PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Novembre 2019


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 10 au 17 novembre (ci-dessous).

L'extrait du mois :
     - « Pays d’Orphée », I, Tombeau d’Orphée, Seghers, 1941, Œuvres poétiques complètes, vol. I, L’Âge d’Homme, 2001, p. 69.

     - « Discours sur la mort », Choses dites, DDB, 1970, p. 263.

Regard sur... C. S. Lewis.



Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel.


 La lettre de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel et le bulletin d'adhésion 2019. Merci aux généreux donateurs !



IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


• Rappel : les liens sont visibles lorsqu'on passe sur le texte.
               Pierre Emmanuel a sa page facebook (ici).

 
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Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2019Bulletin d'adhésion 2019

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

10 novembre

10 novembre 1945

     « Le savant, messager de culture », Les Lettres françaises, 5e année, n° 81, p. 1 et 4. « D’ailleurs, la science était-elle une carrière ? Ce père qui rêvait de Polytechnique pour son fils le destinait-il à devenir un savant ? Et la formation pseudo-scientifique préparatoire aux grandes écoles, celle que le futur ingénieur recevait dans ces écoles mêmes était-elle bien calculée pour éveiller son esprit à la science, le rendre curieux de tous les possibles du savoir ? Il ne suffit pas d’un excellent mécanisme dans le raisonnement mathématique pour faire un bon physicien ; or, l’hypertrophie de ce mécanisme, au surplus développé sans dessein de culture et dans la perspective étroite des concours, contrastait étrangement avec l’indigence ou l’atrophie des dispositions pour la physique, avec la gaucherie quasi générale, l’absence d’esprit inventif dès qu’il fallait expérimenter. Des expériences non point à faire, mais à refaire : trop bien décrites dans les livres pour avoir valeur d’enseignement ; le minimum d’initiative dans un domaine où celle-ci devrait toujours être stimulée ; beaucoup de dogmatisme et de vieilleries en un moment où la science se renouvelait tout entière ; peu, ou point, d’échappées sur le mouvement de la pensée en physique, d’où la médiocrité déplorable, le manque d’enthousiasme de tant de bêtes à concours. »

 

11 novembre

11 novembre 1944

     « Épurons, oui! Mais… » Le Résistant de la Drôme, n° 17, éditorial de Pierre Emmanuel. « [Q]ui exige la justice, doit en être digne. Nous l’avons dit, nous croyons à certains grands mots, car ils portent en eux la substance de l’homme. Nous nous sommes battus pour la liberté ; non pas NOTRE liberté, qui exclurait celle du voisin, mais la liberté tout court, celle qui se fonde sur le respect mutuel des personnes. Nous nous sommes levés pour défendre l’homme dans sa dignité : et nous pensons que MÊME CHEZ LE CRIMINEL, CETTE DIGNITÉ EXISTE, et doit être respectée. Nous avons protesté ardemment contre l’oppression policière : ce n’est pas maintenant que nous l’avons vaincue que nous allons la remplacer par une autre, plus inique peut-être parce que revêtue des mots que nous vénérons. »

 

12 novembre

12 novembre 1962

     Conférence « La vocation du poète », au cours de la Semaine des intellectuels français. Thème général : « Travail et condition humaine ». Thème du jour : « L'art et le travail humain ». Présidence Michel Carrouges. « Quand les organisateurs de cette Semaine me firent l’honneur de me demander d’y prendre part, je fus saisi d’une crainte : celle d’avoir à décliner mon identité, à justifier de ma fonction dans la “civilisation du travail”. Je ne me sens ni le devoir ni l’envie de m’insérer dans cette civilisation, d’admettre a priorisa valeur et celle du progrès par le travail, de trouver ma place dans l’énorme appareil de théories et d’habitudes mentales où se meuvent aisément politiques, sociologues et économistes, mais non point les poètes, hommes d’un rythme différent. »

 

