PIERRE EMMANUEL

Les nouveautés sur le site

Mai 2026


   La frise du centenaire en 3D : activités et articles à voir ici
~ janvier 2016-avril 2017 ~

 

• Cela s'est passé un... Semaine du 3 au 10 mai (ci-dessous).

L'extrait du mois :
    
- L’Autre, 17, Seuil, 1980 ; Œuvres complètes, vol. II, L’Âge d’Homme, 2003, p. 1028.
     - « Le face à face avec la victime », in Hervé de Charrette, La Peine de mort en question, 2e trim. 1979, p. 68-71.

• « The power of the poet », The Atlantic, n° 187, janvier 1951, p. 74-77.

 

 


28 novembre 2019 : décès de M. François Livi, exécuteur testamentaire du poète et président du Centre de recherche. Cf. colonne de droite (Centre de recherche).

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     Mme Catherine Emmanuel Carlier, présidente de l'Association des Amis de Pierre Emmanuel, lui rend ici hommage.

     Chers Amis,

     La nouvelle de la mort de François Livi nous a tous bouleversés, il est parti trop vite, trop tôt.
     Au fil du temps nous avions appris à le connaître. Nous aimions son humour, la qualité de son écoute, son humilité, sa bienveillance.
     Parfois, il se plaisait à nous raconter sa première rencontre avec Pierre Emmanuel, en 1966 rue de Varenne, alors qu’il était un tout jeune étudiant et comment très vite ils se lièrent d’une profonde amitié. Une amitié qui ne s’est jamais démentie.
     François Livi exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel fut le président du Centre de recherche, crée en 1986. Il a beaucoup œuvré, avec tous les membres du Centre, à la connaissance et à la mémoire du poète et nous lui en sommes très reconnaissants.
     Comme il va nous manquer lui qui nous a tant donné et tant appris !

     Catherine Emmanuel Carlier
     Présidente de l’Association des amis de Pierre Emmanuel

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Des nouvelles dans "On en parle...", colonne de droite: livres, émissions et articles nouveaux sur Pierre Emmanuel


IMPORTANT : Les photos, textes et autres documents de ce site ne sont pas libres de droit, ceux de Facebook ou des affiches non plus.


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Le mot de l'Association

     Depuis sa création, en 1985, l'Association s'est attachée à servir la mémoire de Pierre Emmanuel et à faire connaître son œuvre en apportant son soutien à des publications, rencontres, expositions, émissions radiophoniques et à différents hommages en France comme à l'étranger.
     La création d'un site Pierre Emmanuel s'est imposée comme une évidence et une priorité. Un nouvel outil pour retracer l'itinéraire de l'écrivain, du poète et de l'homme d'action engagé dans son siècle en faisant découvrir ses multiples visages : l'homme de culture, son action auprès des médias, mais aussi l'homme de foi, l'homme courageux, le résistant, le défenseur des droits de l'homme.
     C'est un travail énorme qui fut engagé, un travail exigeant et rigoureux mené par Anne Simonnet (*) aidée dans ses recherches par des témoins de la vie de Pierre Emmanuel, par le Centre de recherche et par la famille du poète. Une approche aussi complète a nécessité des années de consultation dans les archives de la BNF, de l'Imec, l'Ina, et d'autres fonds. Des manuscrits, des photographies, des lettres et des documents souvent inédits, prêtés par des amis, des proches ou d'anciens collaborateurs de Pierre Emmanuel ont considérablement enrichi le site.
     Pierre Emmanuel visionnaire, initiateur et créateur de la Vidéothèque (Forum des Images), confiant dans les nouvelles technologies, aurait certainement apprécié l'instrument de connaissance, de dialogue et d'échange que constitue un tel site.
     Proposer un site clair, lisible, complet et accessible à tous, telle fut notre démarche pour que Pierre Emmanuel reste vivant dans les mémoires.

Catherine Carlier, Présidente de l'Association

 

 (*) Anne Simonnet est professeur de Lettres classiques, Docteur ès Lettres, auteur de l'ouvrage Pierre Emmanuel, poète du Samedi saint et d'une thèse : Le Christ de Pierre Emmanuel. L'élaboration d’un mythe personnel.

