PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Mars 2021


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 28 février au 7 mars (ci-dessous).

L'extrait du mois :
    
- « La colombe », Curieux, Suisse, 7e année, n° 24, 12 juin 1942, p. 5, publié ensuite en fascicule : La Colombe, Egloff / L.U.F., Fribourg, 24 décembre 1942. Préface de P. J. Jouve. Repris dans La liberté guide nos pas, Éditions Pierre Seghers, coll. Poésie 45, 1945. Œuvres poétiques complètes, vol. I, L’Âge d’Homme, 2001, p. 424-425.
     - « Culture et religion », in Dictionnaire des religions, s. dir. Paul Poupard, P.U.F., 1984, p. 359-362.

• Regard sur... Robert Browning.

 


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

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     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

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Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel.


 La lettre de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel et le bulletin d'adhésion 2019. Merci aux généreux donateurs !



IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


• Rappel : les liens sont visibles lorsqu'on passe sur le texte.
               Pierre Emmanuel a sa page facebook (ici).

 
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Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2019Bulletin d'adhésion 2019

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

28 février

28 février 1979

     « Le président de l’INA estime que l’audio-visuel deviendra l’affaire de tous. Un droit de regard sur l’image », Le Figaro, p. 32. « L’audiovisuel a de quoi inquiéter. Au monde réel, il superpose des mondes d’images qui lui font écran, images créées par quelques-uns pour agir sur des dizaines, voire des centaines de millions d’êtres. L’idée qu’un État puisse être un histrion universel fournissant, moyennant une redevance modique, vingt-cinq heures ou plus de distraction quotidienne à ses citoyens a quelque chose de swiftien. Non moins absurde le préjugé inviscéré dans nos mœurs, selon lequel la télévision dont nous avons l’habitude a trouvé sa forme éternelle : rien de plus conservateur qu’un téléspectateur. »

 

1 mars

1 mars 1959

     Pierre Emmanuel participe à un débat sur la possibilité d’un rapprochement des poètes de tous les pays dans un avenir proche (14’15). L’émission, radiophonique, est enregistrée le 1 mars 1959 dans le cadre des « Soirées de Paris », « Poésie sans frontière ». « [C]e sont les hommes qui se rapprochent, parce que la terre est plus petite, parce que les frontières sont sinon plus fictives du moins moins réelles, et également parce que le sort du monde entier devient commun. Par suite il est tout à fait naturel que parmi les grands thèmes universels de la poésie, le thème qui a trait à l’homme, à sa place dans l’univers, à la réalité du monde humain, devienne prédominant. Et je crois que c’est pour cette raison en particulier que l’on voit se dessiner, parmi les grandes littératures universelles, cette image de la précarité humaine dans un monde menacé qui, je crois, est l’une des caractéristiques de la poésie actuelle. »

 

2 mars

2 mars 1981

     « Comment écrire les discours de Leonid Brejnev », article de Pierre Emmanuel dans Le Figaro, p. 2. « C’est une grande satisfaction pour l’humoriste de voir hommes politiques et commentateurs aussi fidèles à eux-mêmes, comme d’ailleurs les dirigeants soviétiques de congrès en congrès du parti. Le sérieux avec lequel on analyse à l’Ouest le contenant et le contenu de leurs déclarations n’a d’égal que leur monotonie imperturbable dont le rituel est fixé mot pour mot. Laissons donc les kremlinologues — il faut bien que tout le monde vive — se prouver une fois de plus leur compétence, et demandons-nous comment nous ferions, seuls ou en équipe, si nous avions à rédiger le discours de M. Brejnev.
     Réponse : nous nous procurerions une méthode Assimil pour nous initier à la “langue de bois” parlée par tout bon cadre communiste. Il commence d’en exister d’assez bonnes chez nos éditeurs. »

 