13 novembre

13 novembre 1945

     Anonyme, « Conférence Pierre Emmanuel », Feuille avis, Lausanne, 13 novembre 1945, p. 10. « En posant la question : « Y a-t-il une poésie chrétienne ? » le poète français Pierre Emmanuel ne songe ni à d’Aubigné, ni à Racine, pas davantage à Claudel, à Péguy, car à leur égard une réponse affirmative nous paraît évidente. C’est des poètes vivants, de ceux qui viennent de traverser les épreuves multiples de la guerre, et en qui une tradition chrétienne plus ou moins marquée et les courants révolutionnaires contemporains s’accordent ou se heurtent, les Supervielle, J.-P. Jouve, Patrice de la Tour du Pin, Cayrol, Loys Masson, Luc Estang, etc., qu’Emmanuel parlera. Et comme il est lui-même un des jeunes poètes en qui se rejoignent pensée chrétienne et grands mythes antiques, il est certain que la conférence qu’il fera jeudi 15 novembre, à 20 h 30, à l’Auditoire XVI du Palais de Rumine, sous les auspices des Études de lettres, sera l’expression de sa réflexion et de son expérience les plus intimes. »

 

14 novembre

14 novembre 1975

     « Une culture pour vivre ensemble », article de Pierre Emmanuel dans France catholique, n° 1509, p ; 1, 8. « La culture est, de nos jours, de plus en plus une question politique. Les régimes d’inspiration socialistes y attachent une importance liée à leur idéologie. En pays totalitaire, elle ne fait qu’un avec la pédagogie du conformisme. En pays d’orientation libérale, elle est l’ensemble plus ou moins vague des biens que la société doit dispenser pour donner qualité à la vie. (…) [J]e crois que le fond universel de l’homme, tel que l’explore, le manifeste, le renouvelle sans cesse la culture, a pour médiateurs singuliers des artistes, des esprits religieux, des philosophes, dont le destin, dans un premier temps, est de ne toucher que d’autres “âmes singulières”, selon la belle expression du Cimetière marin.
      Cette communication, si étendue qu’on la suppose, ne peut être que de personne à personne pour atteindre l’intensité d’où naît l’osmose entre l’œuvre et celui qui se transforme dans l’intimité de celle-ci. Cette médiation joue pour quelques-uns seulement. »

 

15 novembre

15 novembre 1975

     André Cabanis, « Pierre Emmanuel : La Révolution parallèle », L’École des lettres, 15 novembre 1975, p. 48. « Dans la première partie de l’ouvrage, Pierre Emmanuel procède à une critique sévère du système scolaire. Non par dénigrement puisqu’il voit dans l’école le lieu privilégié de la rencontre des hommes où peuvent se mêler les différences, s’échanger les compétences, s’exprimer et se nourrir l’intelligence naturelle de chacun. Mais par déception d’avoir à constater que les structures, les programmes et les méthodes fonctionnent davantage pour adapter l’enfant à la société que pour exploiter en lui le champ du possible : l’expérience poétique est négligée, l’imagination est brimée, l’esprit mutilé. Sa présidence de la Commission de réforme de l’enseignement du français confirmant des intuitions anciennes sur un système qui tourne en rond sur lui-même avec les meilleures intentions du monde, P. Emmanuel se rapproche des thèses d’Illich sur la nécessité de désacraliser l’école et d’ouvrir le milieu scolaire. Comment ? En poète, il voit dans l’exercice poétique une issue possible. »

 

16 novembre

16 novembre 1971

     « Vers une formation permanente pour tous ? », Le Figaro, 16 novembre 1971, p. 38. Repris dans la Révolution parallèle, « École et métier », p. 91-94. « L’ambition actuelle est d’imposer une formation technologique à tous les enfants, pour que la technique fasse partie de leur langage. Mais c’est une chose que d’enseigner à tous la technologie, c’en est une autre que de préparer individuellement les élèves à une qualification professionnelle et, pour tout dire, au travail manuel. L’école ne sera jamais équipée pour la réalisation d’un aussi vaste dessein ; l’est-elle même suffisamment pour dispenser une formation technique très générale ? Il serait pourtant bon que tout adolescent, pendant ses longues années de scolarité obligatoire, fit l’apprentissage concret d’un métier autre qu’intellectuel : mais pour lui être humainement profitable et n’être pas un gaspillage de temps, pour lui apprendre la vie sociale en même temps que le pouvoir de ses mains, cet apprentissage devrait se faire en milieu réel, à l’atelier, aux champs ou à l’usine. »

