PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Août 2018


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 19 au 26 août (ci-dessous).

L'extrait du mois :
     - « Nous enfants d’Hiroshima », d’abord paru dans Esprit, 1955, n° 8, p. 1332 sq. (repris dans Versant de l’âge, Seuil, 1958).

     - « La liberté de l’artiste et de l’écrivain », conférence prononcée le 8 mai 1952 à la Semaine des intellectuels catholiques, publiée in L’Église et la liberté, Pierre Horay, coll. « Flore », p. 161-170.

• De nouveaux enregistrements.

Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel.

 La lettre de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel et le bulletin d'adhésion 2018. Merci aux généreux donateurs !



IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


• Rappel : les liens sont visibles lorsqu'on passe sur le texte.
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Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2018Bulletin d'adhésion 2018

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

19 août

19 août 1983

     « Machines à tuer ou consciences qui tuent », article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1914. « Je ne partage guère la bonne conscience de ceux qui, en somme, ont besoin de croire que l’homme est bon et qu’une société plus “libérée” ou plus “scientifique” le rendra progressivement et définitivement le meilleur possible. D’autant plus que je serais bien incapable de définir aujourd’hui une morale quelconque, notre société des mœurs et des modes semblant souffrir durablement d’une pénurie (que je trouve angoissante) de valeurs et des mots pour les nommer. Mais je ne pense pas davantage que les plus grands coupables soient nécessairement les criminels reconnus : ils peuvent même ne l’être nullement, être tenus pour particulièrement vertueux et sociables. Ma modeste expérience de la nature humaine – bien limitée si je la compare à celle de certains romanciers, de quelques rares grands psychologies, et surtout de la plupart des saints – me montre assez que notre âme est le lieu d’une méchanceté fondamentale, la plus discrète, la plus masquée, la plus férocement subtile aussi. Chacun ou presque est un maniaque qui s’ignore et n’en opère pas moins avec une intelligence inconsciente à laquelle, sans le savoir, il prend plaisir. S’il est averti des ressorts de sa manie, et qu’il en use si j’ose dire à bon escient, il peut y trouver une joie de l’esprit digne de la perversité la plus démoniaque. »

 

20 août

20 août 1941

     Lettre à Pierre Seghers. « Je crois que si, dans quelque temps, vous voulez éditer un livre de poèmes actuels, je pourrai vous en donner un certain nombre d’assez puissants. Je viens d’achever une trilogie intitulée  « Prophétie sur les Nations », que j’ai envoyée à Confluences, mais dont la violence effraiera peut-être les rédacteurs de cette revue. Je vous l’envoie, et ce n’est qu’un échantillon de mon travail de ces derniers mois. J’ai en ce moment la matière de plusieurs livres : Hymnes Orphiques, Le Poëte et Son Christ, Hic et Nunc, et je souhaite que Jour de Colère paraisse rapidement et fasse son effet. Mais je n’en ai aucune nouvelle… »

 

21 août

21 août 1980

     « La force des habitudes », article de Pierre Emmanuel dans Le Figaro, p. 1, 5. « À en juger sur les apparences, M. Giscard d’Estaing fait tout son possible, peut-être désespérément, pour épargner aux Français – mais s’épargne-t-il à lui-même ? – la vision du tragique inhérent à l’histoire. En ce sens, il est radicalement anti-gaullien : trop mesuré pour percevoir la démesure de certaines idéologies, de certains fanatismes, ou des ruptures de civilisations entières que produit la technologie. Il croit à la rationalité inéluctable d’un monde où la science finira par pénétrer même la politique. »

 

22 août

22 août 1939

     Lettre à Jean Ballard. « Je prépare en ce moment un livre de poèmes orphiques, que mon ami Jean Lescure a bien voulu prendre à sa charge, dans la nouvelle Collection poétique présentée par Flory.
     Je serais heureux, si, dans quelque temps, les Cahiers du Sud me favorisaient d’une de leurs plaquettes, qui font tant pour la poésie. Ne voyez ici qu’un souhait, et non une demande : car je connais les difficultés que soulève l’impression d’un livre, pour les avoir un peu vécues, aux Nouvelles Lettres… »

 

23 août

23 août 1958

     Pierre de Grandpré, « Versant de l’âge, de Pierre Emmanuel », Le Devoir, Montréal, 23 août 1958, p. 11. « Au tournant de la quarantaine qu’il dépasse de peu, à quels grands thèmes le poète Pierre Emmanuel, révélé au temps de l’occupation par une poésie à la fois civique et métaphysique, va-t-il appliquer les fers brûlants de sa haute et exubérante rhétorique ? Il semble que le plus grand thème qui soit, celui de l’Homme, de la condition humaine, des rapports de l’humanité avec l’Être et avec le Divin, soit le seul capable d’offrir à cette poésie torrentielle un objet qui la gonfle et la tende suffisamment pour faire rejaillir jusqu’à nous la pensée et l’émotion. »

 

