PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Octobre 2021


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 10 au 17 octobre (ci-dessous).

L'extrait du mois :
    
- « À la beauté », Jour de colère, éd. Charlot, coll. « Fontaine », Alger, mars 1942, p. 41. Œuvres poétiques complètes, vol. I, L’Âge d’Homme, 2001, p. 150.
     - « La liberté de l’artiste et de l’écrivain », Semaine des intellectuels catholiques 1952, L’Église et la liberté, Pierre Horay, coll. « Flore », p. 161-170.

Une étude inédite de Pierre Bogaert (Université de Louvain - Abbaye de Maredsous) sur la dédicace de Tombeau d'Orphée.

 


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

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     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

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Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel.


 La lettre de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel et le bulletin d'adhésion 2019. Merci aux généreux donateurs !



IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


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Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2019Bulletin d'adhésion 2019

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

10 octobre

10 octobre 1970

     Colloque L’imagination créatrice, samedi, entretien après les conférences. Pierre Emmanuel : « L’un de ceux qui m’ont quasiment initié à la poésie c’est Beethoven, parce qu’il m’a fait comprendre que la poésie est un discours formel. Toute l’œuvre est contenue dans quelques mesures : à chaque instant, elle est totalement présente à tout ce que nous entendons. En vérité, nous n’entendons pas cet instant, nous sommes déjà dans le futur qu’il annonce comme il récapitule pour nous le passé qu’il porte en lui. Cette extraordinaire présence focale de chaque moment musical, dans lequel se résume l’unité de l’œuvre, est aussi l’une des réussites de la véritable poésie. Un poème est réussi quand, à chaque moment, on sait où on en est. Et dans la manière dont le poème se déroule, naît d’abord, se développe, meurt et se résout, il y a un langage analogue au langage musical. »

 

11 octobre

11 octobre 1970

     Jean-Georges Lossier, « Figures de proue », Journal de Genève, n° 236, 11-12 octobre 1970, p. 12. « Fidèle à la tradition orphique, Pierre Emmanuel vise à intégrer l’homme total dans la parole totale. Poète christique aussi, sa mission est prophétique et il annonce, au milieu des déchirements de notre temps, les sommets où seul règne l’esprit pur. »

 

12 octobre

12 octobre 1956

     « Gare au ressentiment », article de Pierre Emmanuel dans Témoignage chrétien, n° 640, p. 2. « Ce noir américain a trente-trois ans. Ancien étudiant en droit, capitaine pendant la guerre. Il a dirigé, depuis, une entreprise de construction à Chicago. (…) Élisée – c’est le nom de mon philosophe – (…) n’oublie pas que du temps des esclaves, les noirs aidèrent les blancs en leur fournissant le bétail humain de la traite : la République actuelle du Libéria ne lui paraît pas un exemple à suivre, et quant à croire que des noirs américains vont redevenir Africains sitôt le pied sur la terre d’Afrique, il n’est pas si naïf. Il connaît la nature humaine, et ne lui fait pas davantage crédit chez les gens de sa race que chez les blancs. (…) Élisée ne se sent fraternel que dans la mesure où mon réalisme rejoint le sien : l’histoire est ce qu’elle est, les erreurs et les crimes des hommes préparent souvent des perspectives d’avenir ; la colonisation ne fut pas qu’un mal, et le fait qu’une élite africaine soit chez elle dans le monde occidental est d’une importance énorme pour l’Afrique. »

 

13 octobre

13 octobre 1967

     J. T., « La journée bruxelloise de la « Rencontre Baudelaire » », Le Soir, 13 octobre 1967, p. 7. « Au nom des participants français et étrangers, M. Pierre Emmanuel remercia lui aussi, avec une particulière émotion, la ville de Bruxelles pour son accueil et pour l’amitié que cet accueil manifeste. Disant ensuite, en son om, ce qu’il voit de plus actuel dans la poésie et dans l’être même de Baudelaire, Pierre Emmanuel se livra à une de ces étincelantes improvisations où il progresse avec autant de subtilité nuancée que de flamme et de passion. On y vit s’affronter le satanisme et l’érotisme baudelairiens, mais aussi sa violente réaction à son temps et sa fureur contre l’athéisme, toutes ces contradictions s’unissant en lui pour façonner l’“homme Baudelaire” que nous sentons aujourd’hui si proche de nous. »

