PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Février 2026


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 1 au 8 février (ci-dessous).

L'extrait du mois :
    
- Chansons du dé à coudre, Fribourg-Paris, Egloff-L.U.F., 1947, p. 189 ; Œuvres complètes, vol. I, L’Âge d’Homme, 2001, p. 1001.
     - « Poésie et prière », cf. fichier « Conférences », et parue dans Cahiers de Neuilly, n.s., n° 3 (avril 1963), p. 3-24, repris dans « Dire, c’est aimer », La face humaine, Seuil, 1963, p. 135.

• « The power of the poet », The Atlantic, n° 187, janvier 1951, p. 74-77.

 

 


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

----------------

     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

----------------




Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel


IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


• Rappel : les liens sont visibles lorsqu'on passe sur le texte.

 
Précédemment, en...
 2024
2023    2022
2021     2020
2019    2018
2017     2016
2015    2014
2013    201

Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2022Bulletin d'adhésion 2022

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

1 février

1 février 1962

     « En chemin », article de Pierre Emmanuel dans Réforme, n° 985, p. 13. « La reconnaissance de la Chine populaire est dans la logique des faits. Que ce grand fait soit de bonne politique, mon rôle ici n’est pas d’en discuter. Quelles que soient les arrières-pensées de celui qui a pris cette décision capitale, il se peut que l’une d’elles soit qu’un tel acte rend à la France, aux yeux du Tiers-Monde, une primauté morale que, la décolonisation réussie, notre pays entend assumer en la personne de son chef. (…) C’est faire en tout cas belle confiance au destin que d’équilibrer par un humanisme politique à la française la formidable ambition totalitaire dont la Chine ne nous laisse ignorer ni la nature ni l’impatience. Ce que cette attitude comporte de foi dans l’esprit de l’homme, et aussi dans l’âme des peuples, donne au risque par ailleurs calculé une dimension inhabituelle en politique. Comme il arrive souvent chez le général de Gaulle, l’identification à la France idéale rejoint une idée universelle de l’homme et passe très haut par-dessus la tête de la plupart des Français “réels”.

 

2 février

2 février 1952

     Diffusion d’une émission radiophonique sur Babel dans la série « Des idées et des hommes » de Jean Amrouche. « [L]a grande force, la leçon morale des camps de déportation, c’est en fin de compte la possibilité de préserver, la possibilité pour certains de préserver une réalité spirituelle intangible. Dans le poème dont il s’agit [« L’hymne des témoins »] je me réfère à l’expérience même de Martin-Chauffier qui, battu avec ces tuyaux de plomb, je crois, dont les soldats nazis se servaient pour flageller leurs victimes, se récitait des poèmes de Virgile pour ne pas flancher et ne pas crier. Il y a dans cette volonté de garder malgré tout et dans l’humiliation totale ce qui est essentiel, il y a évidemment un témoignage absolu quant à l’homme. Et c’est le sens de ce poème-là. Alors de ce poème est né, pourrait-on dire, l’ensemble du livre. »


 

3 février

3 février 1978

     Alain Bosquet, « La nouvelle symphonie de Pierre Emmanuel », Le Monde des livres, p. 1. « Au sens beethovénien du terme, Pierre Emmanuel, à côté d’œuvres poétiques moins vastes, publie des symphonies qui forment, dans les profondeurs de son psychisme, les étapes capitales de son évolution. Ainsi, on peut dire que Babel, après les poèmes de Résistance, marquait le souci de construire un monde moral et chrétien, dans les années 50. Ainsi, en 1970, Jacob était une réflexion sur la finalité de l’homme, à la fois détaché du siècle et plongé en pleine ère atomique. Ainsi, en 1973, Sophia traduisait, avec toutes les ambiguïtés souhaitables, le balancement entre le tourment intérieur et la sagesse fugacement entrevue. / Tu, somme de souffrances, de discours pour l’honneur de l’homme et de tentatives pour saisir l’impondérable, relève de la même ambition : c’est assurément le livre de poèmes le plus ample, le plus épique et le plus passionné de ces dernières années, avec ses alluvions immenses, son accumulation de pensées et de mots d’ordre, et quelquefois ses facilités ostensibles. »

 

