PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Août 2020


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 2 au 9 août (ci-dessous).

L'extrait du mois :
    
- « Je sais », Visage nuage, Seuil, 1955, Œuvres poétiques complètes, vol. I, L’Âge d’Homme, 2001.
     - « L’amour du mot », Le goût de l’Un, Seuil, 1963, p. 21-22.

• Regard sur... Alfred Lord Tennyson.

 


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

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     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

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Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel.


 La lettre de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel et le bulletin d'adhésion 2019. Merci aux généreux donateurs !



IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


• Rappel : les liens sont visibles lorsqu'on passe sur le texte.
               Pierre Emmanuel a sa page facebook (ici).

 
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2012

Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2019Bulletin d'adhésion 2019

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

2 août

2 août 1943

     Lettre à Albert Béguin. « je me reproche un peu l’espèce d’ultimatum que Lachenal a transmis de ma part aux Cahiers. Il est vrai que j’étais dans une situation précaire : mais de plus en plus il m’est donné de vérifier, à ma grande honte, la parabole des lis et des oiseaux. Seulement, chaque fois que l’occasion se présente d’y croire, je recommence dans le souci et l’agitation vaine. Je pense que la vie spirituelle présente les mêmes défaillances et incrédulités. »

 

3 août

3 août 1984

     « Ô Solitude », article de Pierre Emmanuel dans France catholique. « Je me rappelle encore la joie intense que j’eus, à vingt ans, d’acheter à Pau, à la librairie Lafon, Sueur de sang, de Pierre Jean Jouve, et quelques semaines plus tard de découvrir à Toulouse Anabase de Saint-John Perse, deux livres acquis avec les quelques francs gagnés, à grands coups de pédales, en préparant au baccalauréat deux jumelles de Soumoulou. Soixante-dix kilomètres aller et retour – celui-là par la grande chaleur du mois d’août à midi – étaient payés amplement par l’heureux hasard de ces découvertes.
     Elles m’ouvrirent davantage l’univers de la poésie que j’avais abordé quelques mois plus tôt. Je n’avais pas un sou, et soudain je fus riche d’une richesse qui, depuis, ne s’est jamais épuisée et sur laquelle je continue de vivre. Il faut bien que je l’avoue : sans elle, avec tous les biens que je pourrais m’imaginer, je serais le plus misérable des hommes. »

 

4 août

4 août 1984

     Diffusion d’une émission sur Baudelaire et « L’infini » composée d’éléments d’archives de l’INA. Pierre Emmanuel évoque dans l’un de ces fragments le Dieu de Baudelaire (le mal, Satan, l’infini).

 

5 août

5 août 1942

     « Dostoïevski et le problème du mal », article de Pierre Emmanuel dans Le Mot d’ordre, n° 661, p. 2. À propos du livre que Paul Evdokimov vient de faire paraître. « “Tout est en question”, mais rien n’est arbitraire : d’où l’exigence d’unité qui paradoxalement avive en l’homme la contradiction. “Tous les héros de Dostoïevski cherchent leur propre lieu, le caractère concret et le sens de leur existence et c’est dans les innombrables déviations et dans l’échec de ce processus que Dostoïevski nous montre l’action dissolvante du mal dans l’homme”. Car le mal engendre le dédoublement à l’infini, il est l’impuissance absolue à coïncider avec soi-même ; mais en même temps “c’est un pas en avant dans le domaine des possibilités cachées de l’homme”. Le temps (qui est l’extériorité de l’homme par rapport à lui-même) apparaît donc comme le lieu de la damnation. »

 

6 août

6 août 1982

     « La douce langue natale », article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1860. « Un poète peut-il, en sa qualité et dans son langage de poète, parler de la réalité humaine sous ses divers aspects avec un psychanalyste, un historien, un sociologue ou un savant ? Un artiste observateur de son art, attentif à l’émergence et à la formation de son verbe, et, de surcroît, raisonnablement informé d’autres objets et d’autres formes de pensée, ne serait-il pas, dans ce monde où l’intelligence se spécialise et se fractionne, la pierre de touche de l’unité de l’esprit, de l’identité potentielle, métaphysique de l’homme : unité, identité, que cette intelligence suspecte ou lui dénie ?
     Le fait est qu’un tel dialogue n’existe pas, ou n’a lieu que si le poète se déguise en spécialiste, par exemple en professeur. Cette impossibilité tient à son langage ; non au langage ordinaire, celui du discours, mais au verbe que l’artiste parle en propre. »

 

