PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Février 2024


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 18 au 25 février (ci-dessous).

L'extrait du mois :
    
L’Autre, 11, Seuil, 1980 ; Œuvres complètes, vol. II, L’Âge d’Homme, 2003, p. 916.
     - Qui est cet homme ou le Singulier universel, chapitre IX, LUF Egloff, Paris, 1947, p. 323-324 ; Il est grand temps... Autobiographies, L'Âge d'Homme, 2014, p. 214-215.

• « The power of the poet », The Atlantic, n° 187, janvier 1951, p. 74-77.

 

 


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

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     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

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Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel.


 La lettre de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel et le bulletin d'adhésion 2019. Merci aux généreux donateurs !



IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


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Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2022Bulletin d'adhésion 2022

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

18 février

18 février 1961

     Gilles, Hénault, « Le crépuscule de la poésie est un crépuscule du matin », Le Devoir, Montréal, p. 9. « Il n’est pas nécessaire de présenter Pierre Emmanuel. Poète, essayiste, professeur, conférencier, il a également le mérite peu commun de bien connaître la production littéraire du Canada français et de s’y intéresser.
     Il a fait de multiples voyages au Canada, et cette année, il était invité comme conférencier par la Fondation Dunning de l’université Queen’s. Cette fondation invite chaque année des personnalités étrangères à prononcer des conférences sur le thème de la défense de la personnalité humaine. »

 

19 février

19 février 1948
     René Lalou, « Qui est cet homme ?, par Pierre Emmanuel », Les Nouvelles littéraires, n° 1068, p. 3. « [V]oici que soudain le musicien des larges cadences de Sodome et des plus denses cristallisations des Cantos livre au public les trois cent cinquante pages, fiévreuses et poignantes, d’un examen de conscience.
     Que lui-même s’excuse, et d’abord s’étonne, qu’un pareil ouvrage ait pris la forme d’une autobiographie, les critiques l’admettront sans peine. La première, la plus humble, de nos démarches est de comprendre, d’accepter qu’un écrivain de cette ère tourmentée éprouve, à trente ans, le même besoin de “faire le point” qu’un Chateaubriand ne ressentit qu’au seuil de la vieillesse. C’est la loyauté de Pierre Emmanuel, son désir de totale franchise qui lui inspirent les confidences de Qui est cet homme ?. Car il ne se résigne point à ce que son destin se déroule sur deux plans différents : “Mon œuvre n’est rien, écrit-il d’emblée, si je ne la signe de ma vie”. »

 

20 février

20 février 1954

     Rediffusion de la septième émission de la série « Soirées avec Saint-John Perse », « Des idées et des hommes ». Jean Amrouche s’entretient avec Pierre Emmanuel sur Vents. « il faut prendre parti, très exactement, et il faut être de ceux qui poussent à la roue de ce désastre. Car ces vents, ces grandes forces secouent violemment tout ce qui est prêt de tomber, tout ce qui tient encore apparemment mais qui en réalité tombe en ruines et ces grandes forces s’allient aux hommes qui ne sont pas les hommes de la tradition mais qui sont les hommes de la perturbation, les hommes sans naissance, « les cadets sans majorats, les filles de licence et les filles d’église etc. »et ce qui est curieux c’est que parmi ces hommes, le poète lui-même est compté. Car les forces du vent s’attachent aux pas du pâtre, c’est-à-dire de celui, si je ne me trompe, qui conduit les pas des autres hommes, aux pas du pâtre du poète. »

 

