PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Janvier 2020


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 19 au 26 janvier (ci-dessous).

L'extrait du mois :
     - « Vision des exclus », Babel, DDB, 1951, Œuvres poétiques complètes, vol. I, L’Âge d’Homme, 2001, p. 657.

     - « 1968, “La prise de parole” », Culture, noblesse du monde, Seuil, 1980, p. 26-27.

• « Chemins de la poésie, Enquête de Dominique Arban : « Le poète est celui qui se surmonte pour agir et créer », répond Pierre Emmanuel », Combat, 16 mai 1947, p. 2.


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

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     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

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Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel.


 La lettre de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel et le bulletin d'adhésion 2019. Merci aux généreux donateurs !



IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


• Rappel : les liens sont visibles lorsqu'on passe sur le texte.
               Pierre Emmanuel a sa page facebook (ici).

 
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Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2019Bulletin d'adhésion 2019

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

19 janvier

19 janvier 1979

     Alain Bosquet, « Les interrogations de Pierre Emmanuel », Le Monde, p. 13. « [D]ans les Cantos et les Chansons du dé à coudre, [Pierre Emmanuel] se fait élégiaque, oublie ses colères et traduit de la vie intime comme de la vie publique un aspect plus riant, sans qu’il soit mineur.
     Peut-être n’a-t-on pas attaché assez d’importance à une veine plus secrète de sa poésie : celle où, dans un langage étonnamment concis, Pierre Emmanuel exprime ses incertitudes, son combat avec lui-même, son besoin aussi de ne pas céder trop vite à la lumière déjà faite, mais où il évolue devant la lumière à faire. Ce lyrisme-là, comme extorqué à la conscience et encore plongé dans l’inconscient, il le pratique en amoureux de chaque syllabe, un peu en héritier de Baudelaire et de Hölderlin. Jadis, Visage nuage, entre autres, nous donnait de son introspection une vue presque monastique. Aujourd’hui, Una ou la mort la vie renouvelle, en la modernisant, la même expérience. »

 

20 janvier

20 janvier 1972

     Christian Dedet, « Pierre Emmanuel et Maurice Clavel », Combat, p. 1, 4. « Quand une civilisation commence à succomber sous le poids de la barbarie, il reste deux attitudes à ceux qui s’efforcent de ranimer la petite flamme vacillante de ce qu’il faut bien désigner aujourd’hui par ce terme ambigu de culture. Deux attitudes qui viennent d’être illustrées récemment et dont Maurice Clavel d’une part, Pierre Emmanuel d’autre part pourraient être les figures de proue. […] Ne nous y trompons pas : bien qu’académicien, Pierre Emmanuel est de ceux qui veulent changer la vie. Il serait même utile de préciser qu’une probité intellectuelle assez rare aujourd’hui lui fait retourner l’arme de la formule contre sa propre poitrine : “Change ton cœur, et tu vivras”. Il est de ceux qui acceptent encore d’aller avec un peu de cendres au front. Mais au nom de cette culture – disons plutôt cette exigence d’homme – que l’époque écrase quand elle ne la colonise pas, il a choisi d’agir à la manière des rivières souterraines. Orienter, suggérer, infléchir : qui sait si à la sortie du tunnel, à défaut d’avoir été entendu, il n’aura pas maintenu une présence. »

 

21 janvier

21 janvier 1980

     Diffusion de l’émission « Un livre, une voix » de France culture consacrée à Duel. « Au-dessous de l’ordre des choses, de l’ordre des apparences, il y a l’ordre des réalités profondes. Là, s’établit entre les êtres, par l’art en particulier, une osmose que le discours intellectuel ne permet pas. Et donc il me semble que, pour un lecteur de poésie, se familiariser à une image, ou la sentir surgir en lui, c’est aussi mieux se connaître. Et mieux se connaître dans une zone de l’être qui n’est pas nécessairement exprimable par le langage intellectuel. Et même qui, souvent, est ineffable, dans l’ordre intellectuel. »

 

22 janvier

22 janvier 1955

     Diffusion du troisième entretien de Pierre Emmanuel avec Jean Amrouche dans la série « Des idées et des hommes », « Vocation d’un poète ». Avant « Christ au tombeau » : « [J]e crois bien que chacun de nous ne dure que dans la mesure où il s’exprime dans son langage, où il se fait langage. Eh bien, j’en étais arrivé à un point où je ne pouvais plus me faire langage. Et cela signifiais très exactement ceci, que d’une part je n’arrivais pas à m’intéresser aux rapports que j’entourais avec le monde qui m’entourait, avec la vie de l’esprit, avec les connaissances que j’avais jusque-là, avec mes propres recherches, que ce soit dans l’ordre philosophique, puisque je m’en occupais alors ou que ce soit également dans l’ordre littéraire, et cela signifiais aussi que je ne reconnaissais plus rien de ce que j’avais écrit parce que je le reconnaissais trop ; en d’autres mots, ce que j’avais écrit jusque-là, et que je relisais, me semblait, quand je le comprenais, sans aucun intérêt, et quand je ne le comprenais pas, me semblait tout simplement être une espèce de magma verbal. »