7 août

7 août 1945

     « D’un procès », article de Pierre Emmanuel dans Les Étoiles, n° 13, p. 1. « C’est tout un régime qui est ici décrété d’accusation, avec ses politiciens véreux, ses tueurs, ses professeurs de morale, ses pauvres têtes abusées. Tout un régime, et aussi ceux qui l’ont préparé, par inconscience, lâcheté, routine. C’est pourquoi l’on était en droit de souhaiter que la justice se manifestât à son propos avec toute la majesté des grandes heures de l’histoire. C’est à faux qu’on évoque, devant ce décor gris de correctionnelle, les séances fameuses de la Convention au cours desquelles Louis Capet fut jugé. (…) Aujourd’hui, la liquidation qui s’opère risque de laisser subsister les pires des confusions. »

 

8 août

8 août 1980

     « La France des profondeurs », article de Pierre Emmanuel dans Le Figaro, p. 1, 8. « “La France des profondeurs” souffre d’être ignorée des Français et folklorisée par l’administration, les media et l’école. Les enfants de France, de Brest à Toulouse et de Strasbourg à Bayonne, ont droit à toute l’histoire, complexe et douloureuse, de la formation de leur pays. Les provinciaux qui, désespérément, s’enracinent encore plus dans leur soi pour empêcher qu’il ne s’effrite, ont raison de préserver les langues dont les vocables et les tournures sont les moyens de cet enracinement.
     Tout défenseur de l’unité française contre les séparatismes anachroniques et ruineux devrait comprendre que la seule alternative à la dénaturation de notre peuple dans les immenses banlieues de l’avenir est la mise en œuvre, région par région, d’un plan de conservation des langues et des cultures, étroitement lié au développement économique et social. »

 

9 août

9 août 1968

     André Marissel, « Sur un nouvel académicien - Pierre Emmanuel, poète et prophète », Paix et liberté, 9 août 1968, p. 3. « tandis que l’existentialisme et le marxisme continuaient à influencer dogmatiquement les esprits – en poésie comme dans beaucoup d’autres domaines –, un grand inspiré français que l’on disait "progressiste", osait exprimer une Foi "morte", la chrétienne, une Pensée "dépassée", au cœur d’une forme en voie d’éclatement : l’alexandrin ! Face à Jean-Paul Sartre et à ses innombrables épigones, Pierre Emmanuel prenait le risque de confirmer qu’il devait sa formation spirituelle à la pensée chrétienne, de l’Écriture aux grands mystiques, de saint Thomas à Karl Barth, de saint Augustin à Luther. Scandale et pitié : ni le sens de l’Histoire, ni la Révolte n’avaient éloigné Pierre Emmanuel des poussiéreux docteurs en théologie, des métaphysiciens prêchant dans le désert ni surtout de ce vagabond, dont l’historicité n’est pas certaine, on le sait bien, Jésus, l’homme abandonné du Golgotha…
     Aujourd’hui, en 1968, l’œuvre et le témoignage de Pierre Emmanuel paraissent pourtant plus modernes que ceux des athées vindicatifs des années 50 : n’ayant, selon ses propres termes, rien renié de son ambition, qui “est de comprendre l’actuel et l’éternel, l’homme intérieur et l’homme-univers, le bourreau et le saint, l’enfer de la douleur et le ciel de la louange”, Emmanuel a révélé que par la poésie et par une intuition de tous les instants, le monde invisible et le monde visible, l’homme immortel et la créature angoissée cessaient d’être divisés. »



 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie


     J’ai vu sur terre la gangrène des charniers
     J’ai vu le ciel encrassé de cendres humaines
     J’ai vu l’haleine des superbes
     Embuer de sang l’univers
     […]

     J’ai ouvert la bouche Dieu m’est témoin
     J’ai voulu parler
     Mon cœur n’en pouvait plus d’être un cœur d’homme
     Il voulait éclater sur les hommes
     En un cri à fendre le ciel
     Mais l’air m’a mis son poing dans la gorge
     Il m’a tiré du cœur des mots de mensonge
     Que j’ignorais
     Il les a mis dans ma bouche
     Et je les ai dits
     Je serais mort plutôt que de les dire
     Et je les ai dits

     À mon tour j’ai changé les mots en charogne
     L’âme humaine faite de mots
     Pourrit par ma faute à la face de Dieu
     Je suis devenu ce parleur
     Qui a perdu le sens de la Parole

« Je sais », Visage nuage, Seuil, 1955.