21 février

21 février 1970

     « Comment j’ai écrit ce Jacob », propos recueillis par Jean-Hugues Malineau, Le Devoir, Montréal. « Je pars toujours d’un thème que j’explore aussi loin que je puis. / Dans l’histoire de Jacob, l’essentiel est son combat dans la nuit, cet affrontement avec un Autre auquel l’homme ne peut pas donner de nom mais qui donne son nom à l’homme. / Jacob me fournissait bien d’autres thèmes : par son rêve, celui de l’échelle, par ses rapports avec les siens, celui du Père (Isaac), celui de la Femme (Rebecca, Rachel, Léa). J’ai été frappé par l’importance de l’élément féminin dans le destin du Patriarche. / C’est pourquoi l’on peut trouver entre les images féminines de Jacob et celles de Tombeau d’Orphée des ressemblances : la mère, l’amante, la médiatrice vers la Nature, l’être qui se pose en rivale de Dieu ou qui est au contraire la troisième personne du dialogue avec Dieu. »

 

22 février

22 février 1946

     « Les champions de la pureté », Les Lettres françaises, n° 96, p. 1, 4. « On me dit que la littérature “de résistance” n’a plus de raison d’être puisque l’ennemi qu’elle visait n’existe plus. (…) Que la guerre soit finie, rien n’est moins sûr. J’admets que son processus apparent est arrêté, que la machinerie matérielle qui la porte jusqu’aux limites de l’univers est, pour l’instant, hors d’état de nuire. Mais cette guerre est une guerre spirituelle, où l’ennemi s’est servi des armes de l’esprit, en les prostituant à sa cause. Cette guerre s’est faite contre l’esprit, avec une science de la dégradation, de la désintégration intérieures dont il n’est point d’exemple dans l’histoire.
     Ceci suffirait à nous maintenir en éveil : l’ennemi avait des intelligences dans la place, jusque dans chacun de nous. Il comptait sur elles davantage peut-être que sur ses armées. Même mort, il sait qu’il peut compter sur ces intelligences ; la mentalité primitive qu’il a de nouveau déchaînée sur le monde est latente au cœur de tout homme, et pire encore : dans toute collectivité. Les séquelles du nazisme sont bien loin d’être résorbées ; je n’en veux pour preuve que la recrudescence de l’antisémitisme, dont on verra bientôt, pour peu que l’opinion continue d’y demeurer indifférente, que ce n’est plus l’antisémitisme nationaliste (et, si l’on veut, mesuré) des vieilles couches antidreyfusardes, mais l’antisémitisme racial le plus virulent. »

 

23 février

23 février 1968

     C[harles] de Y[dewalle], « Aux grandes conférences catholiques - Le scandale de la mort », Le Soir, 23 février 1968, p. 7. « Nous eûmes, mercredi soir, dans la grande salle du palais des Beaux-Arts, une triple conférence sur un sujet peu joyeux : la mort. Heureusement les trois conférenciers eurent le talent de conclure par une apologie de l’amour.
     […] Au docteur Chauchard succéda Pierre Emmanuel, poète et écrivain catholique, qui débuta en rappelant que celui qui parle de la mort doit avoir la sienne présente à l’esprit. Pour lui, on se trouve face au néant ou bien devant Dieu, et les élégances de l’éloquence sacrée de naguère sont à cet égard bien passées de mode. La mort intervient avec une discrétion particulière dans l’anonymat de nos grandes villes. Tous, néanmoins, nous avons peur du combat de l’agonie et l’orateur rappelle opportunément que le cardinal Veuillot, récemment décédé, avait demandé des prières à tous ses fidèles pour le soutenir dans ce combat alors que lui-même, se voyant mourir, se souvenait de Dieu. Pierre Emmanuel recommande le viatique d’éternité qui s’appelle la prière. Et il faut que notre ”moi“ disparaisse devant Dieu : Si l’on a peur, voici le consolateur. Et nous entendîmes ainsi un appel réconfortant à l’amour comme remède suprême. »

 

