PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Septembre 2021


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 12 au 19 septembre (ci-dessous).

L'extrait du mois :
    
- « Combat spirituel », Jour de colère, Éd. Charlot, coll. « Fontaine », Alger, 1942, p. 46. Œuvres poétiques complètes, vol. I, L’Âge d’Homme, 2001, p. 152.
     - « À la limite », Le monde est intérieur, Seuil, 1967, p. 312-313.

Une étude inédite de Pierre Bogaert (Université de Louvain - Abbaye de Maredsous) sur la dédicace de Tombeau d'Orphée.

 


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

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     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

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Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel.


 La lettre de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel et le bulletin d'adhésion 2019. Merci aux généreux donateurs !



IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


• Rappel : les liens sont visibles lorsqu'on passe sur le texte.

 
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Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2019Bulletin d'adhésion 2019

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

12 septembre

12 septembre 1959

     « À Knokke-Le Zoute, devant trois cents poètes de quarante-deux pays, le moscovite Kirsanov et le parisien Pierre Emmanuel passionnent les débats sur la poésie et l’avenir des hommes », article de Maurice Chapelan dans Le Figaro littéraire, p. 3. « à 11 h 15, toutes ces contradictions, sans doute fécondes, vont se résoudre dans le creuset de l’enthousiasme soulevé par l’intervention du poète Pierre Emmanuel, d’une éloquence magistrale : tête et cœur. […] Toute la salle debout fait une longue ovation à Pierre Emmanuel. / Il me faut bien dire, maintenant, que lorsque celui-ci interpella Kirsanov – qui n’était pas dans la salle – quelqu’un courut le chercher dans le hall. Kirsanov entra, écouta quelques secondes l’orateur… puis s’empressa de discrètement ressortir. »

 

13 septembre

13 septembre 1957

     « La vérité tout court », article de Pierre Emmanuel dans Témoignage chrétien, n° 688, p. 16. « Savoir ce que parler veut dire : c’est – n’en doutons pas – la devise de l’homme politique. Il est entendu que les discours, déclarations, proclamations et autres actes rhétoriques sont des engagements publics, et que la bonne foi, cette vertu des gens au pouvoir, s’atteste surtout en paroles. Il est non moins entendu que de tous les charismes politiques, l’absence de mémoire – ou le déplacement des intentions dans la mémoire – est le plus utile, donc le plus précieux. »

 

14 septembre

14 septembre 1956

     « La marée montante », article de Pierre Emmanuel dans Témoignage chrétien, n° 636, p. 2. « On dit que la jeunesse est indifférente : il serait plus honnête de s’avouer qu’elle est fataliste par nécessité. Abandonnée à elle-même, elle essaie de se glisser comme elle peut dans l’existence, avec un mélange de désespoir et d’espoir également aveugles. Elle désespère de l’histoire qu’on lui fait, mais elle garde en soi cette confiance qui est le propre de la vie. »

 

15 septembre

15 septembre 1982

     « Au commencement », conférence de Pierre Emmanuel publiée dans Impacts, n° 3, 15 septembre 1982, p. 5-22. « Le texte qu’on va lire est le discours prononcé à la clôture de la “Rencontre sur l’unité culturelle des deux moitiés de l’Europe”, rencontre qui eut lieu à Rome à la fin de novembre 1981 à l’initiative des Recteurs des Universités de Lublin et du Latran. » « Parler à la fin, pour un poète, est un honneur redoutable : car le poète est l’homme du commencement. Fasciné par l’origine, l’Alpha des choses : et par ce qu’il y a d’original en toute situation humaine. Sa nature est d’être un point d’émergence de la réalité inchoatique, mal dégagée d’une épaisseur, d’une confusion, d’un mélange et comme d’une mêlée: bref, d’un état que, faute de le pénétrer pour le connaître, nous symbolisons sous le nom de chaos. Cette réalité émergente est humaine, pressentie, imaginée, conçue, dans l’homme, par l’homme, en relation à l’homme : le mot homme entendu non seulement comme l’individu, mais comme l’englobant de toute expérience humaine, de toute forme d’humanité. »

 

16 septembre

16 septembre 1994

     Robert Masson, « Comme il nous manque », France Catholique, n° 2466, 16 septembre 1994, p. 14-15. « Dix ans déjà que Pierre Emmanuel n’est plus, pour reprendre les mots que l’on emploie faute d’en trouver d’autres. Et bien que l’on en sache la radicale insuffisance. Car s’il en est un qui n’a pas cessé d’être, c’est bien cet homme tout de présence, et qui le demeure. Par son œuvre inépuisable, mais aussi par cette empreinte dont il a marqué ceux qui l’ont connu et qui lui sont à jamais redevables.
     Nous étions de ceux-là, nous autres à qui Pierre Emmanuel a fait la grâce d’une collaboration de chaque semaine les quatre dernières années de sa vie. Grand œuvre avant la lettre et qui était bien de l’ordre de cet ultime ouvrage paru sous ce titre à quelques jours, pour ne pas dire à quelques heures seulement de sa mort. Cosmogonie par le souffle, elle était aussi une cosmo-agonie, comme l’écrit ici même son ami de si longue date, Claude Vigée.
     Pierre Emmanuel ne nous proposait pas une approche en surface de l’événement. Dans chaque numéro il disposait d’une pleine page, la dernière, dans le format de l’époque, qui lui permettait tous les développements. »