3 mars

3 mars 1954

     Anonyme, « L’ouvrier de la onzième heure, par Pierre Emmanuel », Journal de Genève, 3 mars 1954, p. 7. « Le poète catholique Pierre Emmanuel, dont l’œuvre prit son essor dans ce renouveau poétique né de la Résistance, qui devait si vite se disperser et dépérir, poursuit ici l’examen de conscience dont Qui est cet homme reste le témoignage attachant. Il y explorait cette « vie intérieure » qui demeure la source de toute vraie poésie. Aujourd’hui il examine, sans tendresse, son action – ou plutôt son inaction – sur le plan politique depuis 1936. C’est là le livre de l’hésitation, de la solitude et de la peur. […] Une immense tristesse s’y exprime, celle du rêveur que la réalité a blessé et qui se trouve finalement rejeté dans l’incertitude et l’impuissance. […] Mais Emmanuel est trop sévère pour lui-même, trop conscient pour qu’on s’arroge le droit de le juger. Et, par ailleurs, l’angoisse qu’il décrit n’est-elle pas partagée par bien des hommes, ses frères ? »

 

4 mars

4 mars 1983

     Luc Estang, « Pierre Emmanuel et la difficulté de la grâce », Le Figaro, p. 25. « Pour variés qu’en soient les thèmes – trente-cinq ans de journalisme ont appris à M. Pierre Emmanuel à tirer argument de tout ce que lui offre le quotidien – ces cinquante chroniques marquent aussi bien leur unité. Nous sommes conviés profitablement à réfléchir à froid sur une très riche matière, traitée à chaud, qui n’omet rien – fût-ce, dérisoirement, parmi “quelques faits de moindre importance”, le “transfert” de Platini ! – de ce que nous avons vécu cette année de grâce.

 

5 mars

5 mars 1974

     « Du socialisme à la liberté », article de Pierre Emmanuel dans Le Figaro, p. 1, 7. « Socialisme : ce mot recouvre un mythe. Dans le manichéisme politique de gauche, il s’oppose à capitalisme comme Ormuzd, dieu de la lumière, à Ahriman, dieu du mal. Ce qui, dans la pensée de ses fidèles, ne l’empêche nullement d’être scientifique. La science est la mythologie suprême, garante des mythes qui font l’homme d’aujourd’hui.
     Quelle libération ce serait de sortir de l’histoire mythique ! Mais peut-être n’y en a-t-il pas d’autre : peut-être les grands changements dans l’homme doivent-ils prendre la forme de combats entre deux absolus. Telle est l’image que la Révolution d’Octobre impose à ses continuateurs jusqu’à nous. Une classe porteuse d’énergie, un parti porteur de la vérité historique de cette classe ; les autres classes, les autres vérités vouées logiquement à la destruction. Marxisme-léninisme et stalinisme […] ont légitimé “scientifiquement” la démesure. Celle-ci a fait disparaître des peuples, anéanti des dizaines de millions d’hommes, dont un nombre incalculable d’intellectuels qui ne partageraient pas le mythe ou le concevaient autrement. Sans compter toutes les formes d’art et de pensée considérées comme caduques puisque le mythe, identique à la science, en décidait ainsi. »

 

6 mars

6 mars 1954

      J[ans]. A[drien]., « Trois poètes ont la parole », Le Soir, 6 mars 1954, p. 2. « Pour terminer le cycle de leur saison, les organisateurs des Grandes Conférences Catholiques avaient invité trois poètes français : Jean Cayrol, Luc Estang et Pierre Emmanuel. Ils étaient accompagnés de Mme Marie Sabouret, sociétaire de la Comédie-Française, qui lut de leurs œuvres avec autant de sobriété que de talent. Le thème de cette triple causerie était la « Présence chrétien en dans la poésie française contemporaine ».
     Pierre Emmanuel fit une étude sur soi-même et se pencha sur son passé. “Au cœur de ma poésie, dit-il, il y eut, dès le début, des images fondamentales qui étaient, qui sont encore chrétiennes. C’est pourquoi l’on me classa parmi les poètes chrétiens, mais les images que j’utilisais n’étaient qu’images. Ce ne fut que plus tard que je compris combien celles-ci dépassaient la mesure du symbole et combien la vérité chrétienne débordait de leur fonction symbolique. Je compris aussi combien mon langage cherchait à étreindre ce dont j’avais la nostalgie : ma poésie était une quête vers Dieu et c’est encore aujourd’hui cette découverte que je poursuis pas à pas.” »

 