 

17 novembre

17 novembre 1972

     Sch., S., « Développer l’activité poétique à l’école, à tous les niveaux », FAN-L’Express, Neuchâtel, 17 novembre 1972, p. 3. « Évoquant […] la crise de l'école, Pierre Emmanuel affirme que la solution est dans une revalorisation de l'imagination et de la sensibilité. Il conviendrait, dit-il, de développer l'activité poétique, à tous les niveaux, ce qui ne veut d'ailleurs pas dire qu'il faille forcément faire place à l'irrationnel. La poésie est rigoureuse, il s'agit d'une connivence de nature amoureuse entre le langage et l'esprit. C'est un long chemin fait d'expériences unifiantes. Et à cet égard, le déséquilibre, non seulement juvénile, mais général, que l'on constate aujourd'hui, né des ferments de violence et de contradiction, du conflit entre nature et civilisation, d'une société du profit et du bruit, ne vient pas de trop de poésie, mais bien de pas assez de poésie. On ne voit plus ni le sens des choses, ni son propre sens.
     Aujourd'hui le visuel domine. D'où la nécessité de former les jeunes consciences à contrôler les images. Et cela par la poésie, dont le but est l'unification du moi. Il faut s'appliquer à ce travail dès l'école maternelle, en développant l'effort créateur de l'enfant. L'enfant qui dessine ou qui pétrit ne fait jamais n'importe quoi, ll en est de même du modelage verbal. L'apprentissage de la forme est un geste de l'être tout entier où l'enfant s'absorbe dans une attention totale. C'est la première étape de l'acquisition d'une identité. Il faut aussi apprendre à décrire et à inventer.
     Non seulement par le jeu des mots, mais aussi par le rythme que l'enfant implique à sa parole. »


 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

     Ô majesté de l’âme et des plaines quand dieu
     dresse l’homme d’aplomb dans l’ivresse du large
     parmi les peupliers fraternels et les vents :
     regard libre, tu es l’unique firmament
     de celui, tel l’oiseau, qui n’est que dans la flèche
     du passage, et l’immuable azur du mouvement
     où jamais l’âme n’en finit de se rejoindre
     dans la vaste unité qui n’est plus tout à coup
     que la pointe d’une souffrance insoutenable

     ce dard, qu’un ciel tendu à mourir crie vers dieu.

« Paysage d’Orphée », I, Tombeau d’Orphée, Seghers, 1941.

__________________

Prose

     « L’idéal de beaucoup d’êtres est de ne pas se voir mourir. Cela veut dire en premier lieu qu’ils ont peur du combat de l’agonie. Et qui ne le redouterait ? Mais qui peut juger du sens d’un tel combat ? Il est vrai que notre époque croit de moins en moins au sens de la souffrance, et moins que tout que celle-ci en ait un au seuil même de la mort. Notre époque : nous-mêmes, notre grande majorité. […] Ne pas se voir mourir est un souhait athée, puisque, même chez le croyant, c’est le refus ou l’oubli implicite d’un éclatement du moi périssable dans l’éblouissement devant Dieu ; c’est le souhait non d’un athéisme réfléchi, mais d’un lâche agnosticisme, qui ne peut soutenir la terreur du néant. Pourtant chacun, dans un repli de son être, forme obscurément ce souhait.
     […] Mais est-il possible d’aider quelqu’un à mourir ? De toute façon, ne meurt-on pas toujours seul ? La mort est la totale dénudation, le dépouillement final de soi-même. Cet arrachement est indicible, impensable ; chez celui qui le vit, il s’opère en des zones de l’être où lui-même il n’a ni prise ni accès ; à plus forte raison l’expérience en est incommunicable à autrui. Et pourtant, cette apparente évidence de la totale incommunicabilité, de l’étanchéité de la mort, si elle n’était pas vraie ? Si l’acte de mourir était, ou pouvait être, pour celui qui le subit et ceux qui y participent, une forme de la communion des vivants ? »

« Discours sur la mort », Choses dites, DDB, 1970, p. 263.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Souvenir et hommage des exécuteurs testamentaires

     Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi.
     