La lettre de l'Association 2022Bulletin d'adhésion 2022

Cela s'est passé un... (La micro-information du jour)

10 mai

10 mai 1941

     Jean Amrouche, « Présence d’un grand poète », La Tunisie française littéraire, 10 mai 1941, p. 3. « Il faudrait, pour saluer dignement Pierre Emmanuel, des paroles qui aient le même poids, la même vibration que les siennes. Il lui suffira de savoir que nous le tenons, en l’absence de Patrice de la Tour du Pin, pour le seul poète qui nous ait apporté la voix des profondeurs. Il est aux yeux des hommes, et plus encore peut-être aux yeux de Dieu, le seul témoin véridique de l’agonie du monde, et de notre agonie.
     […] C’est une grande grâce du ciel qu’un tel poète soit né, et qu’il soit né en France. / Les autres, sans excepter les plus grands, ne chantent pas à la mesure de la France, de l’Europe, de l’univers crucifiés. Ils essaient parfois de voir clair parmi les flammes de l’incendie qui les aveugle, ils écartent parfois avec leurs mains les cadavres qui encombrent leur route, ils rejettent d’anciennes images, des images mortes. / Mais en vérité chacun d’eux pousse sa petite chanson, sa petite chanson morte, en vertu d’une force d’inertie qui lui laisse l’illusion d’être encore accordé au monde vivant qu’enfante le monde qui meurt. Ils croient à leur insu que le printemps d’aujourd’hui est semblable aux printemps d’autrefois. Ils oublient qu’ils sont tous frappés à mort, qu’ils ne sont plus que des morts vivants, dans un monde condamné à mort.
     Mais voici Pierre Emmanuel. Il est seul avec Dieu et il contemple la terre et les ruines de très haut. »

 

11 mai

11 mai 1977

     Anonyme, « Le programme culturel du R.P.R. », Le Monde, 11 mai 1977, p. ? « un questionnaire va être lancé, à l'initiative de M. Pierre Emmanuel, président de l'Institut national de l'audiovisuel, afin de définir l'attitude des Français à l'égard de la culture. Les résultats de cette enquête seront ensuite débattus au cours d'assises nationales de la culture organisées par le R.P.R. »

 

12 mai

12 mai 1979

     Anonyme, « Une manifestation devant l'ambassade de Tchécoslovaquie à Paris », Le Monde, 18 mai 1979, p. ? « Une délégation composée de militants critiques de l'Union des étudiants communistes et du Comité international pour le soutien de la Charte 77, dont le siège est à Paris, a manifesté jeudi vers 18 heures devant l'ambassade de Tchécoslovaquie à Paris, pour obtenir la libération de M. Jaroslav Sabata.
     La délégation, conduite par Mme Hélène Parmelin, membre du P.C.F., écrivain, M. Pierre Emmanuel, de l'Académie française, et M. Paul Goma, écrivain roumain exilé, a demandé la grâce du leader tchécoslovaque pour raisons humanitaires. »

 

13 mai

13 mai 1964

     Marc Marceau, « Le prince Bernhard préside le congrès de la Fondation européenne de la culture », Le Monde, 13 mai 1964, p. ? « Le prince Bernhard des Pays-Bas, le prince Pierre de Grèce, des membres du gouvernement et de nombreuses personnalités grecques et étrangères ont assisté lundi, à Athènes, à l'ouverture solennelle du sixième congrès de la Fondation européenne de la culture. Retenus à Salonique où ils inauguraient une raffinerie de pétrole, le roi Constantin et le président Papandréou n'ont pu assister à la séance d'ouverture de ce congrès, qui s'annonce déjà comme un grand succès. Présidé par le prince Bernhard, il rassemble quatre cents délégués représentant vingt-six pays. Au cours de la première journée, M. Sluizer a exposé les buts de la Fondation et Pierre Emmanuel a traité du thème général du congrès : "L'héritage vivant de l'antiquité grecque ", alors que M. Panayotis Cannelopoulos a parlé du rôle de la Grèce en Europe. »

 