7 mars

7 mars 1964

     « En chemin », Réforme, n° 990, p. 13. « Quand Pierre Jean Jouve, le poète qui a le mieux compris le mécanisme apocalyptique de la méchanceté nazie, écrivait en 1939 : “Le démon s’est incarné dans un employé”, il savait également que le nom de cet employé modèle était légion et sa férocité rien autre que la nature humaine débusquée de ses antres. Aujourd’hui, nous ne voulons plus le savoir. Le procès d’Auschwitz semble appartenir à la paléontologie de la vie psychique. Ses monstres nous sont aussi étrangers que le dinosaure à la faune actuelle de la planète. On parle d’ailleurs très peu du mal en cette seconde moitié d’un si beau siècle, où l’humanité, dans un bel enthousiasme teilhardien, se donne rendez-vous au point Oméga, au terme de sa montée progressive. »



 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

  

     Que l'ombre de leurs mains en plein vol te capture
     Colombe, et qu'ils te clouent au ciel inférieur !
     Il le faut. Car le sang et les armées débordent
     la chair retourne à son limon, l'âme se perd
     sel de discorde, en l'eau muette qui recouvre
     les vestiges de l'homme vieux. Le ciel est bas
     les grands vautours rageurs s'assomment aux parois
     et les reflets du sang font rougeoyer les astres :
     le sang emplit l'étendue toute de l'esprit
     il pénètre la pulpe amère de ce monde,
     déjà règne ta molle odeur, extase immonde
     ton vertige, cloaque tendre ! et dieu n'est plus.

Curieux, Suisse, 7e année, n° 24, 12 juin 1942, p. 5.

 

 

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Prose

     « L’Europe n’a plus ni unicité culturelle, ni suprématie politique : sa civilisation longtemps dominante est victime de son impérialisme millénaire qui, dans les dernières décennies, par une conception purement technologique et économiste du progrès de l’homme, a détruit ou mis en péril d’immenses aires de culture, ignorées d’elle ou méconnues.
     Toutefois, ces cultures naufragées dispersent leurs épaves dans un Occident qui ne compte plus les siennes et qu’angoisse sa propre perte d’identité. L’immense trésor des spiritualités et des formes devient ainsi un bric-à-brac culturel auquel chacun peut puiser pour satisfaire des aspirations souvent indéfinissables, mais que les idéologies dominantes du monde historique affament de plus en plus. Une contradiction grandissante s’avère entre la rationalité prétendue d’une histoire réduite aux limites d’une idéologie du progrès et la complexité universelle du phénomène humain, ébauchée à peine, et toujours de l’extérieur, par les diverses sciences de l’homme. Il se pourrait que le long exil de la métaphysique, voire l’annonce de sa mort dans le monde occidental, ne fût bientôt plus qu’un moment tout relatif de l’épreuve de la raison par elle-même, un palier, en somme, de l’expérience totale de l’être, pour laquelle ce moment négatif aurait été comme une descente aux enfers. »

« Culture et religion », in Dictionnaire des religions, s. dir. Paul Poupard, P.U.F., 1984, p. 359-362.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?

28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait « religieuse », mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot « poésie » que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

25 février 2021

     Le poète Philippe  Jaccottet est mort à l’âge de 95 ans. En son honneur, voici ce qu’il écrivait le 26 avril 1958 dans La Gazette de Lausanne (p. 14), rappelant sa première rencontre de Pierre Emmanuel :
     « Je me souviens encore très bien de ce jour de la dernière guerre (en 42 ou en 43) où Pierre Emmanuel était venu parler de la poésie française à l’Université de Lausanne, devant un auditoire comble et passionnément attentif : la guerre avait réveillé les sentiments nobles (en même temps qu’elle libérait les pires instincts), toutes sortes de poèmes, que nous ne pouvons plus lire aujourd’hui, nous touchaient pour d’évidentes raisons. Pierre Emmanuel avait lu de lui, je ne l’ai pas oublié non plus, un vaste poème intitulé "Ah ! si j’avais les ailes de la colombe !", et dans ce grand ruissellement d’images et de rêve, nous nous étions baignés avec émotion. Puis, de ce poète qu’on avait porté aux nues, on ne parla presque plus ; Pierre Emmanuel dut souffrir de ce retour à l’obscurité, de cette chute de tension, mais son nouveau recueil, Versant de l’âge (Éditions du Seuil), prouve qu’il n’a pas abdiqué, qu’il a changé, donc qu’il est demeuré vivant. »


9 février 2021

     Chroniques d’architectures s’intéresse aux ministres de la Culture. Il rappelle à cette occasion la « querelle » entre Maurice Druon et Pierre Emmanuel « enterre une avancée de la Nouvelle société et provoque la démission du Conseil du développement culturel créé en 1971. »

     On peut lire l’article ici.