Chacun d'eux a bien voulu répondre à trois questions :
     - Comment avez-vous connu Pierre Emmanuel ?
     - Quel livre du poète préférez-vous ?
     - Pourquoi vous semble-t-il important que son oeuvre soit connue ?
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait « religieuse », mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot « poésie » que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

28 octobre 2019

     Les InfosDijon signalent que Michel Lagrange a reçu le 27e prix de l'association des Poètes de l'amitié. Dans son discours de remerciement il a cité Pierre Emmanuel « à partir d'une de ses préfaces où il plaidait pour "un combat intellectuel et spirituel, un élan vers ce qui nous dépasse et nous métamorphose, la poésie comme exercice, comme acte spirituel dont le risque s'inscrit dans l'existence même, ce n'est pas un jeu, c'est une édification de soi, un destin". »

     On peut lire l’article ici.


30 septembre 2019

     À son tour Le Soir de Bruxelles évoque Pierre Emmanuel à propos de la mort de Chirac en rappelant la création de la Maison de la Poésie.

     On peut lire l’article ici.


26 septembre 2019

     Le journal des arts rappelle que M. Jacques Chirac, « l’allié des arts et de la culture », permit la création de la Maison de la Poésie de Paris, à l’instigation de Pierre Seghers et Pierre Emmanuel.
     L'article ne précise pas que, quelques années plus tôt, Pierre Emmanuel avait porté le projet de la Vidéothèque, aujourd'hui "Forum des images" - ce que rappelle un article du Point, ni que M. Chirac l'avait nommé à la tête de l'INA lors de sa création.

 

     On peut lire l’article du Journal des arts ici,
     celui du Point ici.
     Pour en savoir plus sur la vidéothèque, voir ici.


3 septembre 2019

      Le site lapresse.ca rend hommage au journaliste Pierre Nadeau, mort ce 3 septembre 2019. Elle rappelle :

     « C’est le grand poète et futur académicien Pierre Emmanuel qui se prit de sympathie pour le jeune Canadien et qui lui octroya des petites piges à raison de cinq dollars pièce. »

     On peut lire l’article ici.


3 juillet 2019

     L’Express reprend un article de 1981 : « Poésie contemporaine : Orphée pas mort ! » de Claude Michel Cluny. On y lit le nom de Pierre Emmanuel.

     À lire ici.


26 avril – 16 juin

     L’IMEC (Institut Mémoires de l’édition contemporaine) propose, du 26 avril au 16 juin 2019, une grande exposition intitulée Liberté, j’écris ton nom présentant des archives de la vie littéraire sous l’Occupation. Celles de Pierre Emmanuel sont naturellement présentes à plusieurs endroits, en particulier dans la vitrine des revues poétiques.
     François Bordes, délégué à la recherche à l’IMEC, a évoqué Pierre Emmanuel lors de la rencontre qu’il a animée sur la « bibliothèque de l’ombre 1935-1945 », en ouverture de l’exposition.
     Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC le mentionne également à plusieurs reprises dans l’article de Télérama du 29 avril dernier : « L’archive peut toucher du doigt l’histoire dans ce qu’elle de plus intime, merveilleux, terrible ».


5 mars 2019

     M. Jean Mathieu, ancien élève de l’École centrale de Lyon, fondateur et directeur du Laboratoire de mécanique des fluides et d’acoustique de 1959 à 1985, est décédé ce 5 mars 2019. Cousin germain de Pierre Emmanuel, il était l’un de ceux qui l’avaient le plus connu durant son adolescence. C’est en effet à ses parents que le jeune Noël avait été confié à sa rentrée au collège des Lazaristes de Lyon, en 1926. Exactement du même âge que Roger, Jean a toujours considéré Noël comme son grand frère.
     C’est à lui que nous devons nombre de détails sur cette époque et de photos de famille (tous droits réservés sur les photos ci-dessous).


Jean Mathieu, sa mère et Noël (Pierre Emmanuel)


La photo est prise par Noël grâce à l'appareil de photo que lui avait offert son père.

 
Jean et Yvette Mathieu (juillet 2013)