14 mai

14 mai 1971

     Enregistrement d’une émission radiophonique de la collection « Salle de rédaction » de France culture. « Guy Dumur : Il y a une question que je brûle de poser à Pierre Emmanuel, qui intéressera peut-être nos auditeurs quoiqu’elle soit peut-être un peu indiscrète, j’aurais voulu savoir pourquoi lui, poète, écrivain, tout d’un coup a accepté de faire ce travail, tout de même, énorme, semé d’embûches, d’écueils, et j’aurais voulu savoir pourquoi.
     François-Régis Bastide : Ne serait-ce que pour l’en remercier.
     Guy Dumur : Oui, ne serait-ce que pour l’en remercier, absolument.
     […] Pierre Emmanuel : En fait je pense que d’une part cela m’a donné l’occasion de sortir de moi-même et de me trouver en face de questions réelles, dont j’ai discuté avec des hommes très différents de moi, différents de moi souvent par leur orientation idéologique, la plupart du temps par leurs activités propres et il n’est rien de meilleur que de tels contacts pour un homme dont toute la vie de créateur est nécessairement quelque peu involutive. C’est pour la même raison d’ailleurs que j’ai accepté – et je m’en félicite – de diriger la Commission de réforme de l’enseignement du français, commission qui a d’ailleurs quelque chose à faire avec les questions culturelles dont nous débattons maintenant. »

 

15 mai

15 mai 1946

     « Littérature : Le je universel chez Paul Éluard », Constellation. La France libre, 15 mars 1946, p. 21-31. Le texte en est repris en plaquette chez G. Levis Mano, mai 1948, puis dans Le monde est intérieur, Seuil, 1967, p. 132-160. « Quand l’univers du poète surgit, il apparaît originel : une expérience le détermine qu’un seul homme pouvait faire, et qui n’est désormais possible qu’à travers cet homme-là. Alors que toute autre pensée se sert, pour toucher à l’universel, de schèmes universels préexistants, la pensée du poète est universelle parce qu’unique. Elle ne se fonde ni sur des catégories, ni sur des axiomes, ni sur des règles : elle s’informe du dedans, biologiquement. Un petit nombre de symboles primitifs en sont l’origine et la fin : alors que la pensée philosophique explicite ses intuitions en les rationalisant, cette autre forme de pensée creuse ses intuitions à l’intérieur de la sensibilité, en même temps qu’elle les fait croître au grand jour, avec leur floraison d’images. Telle une plante qui va chercher ses sucs dans l’épaisseur et les transforme en énergie vitale, elle-même diversifiée dans l’organisme qu’elle pousse à la vie.
     S’il fallait tenter une définition du symbole, support de cette énergie, je dirais qu’il est une image élémentaire, obscure et forte tout ensemble, par là susceptible d’un développement indéfini à l’intérieur de soi. Image élémentaire, qui se fait jour dès les premiers essais du poète, et l’investit d’une réalité à laquelle il ne pourra plus se dérober. Tout au long de son œuvre elle se retrouvera manifeste ou sous-jacente, mais souveraine du corps entier des images, qui toutes soutiennent avec elle quelque relation. Comme si, d’un coup, le problème, ou les problèmes majeurs de sa vie intérieure la plus secrète s’étaient imposés au créateur, non point sous forme de question intellectuelle, mais par la hantise d’une vision qu’il passera sa vie à éclaircir et à pénétrer. »

 

16 mai

16 mai 1970

     Jean Cathala, « De Villon à René Char Regards soviétiques sur la poésie française », Le Monde, 16 mai 1970, p. ? « Dès 1960, Koudinov a publié ses traductions de Prévert, complétées par la suite, puis, en 1965, Choix de poésies françaises d'aujourd'hui, suivi en 1966 d'un Apollinaire et, en 1969, d'un Frénaud et Guillevic (ce dernier traduit par Vaxmakher). Vers le même temps, paraît ce qu'on pourrait appeler un premier essai d'anthologie contemporaine : le J'écris ton nom, Liberté de Samari Vélikovski, modestement sous-titré : la Poésie française à l'époque de la Résistance.
     
Les places d'honneur y reviennent à Aragon, Eluard, Guillevic et Pierre Emmanuel, traduit pour la première fois. »

 

17 mai

17 mai 1960

     Diffusion d’une émission radiophonique de la collection « Les Belles lettres ». Pierre Emmanuel et Claude Roy y sont interrogés sur « la condition poétique ». « Tout poème prend du temps. Et je dirais que notre temps a plus ou moins d’épaisseur, plus ou moins de profondeur. Il y a des poèmes qui surgissent, comme cela, que nous mettons une journée, une heure, un quart d’heure à écrire. Parce qu’ils sont là pour ainsi dire. (…) il n’y a pas besoin de les chercher. Mais il y a d’autres poèmes dont la naissance est une question de longue incubation. Certains poèmes mettent des jours, des mois à être formés ; des années parfois. Et quelquefois le résultat du poème c’est l’histoire de l’homme qui l’a écrit pendant les années qui ont précédé son élaboration. Alors à ce moment-là, il est bien certain que le travail formel doit s’identifier à un travail en profondeur du poète sur lui-même. Je crois que ce qui est intéressant dans l’activité poétique comme dans toute activité créatrice, finalement, c’est que le poète se travaille lui-même, se fait lui-même en se formulant. Et ça, ce n’est pas tellement différent de ce que fait n’importe quel autre homme qui pense. »

 
 

À écouter...