 

17 septembre

17 septembre 1982

     « Vivre libre ou mourir », article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1866. « Identifier liberté et bonheur, c’est faire un contre-sens de principe entre la satisfaction réitérée de besoins croissants et l’accord d’un être avec sa fin absolue. Notre société chasse les individus hors d’eux-mêmes, vers des objets de plus en plus centrifuges, les soumettant à une sujétion qui anémie en eux la liberté, qu’ils confondent avec la libération de leurs désirs.
     Saurions-nous encore ce qu’est la liberté s’il nous fallait défendre demain, non le droit au bonheur tel que le conçoit notre société permissive, mais celui bien plus fondamental de la personne humaine à la transcendance de la vérité ? »

 

18 septembre

18 septembre 1963

     Jean Lebrau, « Deux nouveaux ouvrages de Pierre Emmanuel », Éclair-Pyrénées, 18 septembre 1963, p. 2. « Deux nouveaux ouvrages de Pierre Emmanuel justifieraient s’il en était encore besoin le choix par l’Académie pour son Grand Prix de Poésie de cet écrivain dont la richesse de pensée nous fait hélas ! mesurer notre propre indigence, et qui d’autre part poursuit depuis son premier recueil une quête en poésie dont l’inquiétude du chrétien est le levain, là encore enrichissant sans cesse nos méditations par la sienne… cri astringent dont la strideur dessèche – au plus lointain de ses nerfs l’infini – j’ai soif… l’abîme est cette éponge rêche – Jésus pour nous en exprime la nuit. »

 

19 septembre

19 septembre 1983

     Écriture de « Vanité des vanités », article à paraître dans France catholique. « [D]epuis quinze ans, j’ai très souvent été invité à donner des conférences sur la politique culturelle, la réforme de l’école, l’avenir de l’audiovisuel, mais très rarement sur la poésie, qui, elle, ne survit qu’aux catacombes.
     Je le fus pourtant il y a trois mois à Montpellier, pour, me disait-on, “couronner” une quinzaine d’“animation” poétique pendant laquelle tous les poètes du Languedoc étaient supposés s’égailler dans les campagnes. L’“animateur” de ce genre très officiel, sorte d’agitprop pour qui j’avais la pénible impression d’être un objet encombrant, se martelait du poing sur le front en menaçant devant moi les gens de Béziers qui résistaient à sa fureur animatrice : “Je finirai bien par leur enfoncer la culture dans le crâne, à ces Biterrois !” Ce qu’il fit sans doute toutes affaires cessantes, pour se consoler pour avoir si peu “animé” les Montpelliérains à m’entendre parler de poésie. J’eus un public d’une douzaine de personnes, mais c’étaient de vrais amateurs. En 1936, dans une salle qui peut contenir mille personnes, Paul Claudel avait eu lui aussi douze auditeurs, dont trois prêtres, deux religieuses, ma petite amie de l’époque et moi… »

 

 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

Combat spirituel

     Quand la vie étreignant avec fureur la Mort
     et pénétrant ses chairs avec dent, griffe et sexe
     quand la vie possédant la Mort et traversant
     le cadavre de son amour avec la Mort
     sortira de soi-même et de sa mort, couverte
     de sperme, de plasma sidéral et d’enfer,
     quand les ténèbres de la Mort seront derrière
     et la vie protégée de soi par l’épaisseur
     innombrable de toutes morts amoncelées,
     elle verra la Bête assise sur son dieu
     s’enfuir, abandonnant ses chairs avec ses armes
     ongles, cornes et crocs et jusqu’à l’affreux sang
     qui acérait les poils posthumes du néant.

Jour de colère, Éd. Charlot, coll. « Fontaine », Alger, 1942, p. 46.