 

23 janvier

23 janvier 1953

     Diffusion de la troisième émission de « Soirées avec Saint-John Perse » dans la série « Des idées et des hommes » de Jean Amrouche. Il s’entretient avec Pierre Emmanuel : « [J]e crois que l’enfance mue, à travers une joie nouvelle, et non pas à travers une désillusion. C’est une illusion d’un autre ordre qui se substitue maintenant à l’illusion d’un pays innocent, et d’une tranquillité adorable : c’est l’illusion de l’énergie envahissante, et comme l’appel du monde extérieur qui se fait sentir : appel du voyage, mais aussi appel du désir, appel des choses qui veulent être nommées, c’est au fond une sorte d’agressivité qui monte dans l’enfant et qui va faire de lui un adolescent : « Enfance mon amour, c’est le matin… ». Vous voyez là, une sensualité neuve qui naît : la sensualité véritablement du désir, qui va prendre une forme érotique dans lequel l’élément mâle apparaît, dans lequel la honte apparaît, dans lequel apparaissent toutes ces choses qui ne sont pas dites, mais qui sont suggérées : toutes ces choses qui n’existent que par la tension qui vous portent vers elle. »

 

24 janvier

24 janvier 1974

     Diffusion d’une émission radiophonique sur Sophia dans la collection « Un livre, des voix » de France culture. Pierre Emmanuel s’y entretient avec Philippe Guinard. « [J]e recommanderais à ceux qui éprouvent une certaine difficulté à entrer dans un livre par le début et à en sortir par la fin, ce que je comprends très bien, personnellement, je leur recommanderais de choisir la seconde partie comme point de départ de leur lecture. Cette seconde partie, du moins cette seconde moitié du livre s’appelle “Nef”, et il s’agit essentiellement de la vie d’aujourd’hui, de l’homme d’aujourd’hui dans son débat avec son identité, et aussi de la confusion dans l’univers érotique que nous vivons tous. Là je crois que beaucoup peuvent être touchés directement, et qu’à travers cette sensibilité immédiatement perceptible, ils iront plus avant. C’est un approfondissement, mais un approfondissement qui sera fondé sur leur expérience. »

 

25 janvier

25 janvier 1955

     Enregistrement de la quatrième émission de la série « La vocation poétique, entretiens avec Pierre Emmanuel », dans la collection « Des idées et des hommes » de Jean Amrouche. « Jean Amrouche : “Vous dites d’abord que cette image, du Christ au tombeau, portait en elle toutes les autres à venir, le futur de l’expérience, aussi bien que son passé. Pouvez-vous vous expliquer à ce sujet ? – Pierre Emmanuel : [É]videmment ce que j’ai écrit là correspond à une connaissance postérieure de l’ensemble de mon œuvre, mais si j’en juge par la procession des images qui ont suivi, il est certain que “Christ au tombeau” occupe non seulement une place privilégiée, mais la place de foyer de toutes les autres. »

 

26 janvier

26 janvier 1978

     Enregistrement et diffusion d’une émission radiophonique dans la collection « Parti pris » : « La poésie et l’innommable ». « [La poésie] je ne sais pas si c’est la voie royale de la connaissance, mais pour celui qui s’y est voué comme moi depuis 40 ans et qui ne peut vraiment penser jusqu’au bout que par images, c’est certainement une genèse permanente. Non seulement d’un savoir, mais d’un être qui se développe, à la fois en moi et dans l’œuvre tout entière. Il y a un rapport entre cette œuvre, ces thèmes, qui paraissent souvent obscurs au lecteur qui s’en approche sans l’expérience antérieure que je puis en avoir, il y a un rapport entre cette œuvre et le progrès intérieur. Quand je dis progrès intérieur, cela signifie très exactement l’ensemble du comportement devant la vie et la mort, devant le monde et devant l’autre. C’est cela que ma poésie m’enseigne. »



 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

Vision des exclus

Ô Ville je lisais tes cruelles artères
Sur les bras nus des bâtisseurs qui t’élevaient.
À ces mailles du sang nul n’échappe : les rêts
De l’humaine douleur enveloppent la terre

Il suffit d’un seul cœur souffrant pour que le flux
De la colère monte aux genoux de l’histoire,
Et toujours un roseau survit à la mémoire
Pour sentir battre en lui les eaux qui ne sont plus

« Vision des exclus », Babel, DDB, 1951.