Un extrait de Babel lu par Pierre Emmanuel en 1983

 

L'extrait du mois

Poésie

 

     Luisants de leur argile encore humide
     Adam et Ève nus les yeux baissés
     Sentent la Main ou l’eau qui se retire
     Très lentement comme pour les lisser
     Mais aussitôt qu’a cessé la caresse
     L’oubli assèche avant l’être au fond d’eux
     Leur souvenir sans accès l’origine
     Alors levant les yeux l’un sur l’autre à la fois
     Chacun sait d’un éclair jumeau qu’il est son autre
     Il n’y a rien entre eux que l’Autre à l’infini
     Quelle distance nulle autant qu’infranchissable
     Quel désir étant Un toujours les désunit.

L’Autre, 17, Seuil, 1980.

__________________

Prose

     « Plus une société est cohérente, plus elle vit de valeurs absolues qui lui confèrent un caractère sacré en tout ce qui touche à l’esprit et à la vie. L’idée de la valeur absolue de la personne humaine, que l’on voit s’élaborer à travers la civilisation judéo-chrétienne, modifie la loi du talion et met tout homme en face de tout autre comme en face d’un autre lui-même, - les chrétiens diraient : de l’image et de la ressemblance du Dieu Vivant. Tout meurtre volontaire est donc essentiellement la destruction de cette Vie, de cette image et de cette ressemblance. En tuant l’autre, le meurtrier se tue lui-même, se condamne lui-même à mourir. Le rôle de la société, par l’appareil de sa justice, est de lui faire prendre conscience de cette logique inflexible et salvatrice, puisqu’en assumant la responsabilité extrême de son crime, l’assassin en assure la rédemption. Il y a dans une telle vue de la justice une dimension religieuse que, bien entendu, la société moderne ne peut ou ne veut plus faire sienne, même si, dans certains pays, la justice est rendue sous un crucifix. »

« Le face à face avec la victime », in Hervé de Charrette, La Peine de mort en question, 2e trim. 1979, p. 68-71.

Le centre de recherche

Le mot du Président

     Le Centre de Recherche Pierre Emmanuel attache la plus grande importance au site Pierre Emmanuel. Récemment créé, grâce à l’Association des Amis de Pierre Emmanuel, à la générosité de la famille du poète, aux compétences et à l’inlassable activité d’Anne Simonnet, ce site fédère les efforts de tous ceux qui sont attachés à l’œuvre de Pierre Emmanuel et ont pris à tâche de la faire mieux connaître. Très riche et fort bien présenté, ce site est un excellent instrument de dialogue entre les spécialistes de Pierre Emmanuel et ceux qui, venant des horizons les plus variés, découvrent son œuvre littéraire, son action culturelle, son engagement dans la vie de la cité.
     Depuis sa fondation, en novembre 1986, le Centre de Recherche Pierre Emmanuel s’efforce de promouvoir et de développer la recherche sur l’œuvre, les activités et la pensée de Pierre Emmanuel. Du premier classement des manuscrits et des inédits du poète à l’organisation de colloques universitaires, de la publication des œuvres poétiques complètes à la publication d’inédits, ses réalisations se sont toujours inspirées de ces principes. La vitalité du site est une aide très efficace à la réussite des actions envisagées pour 2014, trentième anniversaire de la mort de Pierre Emmanuel, et 2016, centième anniversaire de sa naissance.

François Livi, Président


Les exécuteurs testamentaires de Pierre Emmanuel parlent du poète

     En 2014, Ginette Adamson, Anne-Sophie Constant et François Livi, exécuteurs testamentaires de Pierre Emmanuel, évoquaient chacun leur première rencontre avec le poète, puis le livre qu’ils préfèrent et enfin pourquoi il leur semble important que ce poète soit connu.