4 février

4 février 1980

     « La gauche et les droits de l’homme », article de Pierre Emmanuel dans Le Figaro, p. 1, 6. « Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir des intellectuels. Depuis deux siècles et demi, il a largement façonné la vie politique et sociale. Les grandes idéologies qui nous dominent sont des théories portant sur l’homme avant d’être des méthodes de gouvernement ou des pratiques de la révolution.
     Il y a quelque chose d’enivrant dans ces doctrines : ce sont des explications totales de l’histoire, des utopies réalisées. Ceux qui les admettent ne se posent pas la question de leur adéquation au réel, mais, comme le dit Alain Besançon, travaillent à imposer de force la surréalité contre le réel lui-même.
     Pour atteindre à la société idéale, où l’homme enfin désaliéné sera définitivement libre et bon, la pire contrainte est éventuellement justifiable, et la terreur. »

 

5 février

5 février 1955

     Diffusion de la cinquième émission radiophonique de la série « La vocation poétique, entretien avec Pierre Emmanuel » dans la collection « Des idées et des hommes » de Jean Amrouche. « [L]’enfer, c’est le chaos des instincts. Des instincts qui ne sont pas encore arrivés à la lumière, parce qu’ils n’ont pas trouvé peut-être, la forme à travers laquelle s’exprimer et en même temps s’exorciser. Dans Le Poëte et son Christ, il y a déjà, en tout cas jusqu’à un certain point, victoire sur le sentiment de l’irrémédiable mort. Mais ce n’est pas suffisant en ce sens que le Christ, dans Le Poëte et son Christ, reste toujours la figure médiatrice essentielle et même dans ce poème intitulé “Lazare ressuscitant”, où c’est bien Lazare, c’est-à-dire un homme, qui ressuscite, c’est tout de même le Christ qui va le chercher au fond du tombeau pour l’en faire surgir et qui fait l’épreuve du chaos intime, du désordre, et de l’espèce de division qui règne au cœur de Lazare. Il fallait donc qu’une occasion me fût fournie, à moi, de me mesurer avec ce monde intérieur que jusqu’alors je n’avais exprimé que par des symboles. Des symboles qui m’étaient en partie extérieur, puisqu’ils étaient empruntés à de grandes images traditionnelles. »

 

6 février

6 février 1984

     Écriture de « Comment financer nos retraites ? », article de Pierre Emmanuel pour France catholique. « Martine Alain-Régnault, parlant à la télévision de la nouvelle propagande nataliste, en donne une raison que je note sur le champ. “La France, dit-elle, manque d’enfants qui demain pourraient nous aider à payer nos retraites.” C’est sans doute vrai, mais que cette raison soit pour elle la seule à mettre en avant peut sembler court. Qu’est-ce qui la dicte ? Certainement pas la perspective de sa propre retraite : cette femme dans la force de l’âge a ses années d’activité professionnelle devant soi. Lier le désir de l’enfant à un intérêt personnel des parents, lui est-ce une façon de dénoncer le zèle démographique des Debré ou des Chaunu par exemple ? Est-ce, plus secrètement, exprimer son hostilité à l’idée de génération, de perpétuation de la vie ? Ou encore, inconsciemment cette fois, dire sur soi-même quelque chose qui ne peut être proféré qu’en l’objectivant, en lui donnant l’air d’une généralité ?
     Il se peut qu’un tel argument entre dans un ensemble économique précis, mais je ne sache pas que dans la conception de l’enfant il ait une importance quelconque. Cette conception, quand elle est voulue, est une œuvre d’amour où seul le présent compte, le présent éternel d’un nouvel être à venir, d’un être qui est déjà. Et même quand elle survient par hasard, elle peut se changer en œuvre d’amour : le cas est plus fréquent qu’on ne pense. »

 

7 février

7 février 1975

     Jean-Pierre Leonardini, « Jacob au pied de l’échelle », L’Humanité, p. 10. [À propos de la création de l’INA] « L’institut aura pour mission, entre autres, “d’étudier et d’orienter l’évolution concrète des media : radio, télévision. vidéo-cassettes, vidéo-disques, télévision par câbles (circuits fermés de télévision à la dimension de l’école, de l’université, de l’entreprise, de l’immeuble ou de la ville)”... Suit un exposé des travaux multiples qui incombent à l’institut. “Devant cette tâche énorme, nos moyens sont faibles.” / Sauf le respect dû au poète, on ne peut s’empêcher de songer qu’il est pris en otage consentant. Aura-t-il les moyens qu’il réclame ? On en doute. »