24 août

24 août 1945

     « La poésie qui naît de la guerre », article de Pierre Emmanuel dans Temps présent, 9e année, n° 53, p. 5. « Quand, avec le recul de l’histoire, on jugera des mouvements profonds de la conscience nationale qui ont préparé les voies de la liberté, on reconnaîtra que les poètes, avec une intuition exacte du drame qui se jouait, surent porter en avant quelques valeurs essentielles, très simples et très communes, mais dont il était urgent de montrer qu’elles étaient l’enjeu même du combat. »

 

25 août

25 août 1974

     Florenne, « Littérature populaire et poésie de la Résistance – Initiation – La femme sans prix », Le Monde, p. 13. « Pierre Emmanuel dénonce la substitution “du non-vivant au vivant” ; le “comportement érotique déformé, dévié” ; l’“unisexe” qui n’est, en fait, que la réduction de la femme à l’homme, au moins dans la mode. Et dénonciation de la société, “qui fait l’argent de plus en plus vite” et exclut donc “l’amour qui se fait lentement” : “Si l’amour, sans qu’elle le dise, est l’ennemi numéro un de notre société, c’est qu’il pourrait, exercé en vue de sa plénitude, devenir un mode tout différent de connaissance (…), une conception du monde.” C’est aussi, plus immédiatement, qu’il est l’“ennemi numéro un” de la production, du rendement économique et du conditionnement socio-politique. D’où une certaine complicité pour l’érotisme en ce qu’il n’est qu’une technique. »

 

26 août

26 août 1955

     « Maroc : L’heure de la fatalité », article de Pierre Emmanuel dans Témoignage chrétien, n° 581 [ ?], 26 août 1955, p. 2. « Tout a suivi l’horaire inexorable de la fatalité. Car toutes les catastrophes ne sont pas subites : il en est, et ce sont souvent les plus grandes, que l’on voit venir de loin, dont on connaît d’avance les raisons, et les moyens qui pourraient les conjurer ; mais les intérêts immédiats, qui fomentent ce qui va venir, c’est en eux qu’on cherche le moyen de s’en défendre, par paresse, par impuissance à briser le statu quoi, par cet étroit machiavélisme de la politique dont l’art consiste à diviser pour régner, à se servir de l’un contre l’autre et en fin de compte à tomber dans le piège qu’on a tendu. Le moment vient où il est trop tard pour une politique quelconque : il se fait alors un étrange remue-ménage, la fébrilité de l’irrésolution précède la paralysie ; l’heure solennelle approche, et tout le monde se mue en Cassandre pour annoncer le massacre et le chaos. »

 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

          Au verbe qui prit chair s’oppose un autre verbe
          Qui prend fer et commence où le premier finit.
          Loin de s’exorciser l’homme s’est fait son maître
          L’esprit masturbateur a conçu l’AntéChrist
          Le messie infernal dont la bonne nouvelle
          Il y a dix ans, le sixième matin d’août
          Convertissait trois cent mille âmes en poussière
          Pour attester sa Pentecôte parmi nous.

          Ce même jour, vêtu de la splendeur du Père
          Jésus se révélait aux siens sur le Thabor.
          Ils ne furent que trois à contempler sa gloire
          Tandis qu’aux yeux du monde entier fulgure encor
          Ta visitation éblouissante et noire
          Satan d’Hiroshima, vrai Père, seul Baal
          Créateur du chaos insufflateur du vide
          Légion dont l’atome est la custode, Époux
          De la Destruction ta mère toujours vierge
          Toi l’incube innombrable auquel chacun de nous
          Donne sève : l’homme jaillit jusqu’à l’Orbite
          Dont la paupière était l’hymen de l’Unité
          Et son orgueil volant en éclats précipite
          La déflagration de son ubiquité.

« Nous enfants d’Hiroshima », d’abord paru dans Esprit, 1955, n° 8, p. 1332 sq. (repris dans Versant de l’âge).

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Prose

     « Rien absolument n’arrêtera ceux d’entre nous qui, comme Bernanos, oseront dresser face au monde ces absurdes, ces formidables figures dont les livres de l’auteur de La joie nous donnent la vraie dimension, et grâce auxquelles notre univers n’est pas encore tout à fait un univers de pygmées. Mais que ceux‑là refusent de subir, de la part de ceux qui se prétendent des leurs, cet interrogatoire d’identité, ce questionnaire de responsabilité, qui ne sont rien d’autre que les répertoires des compromissions qu’acceptent les faibles pour que l’illusion de croire leur soit laissée. Qu’ils ne cèdent ni à l’appel de l’Histoire, ni à celui des Besoins de leur Temps, ni à celui de la Lutte pour la Paix, ni à celui de la Croisade pour la Liberté, ni à cette autre sirène moderne, toute de gris vêtue, et qui porte le nom feutré de neutralisme. Qu’ils soient vrais en toute circonstance et n’hésitent pas à aller jusqu’au bout de la vérité telle que l’enseigne leur foi : vérité qui ne peut être injuste ni partisane, qui ne saurait aller contre l’homme mais le pousse au contraire vers sa destination. Dieu ne leur en demande pas davantage : tout le reste ‑ la force de leur parole, sa conformité à l’attente des âmes, à cette soif de justice qui est l’honneur de notre monde mais se change si vite en un terrible orgueil ‑ tout le reste, et la beauté même qui est trop souvent l’idole de l’art, leur sera donné de surcroît. »

« La liberté de l’artiste et de l’écrivain », conférence prononcée le 8 mai 1952 à la Semaine des intellectuels catholiques, publiée in L’Église et la liberté, Pierre Horay, coll. « Flore », p. 161-170.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?
 