26 janvier 2021

     Mme Claude Lafont présente une conférence sur Dieulefit durant la dernière guerre. Elle y évoque l’histoire qui amena à l’accueil des réfugiés et parmi eux Pierre Emmanuel.


17 décembre 2020

     Un blog du journal La Croix signale la parution d’un livre de Philippe François : Anthologie protestante de la poésie française, qui comprend, entre autres, des textes de Pierre Emmanuel.

     On peut lire l’article ici.


5 décembre 2020

     Le site Vaticannews présente une interview de Gilles Baudry : « La poésie, «chant de l’être» à transcrire selon la musique des mots ». Ce dernier y rappelle Pierre Emmanuel en ces termes :
     « Notre soif, notre faim - de Dieu, ou indirecte. La grande question de Pierre Emmanuel [poète français du 20e siècle ndlr], qui le hantait à la fin de sa vie, était: «qu’est-ce qui peut bien donner faim de Dieu aux hommes ?».

     On peut lire l’article ici.


26 novembre 2020

     Centenaire Jean Starobinski (1920–2020) : Exposition virtuelle
     La Bibliothèque nationale suisse propose une très riche exposition virtuelle sur Jean Starobinski en l’honneur du centenaire de sa naissance. Elle comporte entre autres deux lettres de Pierre Emmanuel, circonstanciées, et une lettre de Jean Starobinski à François Lachenal qui évoque les envois faits pour un anniversaire de Pierre Emmanuel.

     On peut voir ici son vernissage virtuel et regarder l’exposition.


 

Octobre-décembre 2020

     Anne-Sophie Constant publie un article sur Pierre Emmanuel : « Vaincu, vainqueur voleur du Souffle et custode du Vent. », dans le numéro 155 de Transversalités. Poésie et transcendance, Octobre-décembre 2020.


21 octobre 2020

     Le site Art côte d’Azur présente l’exposition « Sosno squatte l’Amérique » et rappelle que le premier livre de l’artiste, Sacha Sosnowski, fut préfacé par Pierre Emmanuel et le professeur Wolff, prix Nobel.

     On peut lire l’article ici.


18 octobre 2020

     Luc de Goustine rappelle un souvenir le liant à la fois à Michaël Lonsdale et Pierre Emmanuel sur le site Mauvaise nouvelle, dans un article intitulé « Michaël Lonsdale, confidence posthume… »

     On peut le lire ici.


5 octobre 2020

     À l’occasion de la mort de Claude Vigée, poète et grand ami de Pierre Emmanuel, décédé le 2 octobre 2020, 

     - Michaël de Saint-Chéron rappelle leurs liens dans un article paru sur L’obs : « Claude Vigée est mort à 99 ans, c’était un grand poète qui savait « danser sur l’abîme ».
     On peut le lire ici.

     - Anne Mounic rend hommage au poète dans la revue Temporel au nom de l'Association des Amis de l'œuvre de Claude Vigée. Elle y mentionne elle aussi les liens qui l'unissaient à Pierre Emmanuel.
     On peut lire l'article ici.

      - évoque à son tour les deux poètes dans un article paru le 08 octobre 2020 dans Le Monde.
     On peut le lire ici.




     Plusieurs pages du site rappellent l'amitié et l'estime qui unissaient les deux poètes. Pour les consulter, taper "Vigée" dans le moteur de recherche en haut de la page.

On trouvera ici, exceptionnellement, en hommage à Claude Vigée, le récit de leur première rencontre, telle qu'il la racontait dans La Faille du regard en 1987.

 


3 octobre 2020

     Sur Radio-Prague international, Jan Zatloukal présente son livre : L’exil de Jan Čep, écrivain tchèque exilé à Paris en 1948 et son amitié avec Pierre Emmanuel, qui l’incita à écrire son autobiographie : Ma sœur l’angoisse.

     On peut lire l’interview ici.


23 septembre 2020

     La revue La Nef publie un article de Marie-Hélène Verdier : « Le combat avec l’ange – L’actualité de Pierre Emmanuel ».

     On peut le lire ici.