 

14 octobre

14 octobre 1965

     Ginette Guitard-Auviste, « La face humaine, par Pierre Emmanuel », Les Nouvelles littéraires, p. 4. « Cet essai sur “la gloire de croire” met en cause, tout au long de son déroulement, le rôle du poète dans le monde moderne. Véhicule prééminent de la parole, il annonce, en plein hiver de l’athéisme, la “montée vitale”, le “printemps de la foi”. Dans l’univers “désâmé” du matérialisme, où l’être est rendu désertique par le bien-être. L’humanisme érigé en principe n’est qu’une farce, car nulle culture – fût-elle de masse – ne verra “surgir l’éternel de la seule considération de soi”. La liberté qu’il réclame avec tant de vigueur, c’est seulement dans l’absolue dépendance de Dieu que l’homme la trouve et quand l’“actualité” s’affaire autour de la faim du monde, elle ne s’offre qu’un hypocrite alibi pour remettre à plus tard de s’occuper d’une autre faim plus grave que l’organique : celle de l’esprit, notre faim à tous, insatisfaite. »

 

15 octobre

15 octobre 1982

     « Pourquoi choisit-on la politique ? », article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1870. « Notre plus dangereuse illusion serait de croire que l’histoire aurait cessé d’être dangereuse pour nous. Nous avons essayé de chasser l’idée de ce danger, danger physique, de violence et de mort, tel que nous le révèlent ailleurs tant d’images que, les ayant vues, nous neutralisons. Qu’il puisse être un jour possible, chez nous, en “Occident”, en France même, troublerait ce fantasme d’un progrès virtuellement sans limite, dont à peu près tout ce que nous montrent nos media et nous disent nos lèvres publiques est l’incessante publicité. Cette habitude est aussi une accélération, dans l’unique sens que nous puissions actuellement concevoir pour l’économie mondiale comme pour notre vie quotidienne. »

 

16 octobre

16 octobre 1963

     Enregistrement de l’émission « La vie des lettres » du 17 octobre. « [J]e suis un chrétien, c’est-à-dire un homme qui croit en Jésus-Christ Dieu et Seigneur, et en sa parole, mais je ne suis pas un poète chrétien parce que il n’y a pas de poète chrétien ou non chrétien : un chrétien qui est poète dans sa poésie est amené, s’il est vraiment chrétien, à manifester sa foi, sa croyance fondamentale, puisqu’elle embrasse tout. Mais en même temps il peut très bien louer le monde, faire éclater tous les aspects de l’univers et de sa beauté ; tout cela n’est pas contradictoire. Je pense simplement que l’étiquette de poète chrétien est diminutive et par rapport au poète et par rapport au chrétien. Et c’est pourquoi je me suis toujours défendu de me voir accoler ces deux mots. D’autre part vous savez que dès qu’on est un poète chrétien il faut qu’on prenne une mine longue comme ça, et qu’on ait l’air, enfin, un peu en exil : ce n’est pas mon cas, je me sens très bien dans le monde des vivants, dans le monde des chrétiens et des non-chrétiens à la fois. »

 

17 octobre

17 octobre 1965

     André Marissel, « La Face humaine de Pierre Emmanuel », Paix et liberté, 17 octobre 1965, p. 2. « nous nous plaisons à reconnaître la noblesse d’inspiration de La Face humaine. Mais comme nous aimerions trouver, dans l’avenir, sous la plume de P. Emmanuel, un langage d’expérience plus concret : ces portraits, ces témoignages, qui ont fait de Qui est cet homme et de L’ouvrier de la onzième heure, pour les gens de ma génération, des livres à placer non loin de La grande peur des Bien-pensants » de Bernanos, de L’homme révolté de Camus. “J’ai juré de vous émouvoir, d’amitié ou de colère, qu’importe !” -, s’écriait l’auteur du Scandale de la Vérité ; sa dialectique n’était pas toujours sans faille mais son verbe nous brûlait et nous purifiait…
     Est-ce laisser entendre que P. Emmanuel a cessé de nous remuer ? Non. S’il dérange quelque chose, ce sont nos conceptions d’intellectuels. »