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Prose

     « Notre monde n’aime plus la parole : il en use trop, et le sens des mots s’est perdu dans le chaos des terminologies. Le sens, tel que nos sens l’appréhendent. Saveur, volume, densité, articulation, vibration, ne sont pas des superfluités rhétoriques, mais la chair du vocable, sa manifestation substantielle, où l’esprit, le sens incarné, se saisit dans la forme qu’il procrée. Le langage nous est donné – il est nôtre – pour affecter le monde, et nous affecter nous-mêmes, de toute la signification dont notre esprit est capable] sans sortir de nous. Quand celui-ci, n’entendant plus sa vocation, n’est plus tendu vers le sens total qui est son être même, il cesse de prendre forme, il n’est plus que sa propre matière d’idées. Il tombe alors dans le paradoxe de la nature divisée : au poids grandissant de la matière s’oppose vainement une proliférante abstraction, qui n’en est qu’une autre apparence.
     La tentation de l’intelligence moderne est de se croire détachée de son objet, libre de modifier la matière sans tenir compte de notre incarnation, de notre réciprocité au monde. Détaché, l’esprit multiplie le divers : il y admire sa fécondité, et tient l’idée d’unité pour stérile. Mais la multiplicité indéfinie est un épuisement par excès, un tourbillon à la périphérie, une nausée au centre de l’âme. La démesure de notre connaissance nous vide : notre ubiquité fallacieuse n’est en fait qu’absence totale de coordination. En distendant le vocabulaire, la spécialisation disjoint notre esprit même, écartèle ou atomise le sens. Les mots ne sortent plus de tout l’être : ce sont des pièces détachées, qu’un reste d’âme rendrait inutilisables. Coupés de l’unité qu’ils figurent, les plus communs, les plus humains, sont devenus les plus suspects. À ce compte, le lexique technique est plus expressif que la langue intérieure : l’un naît d’un savoir ordonné, l’autre est l’écho d’une affectivité tenue pour illusoire ou informe. À trop parler – de tout et de rien – l’humanité désapprend le “dire”, l’identité vécue de la parole et de la chose dite, de la chose dite et de l’esprit : la contention par quoi cet esprit incarné se révèle tout entier langage, et le monde avec lui. Cette contention est l’honneur de l’homme – le “saint langage” de Valéry –, et non la seule faculté de parler, qui n’est que le bruit particulier à notre espèce. »

« L’amour du mot », Le goût de l’Un, Seuil, 1963, p. 21-22.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?

28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait « religieuse », mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot « poésie » que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

29 juin- 20 septembre 2020

     L’IMEC propose son exposition d’été : L’amour est une fiction, du 29 juin au 20 septembre.
     Parmi les nombreux documents, on peut voir la page manuscrite d’un des cahiers inédits de Pierre Emmanuel, écrit dans années 1970.

     On peut lire plus d’informations ici.


21 mai 2020

     Dans un article intitulé « Salah Stétié, une plume entre Orient et Occident », écrit à l’occasion du décès du poète et ancien diplomate, le journal La Croix rappelle qu’il avait rencontré Pierre Emmanuel dans les années 1950, lorsqu’il poursuivait ses études à Paris.

     On peut lire l’article ici.


4-5 mai 2020

     À écouter sur France culture dans la nuit du lundi 04 au mardi 05 mai 2020 (00:01 - 00:36) :
  
   Aspects du sacré dans le monde moderne 5/8 - Présence du sacré dans la littérature contemporaine (1ère diffusion : 10/08/1974),
     par Marcel Croes - Avec Pierre Emmanuel, Jean-Claude Renard et Gilles Marcotte - Réalisation Ronald Theunen.


7 mars 2020

     À l’occasion du prix de l’Association France-Algérie reçu par le chroniqueur Hakim Laâlam, le journal Liberte-Algerie.com rappelle l’action de Pierre Emmanuel aux côtés de Germaine Tillion pour le peuple algérien, en particulier la fondation du « Fonds de solidarité franco-algérien » en 1961.

On peut lire l’article ici.


22 janvier 2020

     France 3 diffuse « Les vies d’Albert Camus ». On y voit Pierre Emmanuel dans une séquence de 1946, prise dans les bureaux du Comité national des écrivains, en conversation avec Mauriac.

     L’émission peut être consultée ici.


18 décembre 2019

     M. François de Saint-Chéron, maître de conférences HDR en littérature contemporaine à Lettres Sorbonne Université, membre du Centre de recherche Pierre Emmanuel, enregistre pour canal-u.tv une émission sur « Les poètes de la résistance » qui fait une belle part à Pierre Emmanuel.

L’émission peut être consultée ici.