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Prose

     « La fin du ministère Malraux fut marquée par les événements de 68, phénomène ambigu qui, étrangement, prit la France par surprise, et dont les traces sont toujours présentes dans les esprits et dans les formes de la culture. Retenons-en, pour notre propos, un climat psychique déjà sensible depuis le début des années 60 aux États-Unis, en Scandinavie, aux Pays-Bas et en Allemagne : la floraison anarchique, apparemment irrépressible, de l’expression spontanée, individuelle et en groupes, avec des trouvailles dans les images et le rythme qui purent faire illusion sur le pouvoir créateur de leurs auteurs. Peut-être ce jaillissement venait-il de l’influence exercée par le théâtre comme action de groupe sur toute une génération soudain libérée dans un immense mimodrame collectif. Il ébranlait, en tout cas, le noble édifice, cher à Malraux et à bien d’autres, d’une culture riche des oeuvres de l’histoire et de leurs valeurs permanentes, conservées par la puissance publique comme un bien national géré par quelques-uns mais appartenant potentiellement à tous. La génération de 68 se mettait d’emblée, avant toute théorie sur la culture, en état d’autogestion culturelle. Le maître mot, pendant dix ans, allait être créativité : mot qui veut dire que chacun est artiste, capable de faire, de « produire », quelque chose qui peut être n’importe quoi. Mais que la spontanéité de l’expression soit identique à la liberté de l’art est chose au moins douteuse : la mesure y fait défaut. »

« 1968, “La prise de parole” », Culture, noblesse du monde, Seuil, 1980, p. 26-27.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?

28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait « religieuse », mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot « poésie » que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

28 octobre 2019

     Les InfosDijon signalent que Michel Lagrange a reçu le 27e prix de l'association des Poètes de l'amitié. Dans son discours de remerciement il a cité Pierre Emmanuel « à partir d'une de ses préfaces où il plaidait pour "un combat intellectuel et spirituel, un élan vers ce qui nous dépasse et nous métamorphose, la poésie comme exercice, comme acte spirituel dont le risque s'inscrit dans l'existence même, ce n'est pas un jeu, c'est une édification de soi, un destin". »

     On peut lire l’article ici.


30 septembre 2019

     À son tour Le Soir de Bruxelles évoque Pierre Emmanuel à propos de la mort de Chirac en rappelant la création de la Maison de la Poésie.

     On peut lire l’article ici.


26 septembre 2019

     Le journal des arts rappelle que M. Jacques Chirac, « l’allié des arts et de la culture », permit la création de la Maison de la Poésie de Paris, à l’instigation de Pierre Seghers et Pierre Emmanuel.
     L'article ne précise pas que, quelques années plus tôt, Pierre Emmanuel avait porté le projet de la Vidéothèque, aujourd'hui "Forum des images" - ce que rappelle un article du Point, ni que M. Chirac l'avait nommé à la tête de l'INA lors de sa création.

 

     On peut lire l’article du Journal des arts ici,
     celui du Point ici.
     Pour en savoir plus sur la vidéothèque, voir ici.


3 septembre 2019

      Le site lapresse.ca rend hommage au journaliste Pierre Nadeau, mort ce 3 septembre 2019. Elle rappelle :

     « C’est le grand poète et futur académicien Pierre Emmanuel qui se prit de sympathie pour le jeune Canadien et qui lui octroya des petites piges à raison de cinq dollars pièce. »

     On peut lire l’article ici.


3 juillet 2019

     L’Express reprend un article de 1981 : « Poésie contemporaine : Orphée pas mort ! » de Claude Michel Cluny. On y lit le nom de Pierre Emmanuel.

     À lire ici.


26 avril – 16 juin

     L’IMEC (Institut Mémoires de l’édition contemporaine) propose, du 26 avril au 16 juin 2019, une grande exposition intitulée Liberté, j’écris ton nom présentant des archives de la vie littéraire sous l’Occupation. Celles de Pierre Emmanuel sont naturellement présentes à plusieurs endroits, en particulier dans la vitrine des revues poétiques.
     François Bordes, délégué à la recherche à l’IMEC, a évoqué Pierre Emmanuel lors de la rencontre qu’il a animée sur la « bibliothèque de l’ombre 1935-1945 », en ouverture de l’exposition.
     Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC le mentionne également à plusieurs reprises dans l’article de Télérama du 29 avril dernier : « L’archive peut toucher du doigt l’histoire dans ce qu’elle de plus intime, merveilleux, terrible ».


5 mars 2019

     M. Jean Mathieu, ancien élève de l’École centrale de Lyon, fondateur et directeur du Laboratoire de mécanique des fluides et d’acoustique de 1959 à 1985, est décédé ce 5 mars 2019. Cousin germain de Pierre Emmanuel, il était l’un de ceux qui l’avaient le plus connu durant son adolescence. C’est en effet à ses parents que le jeune Noël avait été confié à sa rentrée au collège des Lazaristes de Lyon, en 1926. Exactement du même âge que Roger, Jean a toujours considéré Noël comme son grand frère.
     C’est à lui que nous devons nombre de détails sur cette époque et de photos de famille (tous droits réservés sur les photos ci-dessous).


Jean Mathieu, sa mère et Noël (Pierre Emmanuel)


La photo est prise par Noël grâce à l'appareil de photo que lui avait offert son père.

 
Jean et Yvette Mathieu (juillet 2013)