PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Janvier 2021


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 24 au 31 janvier (ci-dessous).

L'extrait du mois :
    
- « L’espèce humaine », Tu, « Moi je », Seuil, 1978, Œuvres poétiques complètes, vol. II, L’Âge d’Homme, 2003, p. 676.
     - « L’impasse mystique de l’art », Le monde est intérieur, Seuil, 1965, p. 58.

• Dieu et Proudhon, Temps présent, 10e année, n° 86, nouvelle série, 12 avril 1946, p. 4.

 


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

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     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

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Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel.


 La lettre de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel et le bulletin d'adhésion 2019. Merci aux généreux donateurs !



IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


• Rappel : les liens sont visibles lorsqu'on passe sur le texte.
               Pierre Emmanuel a sa page facebook (ici).

 
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Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2019Bulletin d'adhésion 2019

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

24 janvier

24 janvier 1974

     Diffusion d’une émission radiophonique sur Sophia dans la collection « Un livre, des voix » de France culture. Pierre Emmanuel s’y entretient avec Philippe Guinard. « [J]e recommanderais à ceux qui éprouvent une certaine difficulté à entrer dans un livre par le début et à en sortir par la fin, ce que je comprends très bien, personnellement, je leur recommanderais de choisir la seconde partie comme point de départ de leur lecture. Cette seconde partie, du moins cette seconde moitié du livre s’appelle “Nef”, et il s’agit essentiellement de la vie d’aujourd’hui, de l’homme d’aujourd’hui dans son débat avec son identité, et aussi de la confusion dans l’univers érotique que nous vivons tous. Là je crois que beaucoup peuvent être touchés directement, et qu’à travers cette sensibilité immédiatement perceptible, ils iront plus avant. C’est un approfondissement, mais un approfondissement qui sera fondé sur leur expérience. »

 

25 janvier

25 janvier 1977

     Alain Bosquet, « Pierre Emmanuel ou la perpétuelle profession de foi » (28 décembre 1976), Le Quotidien de Paris, n° 856, p. 13. « Pierre Emmanuel est avant tout le poète de la véhémence : le droit, la justice, l’illumination, le dépassement de soi, le plongeon dans l’inextricable labyrinthe de l’homme, rien de ce qui est essentiel ne le laisse serein et, quand il pressent que nos mesquineries quotidiennes risquent de nous perdre, c’est vers cet essentiel-là qu’il court, en prophète bien armé. Il y a en Pierre Emmanuel une sorte de Claudel qui mâche avec rage ses certitudes, au lieu de les accepter avec componction. Il y a aussi un Léon Bloy, prêt à fustiger son siècle sans se ménager pour autant : la colère, trop engagée chez les autres, est chez lui affaire de tempérament et de thérapeutique. Enfin, il y a en lui du Saint John Perse, qui aurait longuement lu Hölderlin, Freud et Jouve : il faut sans doute célébrer l’homme, mais sans se dispenser de lui faire subir d’abord la plus douloureuse des autopsies. »

 

26 janvier

26 janvier 1952

     Diffusion d’une émission radiophonique de la série « Des idées et des hommes » : « La crise de la culture et de la conscience européenne », à partir de Babel. « Cet homme des foules, c’est le tyran, et c’est en même temps chacun de nous dans la mesure où il se rend anonyme, où il se fond dans un consentement abject à l’autorité tyrannique qui est sur lui. Le tyran est à la fois l’idole de la foule et la figure vivante où chacun des membres de la foule vivante se reconnaît. Évidemment, inutile de préciser les références historiques à cette image du tyran… »

 

27 janvier

27 janvier 1984

     « Que n’en parle-t-on davantage ! » (21 janvier 1984), article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1937. « Ne vaudrait-il pas mieux en savoir davantage sur une forme d’action toujours à l’œuvre dans l’Histoire, parfois diamétralement opposée à la politique, l’action de la sainteté ? La sainteté moderne, qui la connaît ? Qui en parle régulièrement dans les médias, comme du syndicalisme, de la guerre ou de la politique ? Ces choses ne sont pas du même ordre, ni dans le présent ni dans l’avenir. Chaque jour ou presque, les médias nous résument en une séquence ou deux le choc des idées ou des armes qu’encadrent des prophéties sur les bienfaits futurs de la politique présente. Mais nous ignorons tout, des actes sublimes d’héroïsme et de charité qui ne doivent pas manquer, par exemple, dans le Liban déchiré. Et que savons-nous de la lutte contre la lèpre dans le monde ? Lutte héroïque, elle aussi, qui a ses apôtres et ses saints dont les miracles – du corps et de l’âme – sont devenus quotidiens ? »