 

8 février

8 février 1977

     Enregistrement d’une émission radiophonique dans le cadre de la collection « De la nuit » de France culture. « [L]’amour… c’est le passage à autrui, l’abandon de l’égoïsme, de l’égocentrisme ; ça ne se fait pas nécessairement par une cassure brutale. Il y a un apprentissage, chez la plupart des gens, de l’amour. Quelquefois cet apprentissage risque d’ailleurs de les illusionner sur la véritable nature de l’amour ; parce qu’ils passent des moments de la révélation initiale à l’habitude… Or maintenir l’amour à l’état de révélation, ce n’est pas donné à tout le monde, et peut-être cela suppose-t-il de la part des deux amants un projet qui les transfigure. Est-ce qu’on peut demander à tout un chacun cela ? Est-ce que tout un chacun se demande cela ? »

 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

     Une once d’amour dans le sang
     Un grain de vérité dans l’âme
     Ce qu’il faut de mil au moineau
     Pour survivre un jour de décembre

     Crois-tu que pèsent davantage
     Les plus grands saints ? 

Chansons du dé à coudre, Fribourg-Paris, Egloff-L.U.F., 1947, p. 189.

__________________

Prose

     « Que la nature soit un livre sacré, notre sensibilité moderne a du mal à l’entendre, car nous ne respectons plus les formes naturelles, et les modifions d’après des nécessités que la nature ne connaît pas. Mais ce caractère sacré lui est reconnu par la tradition la plus vénérable, à travers la poésie universelle jusqu’à nos jours. Ce livre dont les poètes ont toujours usé comme d’un lexique du mystère demeure indispensable au dialogue avec celui-ci dans le monde et en nous, – au dialogue avec l’Unité suprême qui nous contient infiniment, nous et le monde, et veut en être contenue. Une alouette suffit pour produire, par une ellipse efficace, l’aspiration irrépressible à l’incréé. En ce mot alouette,et dans la dynamique des associations qu’il suscite, le trop-plein de notre être et son besoin infini peuvent trouver une expression qui n’est qu’en apparence contradictoire. Le chant de louange tend vers l’Être, pour qu’il s’y prenne, le filet de notre néant, image en nous de la plénitude divine. C’est au poète, commentateur « sacré » du monde, de changer la nature en un texte liturgique, par la vertu d’une parole aux signes peu nombreux, puissamment simples, qui régissent entre eux d’immenses espaces. Selon qu’il perçoit l’ordre relatif de ces signes ou le vide qu’ils écartèlent entre eux, l’esprit est à lui-même un firmament ou un gouffre. Il contient le transcendant ou s’abîme sous la Majesté. »

« Poésie et prière », cf. fichier « Conférences », et parue dans Cahiers de Neuilly, n.s., n° 3 (avril 1963), p. 3-24; repris dans « Dire, c’est aimer », La face humaine, Seuil, 1963, p. 135.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Les exécuteurs testamentaires de Pierre Emmanuel parlent du poète

     En 2014, Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi, exécuteurs testamentaires de Pierre Emmanuel, évoquaient chacun leur première rencontre avec le poète, puis le livre qu’ils préfèrent et enfin pourquoi il leur semble important que ce poète soit connu.


28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait "religieuse", mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot "poésie" que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

20-21 novembre 2025 

     M. Christos Nikou prononce une très belle conférence au colloque international « Patrice de La Tour du Pin (1911-1975) – Une Somme de poésie : une vie à écrire » (Sorbonne Université) sur : « Le Chemin de croix chez Patrice de La Tour du Pin, Rina Lasnier et Pierre Emmanuel ».
     Messieurs Arnaud Despax et Pierrisnard mentionnent aussi le poète dans leurs interventions.


29 août 2025

     La revue La Règle du jeu fait paraître sur son site un article de Miachaël de Saint-Chéron « L’art au secours de la brisure du sens ou l’essence du trait chez Fabienne Verdier » dans lequel il cite une expression de Pierre Emmanuel dans Le Poète fou.

     On peut le lire ici.