24 février

24 février 1975

     Daniel Oster, « À la recherche du moi perdu », Les Nouvelles littéraires, n° 2474, p. 4. « l serait dommage que les quatre-vingt-dix premières pages de la Révolution parallèle, qui constituent le “rapport Emmanuel” sur l’Éducation, pour excellentes qu’elles soient, masquent l’ensemble du projet, qui est délibérément utopique, au même titre que l’Abbaye de Thélème ou l’Émile. Il serait dommage que les fonctions officielles qu’a pu exercer ou qu’exerce l’auteur, tout comme son appartenance à l’Académie française, brouille une écoute attentive de son discours. Mais ce ne serait là que conformisme de gauche et chacun sait que l’intelligentsia dit ce qu’elle pense sans aucun souci de ménager l’avenir. Il serait dommage que ce livre ne soit pas lu dans les collèges et lycées, dans la mesure où on peut effectivement y retrouver la plupart des thèmes de réflexion proposés aux “non-littéraires”, aux “techniques”, et qui par ailleurs les hantent. Il serait dommage enfin qu’on n’aperçoive pas le lien entre cet ouvrage de prose âpre et claire et l’œuvre entière d’un écrivain pour qui le poétique, c’est le réel. »

 

25 février

25 février 1982

     Réflexion sur la culture, conférence de Pierre Emmanuel à la fraternité des compagnons Edmond Michelet. « [S]i vous avez le goût de la peinture, vous savez que la peinture émerge. Vous ne la voyez pas du premier coup. Mais lentement votre œil la refait, ou la recrée, d’elle-même. Votre vision se recrée en elle, ou la musique fait la même chose. Et cela est essentiel. Si l’on oublie cela, il n’y a pas de culture véritable. Il y a simplement contact superficiel avec des œuvres, passage. Passage, comme tout est passage dans ce monde. À partir du moment où l’esprit se rend compte de la difficulté inhérente à la chose profonde, et de l’effort nécessaire pour la saisir, de l’accoutumance du charme, de l’enchantement, mais aussi de l’effort, alors commence cet acte d’appréhension de l’œuvre qui est en même temps, acte d’appréhension de soi. Acte d’appréhension de soi, car ce qui est appris dans l’œuvre c’est nous-même, et notre vision de celle-ci, et cela est particulièrement vrai de la poésie qui n’existe véritablement que quand elle se charge de ce qu’il y a de plus profond en nous. Ne confondez pas l’image visuelle et l’image poétique, elles n’ont rien à faire l’une avec l’autre. L’image visuelle est là. L’image de la vidéo ou du cinéma est là. Elle est là presque toujours une fois pour toutes et rarement avec des profondeurs. L’image poétique, elle, est intraduisible par un dessin quelconque. Elle est seulement possible à appréhender d’une manière métaphorique ou symbolique. C’est tout. C’est-à-dire en faisant appel à quelque chose d’autre en nous. »


 

 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

 

     L’Être est le seul. Sa preuve par le vide
     Est d’être tellement inexistant
     Que le plus haut de son poignant délice
     Soit cette mort que hâtent les amants :
     Trop prolonger leur hystérie sacrée
     Serait tenter l’attelage dément
     Prêt à tirer leur âme aux quatre vents.
     Il leur faut donc mourir faute d’être capables
     De l’écartèlement à tout rompre qui seul
     Eût fait de leur plaisir cet incommensurable
     Effort de se distendre autant que l’univers
     Inexistant hors de son centre inconcevable.

L’Autre, 11, Seuil, octobre 1980.