 

28 janvier

28 janvier 1972

     « La poésie et son enseignement », article de Pierre Emmanuel dans Le Figaro, p. 26. « Dans une chronique récente, Pierre Gaxotte citait un “poème” édité par la revue d’un foyer de lycée, “Poème”, si l’on peut dire, qui n’est qu’une très bête et vulgaire singerie des Assis. Le seul fait que ce texte puisse passer dans l’esprit de ses éditeurs, non pour un signe de débile violence, mais pour une authentique expression de la créativité juvénile, me paraît caractéristique du mépris qui frappe la poésie dans ce pays. […]
     Sans insister sur cet autre passage de la lettre à Ancelle où Baudelaire défie "un professeur quelconque d’expliquer le sens d’un seul des mots dont il se sert", il me faut bien constater le malentendu, voire l’antagonisme, qui séparent enseignants et artistes, poètes et "poéticiens". Ce néologisme m’a été assené par un éminent professeur pour me rendre, non sans brutalité, conscient de la différence entre celui qui fait et celui qui explique, et de l’impossibilité de principe, au moins dans l’Université, qu’ils soient une seule et même personne ; plus encore, de la différence de qualité intellectuelle entre la critique objective du maître et le commentaire subjectif du créateur. Je ne suis pas sûr que cette arrogance ne cache une faiblesse dans le domaine où elle s’affirme le plus, celui de la compréhension. J’ajoute que certaines œuvres – le nouveau roman par exemple – semblent s’insérer comme par un ordre préétabli dans les grilles d’analyse des maîtres et que la connaissance de ces grilles peut servir à la composition d’œuvres nouvelles qui s’y adaptent : mais que d’autres œuvres, particulièrement en poésie, sont irréductibles à ces grilles, par nature et destination. »

 

29 janvier

29 janvier 1953

     Diffusion d’une émission sur Pierre Emmanuel dans la série « Cent ans de spiritualité dans les lettres françaises ». Stanislas Fumet présente la poésie de Pierre Emmanuel sur des musiques de son frère, Raphaël Fumet. Plusieurs poèmes de Pierre Emmanuel sont lus au cours de l’émission, dont certains par Maria Casarès. « Le Christ inséparable de nous-même. Toute la poésie de Pierre Emmanuel, sa conscience d’homme et de poète – il ne veut pas dissocier l’homme et le poète, et c’est je crois ce qui fait sa principale originalité à une époque où la parole ne se donne plus pour office de donner forme à la pensée – tout son art enfin, qui est proprement une exaltation clame ceci : que Dieu se livre à une incarnation perpétuelle, dont nous sommes littéralement habités, non point comme d’une grâce, non pas toujours comme d’une grâce, mais bien comme d’une destinée. Aussitôt que Pierre Emmanuel a écrit un de ses grands poèmes, à la suite, il est vrai, d’un choc reçu au contact des œuvres de son initiateur, Pierre Jean Jouve, on peut dire que le poète adolescent a senti ce Dieu s’agiter dans ses entrailles, mais non pour le recevoir à la manière de la Vierge élue, Marie de Nazareth, la seule qui l’enfanta, pour subir plutôt sa présence, imposée à son être comme une réalité, à son esprit comme une fatalité. »

 