21 août 2025 

     Richard Prasquier écrit dans Causeur un bel article sur Dieulefit durant la guerre. Il y cite Pierre Emmanuel, évoque Marguerite Soubeyran, Beauvallon, Jeanne Barnier etc. 

     On peut le lire ici.


Mai 2025

     Une pièce extraite du fonds Pierre Emmanuel a été sélectionnée par l’IMEC pour être présentée en fac-similé sous vitrine dans le cadre d’une exposition sur la notion de « mariage » au Château des Ravalet à Cherbourg cet été. Le texte est issu d’un écrit inédit de Pierre Emmanuel qui s’ouvre ainsi : « Je voudrais que ce livre fût l’histoire de ma foi ».


27 mars 2025

     L’Humanité rend compte d’une anthologie publiée par Les éditions Seghers : L’esprit de résistance, qui réunit plus de cent poètes de langue française. Muriel Steinmetz écrit : « En ce mois de mars  2025, les poètes rassemblés sous le signe de l'Esprit de résistance le sont en référence assumée à l'époque où nous sommes, chaotique et grosse de périls de tous ordres. Ainsi s'impose, derechef, la haute figure de Pierre Seghers (1906-1987), qui fut lui-même poète et résistant de la première heure. Dès septembre 1939, il fondait une revue qui devait accueillir les plus grands poètes de la Résistance, certains d'entre eux étant de ses amis, tels Aragon, Paul Éluard, Loys Masson ou René Char. C'est encore lui, en 1944, qui imagina la fameuse collection « Poètes d'aujourd'hui », laquelle avait pour but résolu de mettre la parole poétique à la portée de tous. C'est toujours lui qui, en 1983, fonda avec Pierre Emmanuel la Maison de la poésie de la Ville de Paris. »

     On peut lire l’article ici.


22 novembre 2024

     Dans Le Monde du jour, Jean-Claude Ribaut évoque Pierre Emmanuel qu’il a connu à Saint-Étienne du Grès. « C’est en Provence, toujours, que j’ai découvert pour la première fois l’aïgo-sau. Je ne saurais dater exactement ma rencontre avec cette recette italo-provençale, mais je sais que c’était au mythique restaurant Lou Marquès, à Arles, en compagnie du poète Pierre Emmanuel – un immense personnage, écrivain de la Résistance, qui m’avait confié un boulot d’architecte. Il est mort deux ou trois ans plus tard, en 1984. Autant dire que c’était une journée à marquer d’une pierre blanche. »

     On peut lire l’article ici.


21 novembre 2024

     La Presse.tn publie un « Entretien avec Giovanni Dotoli -Partie (II): «Le poème est une traversée de la lumière, un éclair, une flèche dans l’obscurité, … ». Ce dernier évoque Pierre Emmanuel parmi les auteurs du XXe siècle qui l’ont marqué ou particulièrement influencé.

     On peut lire l’article ici.


16 novembre 2024

     Le Centre de recherche internationale de poésie organise une journée d’études internationales. Anne Simonnet (Centre de recherche Pierre Emmanuel) y parle de « Pierre Emmanuel (1916-1984), poète, résistant : “La lutte pour le langage l’est aussi contre la barbarie” ».

     On peut lire le texte ici.


30 octobre 2024

     Dans un article d’Eurolibertés sur « Philippe Pichon, poète méconnu célèbre : 40 ans en poésie (1984-2024) », Fabrice Dutilleul rappelle qu’il écrivit sur de nombreux poètes, dont Pierre Emmanuel.

     On peut lire l’article ici.


12 octobre 2024

     Un article de Challenges : Antoine de Saint-Exupéry, un illustre méconnu, par Jean-Claude Perrier », rappelle sa vie, et sa mort le 31 juillet 1944. L’auteur commente : « Ainsi, même s’il l’avait souhaité, il n’aurait pas eu le temps d’approfondir sa réflexion à propos de De Gaulle. Là encore, pas question d’extrapoler, de faire parler les morts, mais, eût-il survécu à la guerre, il n’est pas impossible que, comme bien d’autres grands écrivains (Malraux, Mauriac, Claudel, Bernanos, Pierre Jean Jouve, Pierre Emmanuel…), Saint-Exupéry aurait rallié le Général […]. »

     On peut lire l’article ici.