__________________

Prose

     Dans la somme spirituelle du mal et du bien, qui forme l’inconscient de l’homme, la portée d’un acte moral n’est brisée par aucune inertie  : mais mis à part certains cas extrêmes, certains miracles de l’énergie intérieure (Geneviève arrêtant Attila), cette portée n’est jamais, ne peut être , que médiate ; l’acte moral innerve de proche en proche la sensibilité personnelle et collective, il se combine avec d’autres, s’articule en des structures, et tout au bout de cette lente métamorphose dans l’espace et le temps, son effet passe inaperçu.
     Par l’interaction, la réciprocité des consciences, une catharsis collective s’opère, dont notre monde tourné vers l’extérieur semble avoir perdu l’idée. Inattentifs à cette solidarité spirituelle, nous n’y sommes pas moins soumis : en nous séparant du destin d’autrui, en n’ayant d’autre loi que l’apparence, nous provoquons une réponse organique, universellement valable, et dont le contre coup ne nous reviendra qu’après un long chemin autour de nous et en nous. Au contraire, quand la conscience blessée, descendant au profond de son angoisse, entreprend de nettoyer sa blessure et d’en refaire les chairs, elle n’est pas seule dans ce travail patient, cruel, où chaque pression de l’esprit éveille à l’infini l’onde amère de la souffrance. Elle accomplit ce travail pour tous, elle converge, avec d’autres âmes qui s’ignorent et sont pourtant toutes proches, dans le royaume invisible de l’esprit.

Qui est cet homme ou le Singulier universel, chapitre IX, LUF Egloff, Paris, 1947, p. 323-324.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?

28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait "religieuse", mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot "poésie" que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

16-17 janvier 2024

     Dans le cadre des Nuits de France-Culture, la radio retransmet « Le poème et son image : Jean Grosjean », avec Pierre Emmanuel.


26 décembre 2023

     Le site Fabula publie le 26 décembre 2023 un article de Marc Escola présentant Baroque et poésie moderne (revue Œuvres & critiques). Il y rappelle l’édition par Pierre Emmanuel des Tragiques d’Agrippa d’Aubigné.

     On peut le lire ici.


12 novembre 2023

     Les archives Sonuma présentent « Pierre Emmanuel ou la réconciliation », reportage réalisé en 1979. A l'occasion de la biennale de la poésie de Knokke-le-Zoute, Jean-Marie Mersch a pu s'entretenir avec le poète catholique Pierre Emmanuel.
     L’émission est visible en Belgique jusqu’au 18 novembre.

     Pour en savoir plus…


8 septembre 2023

     Le Point annonce la mort du journaliste et éditorialiste Jacques Julliard et rappelle : « Membre du comité de rédaction de la revue Esprit et proche de ses grandes plumes, parmi lesquelles Jean-Marie Domenach, Pierre Emmanuel et Paul Ricœur, il défendait le droit des peuples à l'autodétermination. »

     Lire l’article ici.


5 juin 2023

     Le magazine Diacritik publie un article de Mireille Calle-Gruber : « Le Scénario de la Route des Flandres de Claude Simon est un grand œuvre romanesque – le roman du film ». L’auteur y rappelle le rôle que Pierre Emmanuel joua en tant que président de l’INA, en 1976, pour essayer de permettre la parution du film.

     On peut lire l’article ici.


3 juin 2023

     Causeur présente un nouveau livre de Marie-Hélène Verdier : Saisons. L’article rappelle que Pierre Emmanuel préfaça sa première œuvre.

     On peut lire l’article ici.


16 mars

     Présentant La Blessure et la grâce, de Gabriel Ringlet, La Croix signale qu’il y convoque divers poètes, dont Pierre Emmanuel (p. 25).

     On peut lire l’article ici.


4 mars

     France-Culture présente « Dieulefit, silence et désobéissance », 1re partie. La présentatrice rappelle les propos de Pierre Emmanuel dans Qui est cet homme, chap. IX : « À Dieulefit, nul n’est étranger… ». L’émission rappelle l’œuvre de Jeanne Barnier, Madeleine Soubeyran et tant d’autres qui permirent de sauver les juifs réfugiés dans le village.

     On peut l’écouter ici.


2 janvier 2023

     La règle du jeu publie sur son site un article de Michaël de Saint-Chéron : « Krzysztof Pomian, fascinant historien des musées du monde », dans lequel il reprend une expression de Pierre Emmanuel à propos de Hölderlin.

On peut lire l’article ici.