__________________

Prose

     « Aucune technique du silence, fût-elle poussée jusqu’à l’extrême contrôle de soi, ne peut faire silence sans Dieu. C’est Lui – le Silence – qui fait le silence. Une technique peut être utile pour dégager les abords de l’âme, aplanir les sentiers en vue de Dieu : aucune n’est nécessaire, quand Dieu, en silence, choisit de faire sa demeure en nous. Au contraire, leur usage systématique, s’il peut mener à des performances de l’homme, risque de déloger l’homme de ce silence qui ne lui appartient pas et ne se laisse point approprier de lui.
     Le Silence est Dieu. Le silence est notre rencontre avec Dieu. Ce n’est pas nous qui rencontrons Dieu, mais Dieu qui nous rencontre. Dieu, en vue de cette rencontre, nous prend en Lui dans l’abandon que nous lui faisons de nos puissances et d’abord de notre pouvoir de faire silence en nous.
     Quand nous n’en pouvons plus de l’extériorisation continuelle à quoi le monde moderne nous soumet, Dieu, par grâce, nous donne de nous abandonner, et dans notre impuissance Il nous attend et nous recueille. Quand nous n’en pouvons plus du silence de Dieu et que nous sommes tentés de l’identifier à son absence, Dieu, par grâce, étend sa main, et nous fonde à nouveau dans le silence où nous n’entendons même plus son Nom. Et quand nous n’en pouvons plus de notre propre mutisme, tout incapables de nous dire à nous autant que de nous communiquer à personne, quand nous sommes non seulement muets, mais désespérément enténébrés et durcis, Dieu, par grâce, accepte notre néant comme une dernière demeure – le tombeau d’où nous sommes ressuscités avec Lui.
     Qui renonce définitivement au silence, il se renonce dans le silence de Dieu. Les saints de notre temps sont au milieu de nous, partageant notre agitation, notre névrose : prenant sur eux tout notre affreux bruit jusqu’à n’ouïr plus la voix de Dieu même ; prenant sur eux le mutisme apparent de Dieu jusqu’à n’ouïr que l’écho néant de leur voix. Et c’est dans cet inexprimable abandon où tout vocable est vain, toute prière vide, qu’une source ignorée d’eux-mêmes jaillit d’eux sur notre aridité. »

« À la limite », Le monde est intérieur, Seuil, 1967, p. 312-313.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?

28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait « religieuse », mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot « poésie » que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

5 août 2021

     Jacques Le Goff rappelle dans un article de Ouest-France, « La personne, “meilleur candidat” », un propos d’Emmanuel Mounier dans un échange radiophonique avec Pierre Emmanuel en 1949 :
     « Le fondateur de la revue Esprit a proposé maintes définitions de la personne, mais l’une des meilleures se trouve dans un propos échangé avec le poète Pierre Emmanuel, en 1949, à la radio : “Il faut d’abord que chacun apprenne à se tenir debout tout seul. La personne, c’est la puissance d’affronter le monde, l’opinion, la lâcheté collective. C’est la capacité de faire silence, de se recueillir, d’alterner la vie intérieure et la vie exposée : c’est le goût du risque, le courage intellectuel, l’irréductible assurance de celui qui sait pourquoi, éventuellement, mourir.” »

     On peut lire l’article ici.


16 mai 2021

     Le journal « Liberté » publie « Jean El-Mouhoub Amrouche, Une vie dédiée à la poésie, la radio… et la politique », écrit par Salem Remane. Ce dernier rappelle les grands entretiens et nomme Pierre Emmanuel.

     On peut le lire ici.


29 avril 2021

     Un article d’Hafid Adnanisur Jean Amrouche rappelle ses grands entretiens avec penseurs et poètes, dont Pierre Emmanuel.

     On peut le lire ici.


Mars 2021

     Mme Odette David, poète, a donné très généreusement à l’Association les lettres que Pierre Emmanuel lui avait écrites lorsqu’elle lui demandait conseil pour son écriture et l’ensemble des œuvres du poète qu’elle possédait.


12 mars 2021

     Dans un article du journal La Croix, Sœur Dominique, de l’Abbaye Notre-Dame de Maumont, qui correspondit avec Pierre Emmanuel à la fin de sa vie, cite quelques vers de La Colombe :
« Ne comprenez-vous pas l'imminence de l'homme ?
êtes-vous tellement endurcis par la peur ?
(...)
Ah, si j'avais les ailes de la Colombe ! »

     On peut consulter l’article ici.


25 février 2021

     Le poète Philippe  Jaccottet est mort à l’âge de 95 ans. En son honneur, voici ce qu’il écrivait le 26 avril 1958 dans La Gazette de Lausanne (p. 14), rappelant sa première rencontre de Pierre Emmanuel :
     « Je me souviens encore très bien de ce jour de la dernière guerre (en 42 ou en 43) où Pierre Emmanuel était venu parler de la poésie française à l’Université de Lausanne, devant un auditoire comble et passionnément attentif : la guerre avait réveillé les sentiments nobles (en même temps qu’elle libérait les pires instincts), toutes sortes de poèmes, que nous ne pouvons plus lire aujourd’hui, nous touchaient pour d’évidentes raisons. Pierre Emmanuel avait lu de lui, je ne l’ai pas oublié non plus, un vaste poème intitulé "Ah ! si j’avais les ailes de la colombe !", et dans ce grand ruissellement d’images et de rêve, nous nous étions baignés avec émotion. Puis, de ce poète qu’on avait porté aux nues, on ne parla presque plus ; Pierre Emmanuel dut souffrir de ce retour à l’obscurité, de cette chute de tension, mais son nouveau recueil, Versant de l’âge (Éditions du Seuil), prouve qu’il n’a pas abdiqué, qu’il a changé, donc qu’il est demeuré vivant. »