Éditions, rééditions…

On en parle...

17 août 2018

     Michaël de Saint-Chéron cite un poème du Jacob de Pierre Emmanuel dans un hommage à Soulages publié sur le site La règle du jeu.

     On peut le lire ici.


4 juillet 2018

     Le grand poète et romancier Georges-Emmanuel Clancier est mort ce matin. Les journaux rappellent à cette occasion sa proximité avec Pierre Emmanuel durant la guerre, en particulier comme membres du comité de rédaction de Fontaine. Ils s'étaient rencontrés pour la première fois aux journées de Lourmarin, en septembre 1941. G.-E. Clancier, qui, comme Pierre Emmanuel, fut un temps président du PEN Club, racontait dernièrement leurs premières rencontres dans son dernier ouvrage : Le Temps d’apprendre à vivre, que le site signalait en février 2016 (cf. ici)

     On peut lire ici un extrait de Pierre Emmanuel sur Georges-Emmanuel Clancier,

     Et ici un extrait de Georges-Emmanuel Clancier sur Pierre Emmanuel.


29 mai 2018

      Les « Nuits de France Culture » diffusent une nouvelle fois l’émission « Dialogues » du 23 janvier 1973 qui « avait réuni Pierre Emmanuel et René Diatkine président de la commission du développement  culturel et René Diatkine, psychiatre et psychanalyste pour dialoguer sur la thématique de la créativité et les âges de l'homme.
     Pierre Emmanuel y analysait ainsi la place de l'imagination :
     “À mon sens, la formation actuelle privilégie l'intelligence abstraite au détriment de ces forces plus immédiates que sont l’affectivité cherchant sa forme et l'imagination, c'est à dire le moyen de transformer le monde par les images qu'on s'en donne. Et je pense que l'imagination dans cet ordre d'idée est aussi importante pour le savant qu'elle l'est pour l’artiste et que finalement le moment imaginaire initial est assez analogue chez l'un comme chez l'autre.” » (Notice INA)

     On peut l’écouter ici.


29 mai 2018

     Les Éditions Honoré Champion publient un ouvrage d’Arnaud Despax, membre du Centre de recherche Pierre Emmanuel : Totalité et poésie au XXe siècle, fruit de sa thèse de doctorat, dont un tiers est consacré à l’œuvre de Pierre Emmanuel.

 

Bon de commande

 


27 mai 2018

      Le journal Le Télégramme rend compte de l’hommage aux résistants morts au maquis de Kerguiniou (Côtes du Nord) le 23 mai 1944. Le « fils d’Yves Derriennic qui était lui-même enfant soumis au chantage des Allemands pour dénoncer son père, fusillé à 32 ans. Le jeune père de famille travaille depuis quinze ans à la collecte des témoignages des résistants encore en vie. « Cela donne un sens concret aux valeurs humaines », a-t-il résumé après avoir évoqué la soif rageuse d’être libre, exprimée dans un poème de Pierre Emmanuel. »

     On peut lire l’article ici.


7 mai 2018

     Alexandre Gefen écrit sur le site du CNRS « “Écrivez partout” : Mai 68 et la littérature » :
     « Michel Butor, Jacques Roubaud, Jean Duvignaud, Nathalie Sarraute et Jean-Pierre Faye viennent occuper l’hôtel de Massa de la Société des gens de lettres pour fonder l’Union des écrivains (UE), vite rejoints par Sartre, Beauvoir, Leiris, Pingaud, Michaux sous le regard parfois sceptique, mais souvent enthousiaste, des anciens, Mauriac, Malraux, Pierre Emmanuel et Vercors. »

     On trouve l’article ici.


Mai 2018

     La revue Liturgie, publiée par la Commission francophone cistercienne, fait paraître un long article d’Anne Simonnet sur Pierre Emmanuel (p. 96-122) dans un numéro consacré à la poésie.




19 avril 2018

     Roselyne Chenu fait paraître un ouvrage essentiel aux éditions du Félin : En lutte contre les dicatures : Le congrès pour la liberté de la culture (1950-1978).
     Assistante de direction du Congrès pour la liberté de la Culture, elle y a longtemps travaillé avec Pierre Emmanuel. Son témoignage est d’autant plus important qu’elle demeure la seule survivante du secrétariat international.