 

 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

               À la beauté

     Tes simulacres d’assomption sur le théâtre
     aux rideaux de somptueux sang où tu te plais
     la trop savante véhémence de tes plaies
     postiches, ton plagiat obscène de la Mort
     Beauté ! cris et huées à jamais les recouvrent.
     Nous t’avons mise nue au cœur de notre horreur
     ton Âme écarquillée a vu saigner le sang
     vrai, le furieux sang déborder de ton sexe
     tu as vu les vautours voraces de nos plaies
     nous dévorer en s’excitant les uns les autres,
     et les mutilations sacrées de la matière
     au plus sublime de la Mort, oserais-tu
     les contrefaire, pute affreuse, et nous séduire
     avec les oripeaux mâles de notre chair ?

« À la beauté », Jour de colère, éd. Charlot, coll. « Fontaine », Alger, mars 1942, p. 41.

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Prose

     « On nous a déjà posé tant de fois la question de la responsabilité de l’écrivain ! Il n’est pas un journal littéraire qui ne la soulève de quelque manière chaque année : y répondre fait partie de corvées honorables par lesquelles un auteur soigne sa publicité, donne au public un échantillon de ses pensées profondes, sue parfois sang et eau pour se distinguer à tout prix, et finit se retrouver en tout semblable à son voisin de colonne. Je dois dire que de telles enquêtes, après m’avoir trouvé complaisant, ont fini par m’éveiller ‑ par leur répétition même ‑ à la menace contre la vie intérieure dont elles sont les signes avant-coureurs. Il y a quelque chose de sinistre dans l’insistance avec laquelle nous est posée, à nous écrivains, cette redoutable question de notre responsabilité non seulement dans l’acte d’écrire, mais dans les suites qu’il peut comporter. Je ne sais s’il faut en conclure au pouvoir croissant de la parole : j’ai plutôt tendance à m’en défier comme d’un symptôme de l’esclavage qui peut-être attend celle-ci. La fameuse vocation de l’écrivain, laquelle, aux âges romantiques, faisait de lui un vates, un inspiré campé face à l’avenir, a suivi le mouvement de l’époque et s’est comme elle industrialisée. Fonctionnaire de son public, de son journal, de son parti, l’écrivain se voit invité (explicitement ou non, il n’importe) à utiliser ses talents dans la ligne d’une certaine action : la publicité se chargera du reste, et même de faire de lui un génie. De sorte qu’un jour viendra (s’il n’est déjà venu) où la question de la responsabilité se réduira à cette autre, plus concise et plus brutale : Qui te paye ? Et qu’on n’aille pas répondre à cela par des considérations spirituelles ! Le langage de sourds que notre époque encourage encore ‑ tant qu’elle y trouve son profit ‑ ne sera plus de mise en ce temps-là. »

« La liberté de l’artiste et de l’écrivain », Semaine des intellectuels catholiques 1952, L’Église et la liberté, Pierre Horay, coll. « Flore », p. 161-170.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?

28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait « religieuse », mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot « poésie » que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

10 octobre 2021

     Le site Critiques libres publie une critique des Les solitudes habitées d’Yves La Prairie. Il rappelle que l’ouvrage s’ouvre sur « trois citations de poètes profondément chrétiens (Marie Noel, Pierre Emmanuel et – moins connu que les deux autres - Xavier Grall) ».

     On peut lire l’article ici.


Septembre 2021

     Les éditions Corlevour font paraître Le Cycle de l’Horloge, suivi de Élégies, de Jeanne Tsatsos, avec une préface de Pierre Emmanuel. Introduction de Christos Nikou, membre du centre de recherche Pierre Emmanuel.

