temps qu’elle libérait les pires instincts), toutes sortes de poèmes, que nous ne pouvons plus lire aujourd’hui, nous touchaient pour d’évidentes raisons. Pierre Emmanuel avait lu de lui, je ne l’ai pas oublié non plus, un vaste poème intitulé "Ah ! si j’avais les ailes de la colombe !", et dans ce grand ruissellement d’images et de rêve, nous nous étions baignés avec émotion. Puis, de ce poète qu’on avait porté aux nues, on ne parla presque plus ; Pierre Emmanuel dut souffrir de ce retour à l’obscurité, de cette chute de tension, mais son nouveau recueil, Versant de l’âge (Éditions du Seuil), prouve qu’il n’a pas abdiqué, qu’il a changé, donc qu’il est demeuré vivant. »


9 février 2021

     Chroniques d’architectures s’intéresse aux ministres de la Culture. Il rappelle à cette occasion la « querelle » entre Maurice Druon et Pierre Emmanuel « enterre une avancée de la Nouvelle société et provoque la démission du Conseil du développement culturel créé en 1971. »

     On peut lire l’article ici.


26 janvier 2021

     Mme Claude Lafont présente une conférence sur Dieulefit durant la dernière guerre. Elle y évoque l’histoire qui amena à l’accueil des réfugiés et parmi eux Pierre Emmanuel.


17 décembre 2020

     Un blog du journal La Croix signale la parution d’un livre de Philippe François : Anthologie protestante de la poésie française, qui comprend, entre autres, des textes de Pierre Emmanuel.

     On peut lire l’article ici.


5 décembre 2020

     Le site Vaticannews présente une interview de Gilles Baudry : « La poésie, «chant de l’être» à transcrire selon la musique des mots ». Ce dernier y rappelle Pierre Emmanuel en ces termes :
     « Notre soif, notre faim - de Dieu, ou indirecte. La grande question de Pierre Emmanuel [poète français du 20e siècle ndlr], qui le hantait à la fin de sa vie, était: «qu’est-ce qui peut bien donner faim de Dieu aux hommes ?».

     On peut lire l’article ici.


26 novembre 2020

     Centenaire Jean Starobinski (1920–2020) : Exposition virtuelle
     La Bibliothèque nationale suisse propose une très riche exposition virtuelle sur Jean Starobinski en l’honneur du centenaire de sa naissance. Elle comporte entre autres deux lettres de Pierre Emmanuel, circonstanciées, et une lettre de Jean Starobinski à François Lachenal qui évoque les envois faits pour un anniversaire de Pierre Emmanuel.

     On peut voir ici son vernissage virtuel et regarder l’exposition.


 

Octobre-décembre 2020

     Anne-Sophie Constant publie un article sur Pierre Emmanuel : « Vaincu, vainqueur voleur du Souffle et custode du Vent. », dans le numéro 155 de Transversalités. Poésie et transcendance, Octobre-décembre 2020.


21 octobre 2020

     Le site Art côte d’Azur présente l’exposition « Sosno squatte l’Amérique » et rappelle que le premier livre de l’artiste, Sacha Sosnowski, fut préfacé par Pierre Emmanuel et le professeur Wolff, prix Nobel.

     On peut lire l’article ici.


18 octobre 2020

     Luc de Goustine rappelle un souvenir le liant à la fois à Michaël Lonsdale et Pierre Emmanuel sur le site Mauvaise nouvelle, dans un article intitulé « Michaël Lonsdale, confidence posthume… »

     On peut le lire ici.


5 octobre 2020

     À l’occasion de la mort de Claude Vigée, poète et grand ami de Pierre Emmanuel, décédé le 2 octobre 2020, 

     - Michaël de Saint-Chéron rappelle leurs liens dans un article paru sur L’obs : « Claude Vigée est mort à 99 ans, c’était un grand poète qui savait « danser sur l’abîme ».
     On peut le lire ici.

     - Anne Mounic rend hommage au poète dans la revue Temporel au nom de l'Association des Amis de l'œuvre de Claude Vigée. Elle y mentionne elle aussi les liens qui l'unissaient à Pierre Emmanuel.
     On peut lire l'article ici.

      - évoque à son tour les deux poètes dans un article paru le 08 octobre 2020 dans Le Monde.
     On peut le lire ici.




     Plusieurs pages du site rappellent l'amitié et l'estime qui unissaient les deux poètes. Pour les consulter, taper "Vigée" dans le moteur de recherche en haut de la page.

On trouvera ici, exceptionnellement, en hommage à Claude Vigée, le récit de leur première rencontre, telle qu'il la racontait dans La Faille du regard en 1987.

 


3 octobre 2020

     Sur Radio-Prague international, Jan Zatloukal présente son livre : L’exil de Jan Čep, écrivain tchèque exilé à Paris en 1948 et son amitié avec Pierre Emmanuel, qui l’incita à écrire son autobiographie : Ma sœur l’angoisse.

     On peut lire l’interview ici.


23 septembre 2020

     La revue La Nef publie un article de Marie-Hélène Verdier : « Le combat avec l’ange – L’actualité de Pierre Emmanuel ».

     On peut le lire ici.