30 janvier

30 janvier 1979

     Diffusion d’une émission radiophonique de la collection « Livres en fête ». Pierre Emmanuel s’entretient avec Jacques Pagam de son dernier recueil de poésie Una, la vie, la mort. « [D]ans le rapport entre l’homme et la femme, je crois que la femme est plus symbolique pour l’homme que l’homme n’est symbolique pour la femme ; c’est (…) la richesse de la femme qui est inépuisable ! Je crois que le masculin s’épuise beaucoup plus facilement, beaucoup plus immédiatement que le féminin… peut-être parce que le féminin est l’englobant de la vie ; parce que le féminin c’est la nature, parce que le féminin c’est l’élémentaire, parce que le féminin c’est la genèse, alors que le masculin n’est jamais que la conception ; il y a là quelque chose que je sens, que j’exprime très mal, parce que je le réduis à des concepts, maintenant, mais qu’une image d’une ligne me permet de saisir beaucoup mieux que je ne le dirais. En fait, c’est cela la vérité de la lecture poétique, pour ceux qui savent lire, n’est-ce pas ? »

 

31 janvier

31 janvier 1948

     Albert Béguin, « L’effort d’être un homme : Pierre Emmanuel : Qui est cet homme ? ou Le Singulier universel », Une Semaine dans le Monde, n° 90 (31 janvier 1948), p. 12 (en fait, 8). « Ce livre-ci durera, parce que tout y porte la marque indéniable d’un grand esprit. Je n’ai pas coutume d’aventurer ce genre de pronostics et de tels éloges, mais je viens de relire trois fois Qui est cet homme ? à chaque fois lui trouvant plus de profondeur et de solidité. / Le propos de Pierre Emmanuel, pourtant, pouvait paraître étrange : y a-t-il d’autre exemple d’un homme de trente ans écrivant son autobiographie et cherchant à faire l’unité de sa vie, l’unité de son œuvre ? Ce pourrait être la plus orgueilleuse des entreprises, et singulièrement prématurée, surtout quand il s’agit d’un poète dont on attendrait qu’en pleine maturité de l’âge il soit tout jeté dans la création de son œuvre plutôt que de le voir scrutant son passé. Mais l’une des significations majeures du livre est précisément qu’il est une victoire remportée sur l’orgueil personnel et une ouverture vers la communion. »



 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

     L’espèce humaine

     Dans l’aube hâve et mal lavée des grandes gares
     Dans l’odeur grise des vêtements trop portés
     Ou sur le soir quand les solipsismes s’égarent
     Dans l’obscène relent des cinés de quartier

     Je suis l’humanité en tas qui toujours seule
     Pèse sur soi pour se sentir moins angoissée
     Et germant sous la dalle en mourant sous la meule
     Écrase un Christ jamais assez ressuscité

     Je suis cette putain aux innombrables passes
     Guichet où nul n’en a fini de s’acquitter
     Ajoutant chaque fois entre ses cuisses lasses
     À la masse de sa très vide viduité

     Choir jusqu’à retourner ma chute en innocence
     Y voir au lieu d’un trou la tendresse d’un sein
     M’y fiant pour l’unique impossible naissance
     À la complicité maternelle du Rien...

« L’espèce humaine », Tu, « Moi je », Seuil, 1978.

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Prose

     « Je me suis bien souvent, depuis lors, posé la question que voici : un artiste qui, à travers les désordres les plus visibles, en vient lui-même et conduit les autres à percevoir quelque reflet de la splendeur de l’Être, n’accomplit-il pas la Volonté ? Ai-je le droit, paradoxalement, de dire que les erreurs de certains hommes font partie de leur voie ? Et même que leurs désordres contiennent une part de souffrance sacrificielle qui échappe aux regards humains ou dont les hommes gauchissent le sens ? Rien ne m’est si étranger que la pseudo-sainteté de l’artiste en tant qu’artiste, prêtée par des critiques, d’enthousiasme ou de propos délibéré, aux grands souffrants issus du romantisme : Hölderlin, Nerval, Baudelaire, Mallarmé, Nietzsche et dix autres jusqu’à nous. Cet ersatz de sainteté ne se distingue pas de l’ersatz de religion que, selon certains, l’art devrait être pour la conscience moderne. Il reste que ces artistes ont accompli une fonction : ils ont approché un secret, frayé à d’autres la voie vers lui, et pourtant, mystérieusement, ils sont frustrés de leur accomplissement et semblent nier ou se détourner de la Fin que leur œuvre fait pressentir à d’autres.
     À cet échec je ne vois d’autre explication que la limitation de l’art, en tant que tel, qui empêche l’artiste de faire abandon de son art à 1a Réalité dont celui-ci est une approche. »

« L’impasse mystique de l’art », Le monde est intérieur, Seuil, 1965, p. 58.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?