9 février 2021

     Chroniques d’architectures s’intéresse aux ministres de la Culture. Il rappelle à cette occasion la « querelle » entre Maurice Druon et Pierre Emmanuel « enterre une avancée de la Nouvelle société et provoque la démission du Conseil du développement culturel créé en 1971. »

     On peut lire l’article ici.


26 janvier 2021

     Mme Claude Lafont présente une conférence sur Dieulefit durant la dernière guerre. Elle y évoque l’histoire qui amena à l’accueil des réfugiés et parmi eux Pierre Emmanuel.


17 décembre 2020

     Un blog du journal La Croix signale la parution d’un livre de Philippe François : Anthologie protestante de la poésie française, qui comprend, entre autres, des textes de Pierre Emmanuel.

     On peut lire l’article ici.


5 décembre 2020

     Le site Vaticannews présente une interview de Gilles Baudry : « La poésie, «chant de l’être» à transcrire selon la musique des mots ». Ce dernier y rappelle Pierre Emmanuel en ces termes :
     « Notre soif, notre faim - de Dieu, ou indirecte. La grande question de Pierre Emmanuel [poète français du 20e siècle ndlr], qui le hantait à la fin de sa vie, était: «qu’est-ce qui peut bien donner faim de Dieu aux hommes ?».

     On peut lire l’article ici.


26 novembre 2020

     Centenaire Jean Starobinski (1920–2020) : Exposition virtuelle
     La Bibliothèque nationale suisse propose une très riche exposition virtuelle sur Jean Starobinski en l’honneur du centenaire de sa naissance. Elle comporte entre autres deux lettres de Pierre Emmanuel, circonstanciées, et une lettre de Jean Starobinski à François Lachenal qui évoque les envois faits pour un anniversaire de Pierre Emmanuel.

     On peut voir ici son vernissage virtuel et regarder l’exposition.


 

Octobre-décembre 2020

     Anne-Sophie Constant publie un article sur Pierre Emmanuel : « Vaincu, vainqueur voleur du Souffle et custode du Vent. », dans le numéro 155 de Transversalités. Poésie et transcendance, Octobre-décembre 2020.


21 octobre 2020

     Le site Art côte d’Azur présente l’exposition « Sosno squatte l’Amérique » et rappelle que le premier livre de l’artiste, Sacha Sosnowski, fut préfacé par Pierre Emmanuel et le professeur Wolff, prix Nobel.

     On peut lire l’article ici.


18 octobre 2020

     Luc de Goustine rappelle un souvenir le liant à la fois à Michaël Lonsdale et Pierre Emmanuel sur le site Mauvaise nouvelle, dans un article intitulé « Michaël Lonsdale, confidence posthume… »

     On peut le lire ici.


5 octobre 2020

     À l’occasion de la mort de Claude Vigée, poète et grand ami de Pierre Emmanuel, décédé le 2 octobre 2020, 

     - Michaël de Saint-Chéron rappelle leurs liens dans un article paru sur L’obs : « Claude Vigée est mort à 99 ans, c’était un grand poète qui savait « danser sur l’abîme ».
     On peut le lire ici.

     - Anne Mounic rend hommage au poète dans la revue Temporel au nom de l'Association des Amis de l'œuvre de Claude Vigée. Elle y mentionne elle aussi les liens qui l'unissaient à Pierre Emmanuel.
     On peut lire l'article ici.

      - évoque à son tour les deux poètes dans un article paru le 08 octobre 2020 dans Le Monde.
     On peut le lire ici.




     Plusieurs pages du site rappellent l'amitié et l'estime qui unissaient les deux poètes. Pour les consulter, taper "Vigée" dans le moteur de recherche en haut de la page.

On trouvera ici, exceptionnellement, en hommage à Claude Vigée, le récit de leur première rencontre, telle qu'il la racontait dans La Faille du regard en 1987.

 


3 octobre 2020

     Sur Radio-Prague international, Jan Zatloukal présente son livre : L’exil de Jan Čep, écrivain tchèque exilé à Paris en 1948 et son amitié avec Pierre Emmanuel, qui l’incita à écrire son autobiographie : Ma sœur l’angoisse.

     On peut lire l’interview ici.


23 septembre 2020

     La revue La Nef publie un article de Marie-Hélène Verdier : « Le combat avec l’ange – L’actualité de Pierre Emmanuel ».

     On peut le lire ici.