     Pour en savoir plus…


5 août 2021

     Jacques Le Goff rappelle dans un article de Ouest-France, « La personne, “meilleur candidat” », un propos d’Emmanuel Mounier dans un échange radiophonique avec Pierre Emmanuel en 1949 :
     « Le fondateur de la revue Esprit a proposé maintes définitions de la personne, mais l’une des meilleures se trouve dans un propos échangé avec le poète Pierre Emmanuel, en 1949, à la radio : “Il faut d’abord que chacun apprenne à se tenir debout tout seul. La personne, c’est la puissance d’affronter le monde, l’opinion, la lâcheté collective. C’est la capacité de faire silence, de se recueillir, d’alterner la vie intérieure et la vie exposée : c’est le goût du risque, le courage intellectuel, l’irréductible assurance de celui qui sait pourquoi, éventuellement, mourir.” »

     On peut lire l’article ici.


16 mai 2021

     Le journal « Liberté » publie « Jean El-Mouhoub Amrouche, Une vie dédiée à la poésie, la radio… et la politique », écrit par Salem Remane. Ce dernier rappelle les grands entretiens et nomme Pierre Emmanuel.

     On peut le lire ici.


29 avril 2021

     Un article d’Hafid Adnanisur Jean Amrouche rappelle ses grands entretiens avec penseurs et poètes, dont Pierre Emmanuel.

     On peut le lire ici.


Mars 2021

     Mme Odette David, poète, a donné très généreusement à l’Association les lettres que Pierre Emmanuel lui avait écrites lorsqu’elle lui demandait conseil pour son écriture et l’ensemble des œuvres du poète qu’elle possédait.


12 mars 2021

     Dans un article du journal La Croix, Sœur Dominique, de l’Abbaye Notre-Dame de Maumont, qui correspondit avec Pierre Emmanuel à la fin de sa vie, cite quelques vers de La Colombe :
« Ne comprenez-vous pas l'imminence de l'homme ?
êtes-vous tellement endurcis par la peur ?
(...)
Ah, si j'avais les ailes de la Colombe ! »

     On peut consulter l’article ici.


25 février 2021

     Le poète Philippe  Jaccottet est mort à l’âge de 95 ans. En son honneur, voici ce qu’il écrivait le 26 avril 1958 dans La Gazette de Lausanne (p. 14), rappelant sa première rencontre de Pierre Emmanuel :
     « Je me souviens encore très bien de ce jour de la dernière guerre (en 42 ou en 43) où Pierre Emmanuel était venu parler de la poésie française à l’Université de Lausanne, devant un auditoire comble et passionnément attentif : la guerre avait réveillé les sentiments nobles (en même temps qu’elle libérait les pires instincts), toutes sortes de poèmes, que nous ne pouvons plus lire aujourd’hui, nous touchaient pour d’évidentes raisons. Pierre Emmanuel avait lu de lui, je ne l’ai pas oublié non plus, un vaste poème intitulé "Ah ! si j’avais les ailes de la colombe !", et dans ce grand ruissellement d’images et de rêve, nous nous étions baignés avec émotion. Puis, de ce poète qu’on avait porté aux nues, on ne parla presque plus ; Pierre Emmanuel dut souffrir de ce retour à l’obscurité, de cette chute de tension, mais son nouveau recueil, Versant de l’âge (Éditions du Seuil), prouve qu’il n’a pas abdiqué, qu’il a changé, donc qu’il est demeuré vivant. »


9 février 2021

     Chroniques d’architectures s’intéresse aux ministres de la Culture. Il rappelle à cette occasion la « querelle » entre Maurice Druon et Pierre Emmanuel « enterre une avancée de la Nouvelle société et provoque la démission du Conseil du développement culturel créé en 1971. »

     On peut lire l’article ici.


26 janvier 2021

     Mme Claude Lafont présente une conférence sur Dieulefit durant la dernière guerre. Elle y évoque l’histoire qui amena à l’accueil des réfugiés et parmi eux Pierre Emmanuel.


17 décembre 2020

     Un blog du journal La Croix signale la parution d’un livre de Philippe François : Anthologie protestante de la poésie française, qui comprend, entre autres, des textes de Pierre Emmanuel.

     On peut lire l’article ici.