28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait « religieuse », mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot « poésie » que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

17 décembre 2020

     Un blog du journal La Croix signale la parution d’un livre de Philippe François : Anthologie protestante de la poésie française, qui comprend, entre autres, des textes de Pierre Emmanuel.

     On peut lire l’article ici.


5 décembre 2020

     Le site Vaticannews présente une interview de Gilles Baudry : « La poésie, «chant de l’être» à transcrire selon la musique des mots ». Ce dernier y rappelle Pierre Emmanuel en ces termes :
     « Notre soif, notre faim - de Dieu, ou indirecte. La grande question de Pierre Emmanuel [poète français du 20e siècle ndlr], qui le hantait à la fin de sa vie, était: «qu’est-ce qui peut bien donner faim de Dieu aux hommes ?».

     On peut lire l’article ici.


26 novembre 2020

     Centenaire Jean Starobinski (1920–2020) : Exposition virtuelle
     La Bibliothèque nationale suisse propose une très riche exposition virtuelle sur Jean Starobinski en l’honneur du centenaire de sa naissance. Elle comporte entre autres deux lettres de Pierre Emmanuel, circonstanciées, et une lettre de Jean Starobinski à François Lachenal qui évoque les envois faits pour un anniversaire de Pierre Emmanuel.

     On peut voir ici son vernissage virtuel et regarder l’exposition.


 

Octobre-décembre 2020

     Anne-Sophie Constant publie un article sur Pierre Emmanuel : « Vaincu, vainqueur voleur du Souffle et custode du Vent. », dans le numéro 155 de Transversalités. Poésie et transcendance, Octobre-décembre 2020.


21 octobre 2020

     Le site Art côte d’Azur présente l’exposition « Sosno squatte l’Amérique » et rappelle que le premier livre de l’artiste, Sacha Sosnowski, fut préfacé par Pierre Emmanuel et le professeur Wolff, prix Nobel.

     On peut lire l’article ici.


18 octobre 2020

     Luc de Goustine rappelle un souvenir le liant à la fois à Michaël Lonsdale et Pierre Emmanuel sur le site Mauvaise nouvelle, dans un article intitulé « Michaël Lonsdale, confidence posthume… »

     On peut le lire ici.


5 octobre 2020

     À l’occasion de la mort de Claude Vigée, poète et grand ami de Pierre Emmanuel, décédé le 2 octobre 2020, 

     - Michaël de Saint-Chéron rappelle leurs liens dans un article paru sur L’obs : « Claude Vigée est mort à 99 ans, c’était un grand poète qui savait « danser sur l’abîme ».
     On peut le lire ici.

     - Anne Mounic rend hommage au poète dans la revue Temporel au nom de l'Association des Amis de l'œuvre de Claude Vigée. Elle y mentionne elle aussi les liens qui l'unissaient à Pierre Emmanuel.
     On peut lire l'article ici.

      - évoque à son tour les deux poètes dans un article paru le 08 octobre 2020 dans Le Monde.
     On peut le lire ici.




     Plusieurs pages du site rappellent l'amitié et l'estime qui unissaient les deux poètes. Pour les consulter, taper "Vigée" dans le moteur de recherche en haut de la page.

On trouvera ici, exceptionnellement, en hommage à Claude Vigée, le récit de leur première rencontre, telle qu'il la racontait dans La Faille du regard en 1987.

 


3 octobre 2020

     Sur Radio-Prague international, Jan Zatloukal présente son livre : L’exil de Jan Čep, écrivain tchèque exilé à Paris en 1948 et son amitié avec Pierre Emmanuel, qui l’incita à écrire son autobiographie : Ma sœur l’angoisse.

     On peut lire l’interview ici.


23 septembre 2020

     La revue La Nef publie un article de Marie-Hélène Verdier : « Le combat avec l’ange – L’actualité de Pierre Emmanuel ».

     On peut le lire ici.