28 novembre 2019

     M. François Livi, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, président du Centre de recherche, professeur émérite de Langue et littérature italiennes à l'Université Paris-Sorbonne, est décédé ce 28 novembre 2019. Les obsèques auront lieu mardi 3 décembre à 10 h 30 dans l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle. Travailleur infatigable, il mit jusqu'à sa mort ses très grandes qualités humaines et intellectuelles au service du poète qui l’honorait de son amitié depuis 1966.
     En attendant de plus amples hommages, on trouvera ci-dessous le récit qu’il faisait de sa première vraie rencontre avec Pierre Emmanuel et le premier article qu’il publia sur son œuvre dans la revue La Table ronde.

François Livi, « Ligne de faîte », La Table ronde, n° 227, décembre 1966, p. 147-148.
 

Éditions, rééditions…

Février 2019

     Les éditions Corlevour rééditent La Face humaine.

 

     « Le but de ce livre n’est pas de donner je ne sais quelles règles d’une poésie qui se dirait "religieuse", mais de montrer quel mode d’adoration prolonge logiquement la poésie. Louange adressée à l’Ouvert, ce livre est lui-même un acte d’adoration mené de son début à son terme.
      L’adoration, face au transcendant, est l’acte intégrateur parvenu à son point de rupture : donc le résultat du travail de la pensée en vue de sa cohérence même, travail qui réussit par cette rupture illuminante où il échoue. Ce travail fait apparaître et converger dans l’homme certaines directions ou intentions privilégiées, constantes de l’esprit dans son activité créatrice, dans sa quête réalisante. La poésie, l’une de ces constantes, peut être dite l’usage exhaustif du verbe en quête de son essence.
     Qui entend cette définition est un poète, quand même il n’aurait jamais écrit un seul vers : mais qui ne l’entend pas, même s’il est poète, ne sera jamais pleinement, exhaustivement tel. Sans pour autant mépriser le métier des vers, ni les jeux verbaux de l’intelligence sensible, je n’emploie le mot "poésie" que dans le sens d’attention passionnée à la vérité consubstantielle au langage, mieux : d’identification singulière au destin du verbe humain. De cette vocation, je cherche la fin aux deux sens du mot : fin qui en est évidemment l’essence. » Pierre Emmanuel

     Sur le site de l'éditeur

On en parle...

20 mai 2026 

     Arnaud Despax, membre du Centre de recherche Pierre Emmanuel, évoquera son œuvre poétique à l’Académie des Jeux Floraux de Toulouse, avec une intervention intitulée « La poésie de Pierre Emmanuel : vers le grand œuvre » le mercredi 20 mai 2026 à 18h, dans la salle Clémence Isaure de l'Hôtel d'Assézat (7 place d’Assézat, Toulouse).


27 avril – 4 mai 2026

     Dans le cadre de « L’écho des archives », la Radio chrétienne francophone belge (RCF) a invité Anne-Sophie Constant, exécuteur testamentaire de Pierre Emmanuel, titulaire d’un doctorat d’État sur le poète, à parler de Pierre Emmanuel durant deux émissions d’une demi-heure. On peut y entendre aussi le poète lui-même, grâce aux archives de la radio.

Les émissions sont disponibles ici.


20-21 novembre 2025 

     M. Christos Nikou prononce une très belle conférence au colloque international « Patrice de La Tour du Pin (1911-1975) – Une Somme de poésie : une vie à écrire » (Sorbonne Université) sur : « Le Chemin de croix chez Patrice de La Tour du Pin, Rina Lasnier et Pierre Emmanuel ».
     Messieurs Arnaud Despax et Pierrisnard mentionnent aussi le poète dans leurs interventions.


29 août 2025

     La revue La Règle du jeu fait paraître sur son site un article de Miachaël de Saint-Chéron « L’art au secours de la brisure du sens ou l’essence du trait chez Fabienne Verdier » dans lequel il cite une expression de Pierre Emmanuel dans Le Poète fou.

     On peut le lire ici.


21 août 2025 

     Richard Prasquier écrit dans Causeur un bel article sur Dieulefit durant la guerre. Il y cite Pierre Emmanuel, évoque Marguerite Soubeyran, Beauvallon, Jeanne Barnier etc. 

     On peut le lire ici.


Mai 2025

     Une pièce extraite du fonds Pierre Emmanuel a été sélectionnée par l’IMEC pour être présentée en fac-similé sous vitrine dans le cadre d’une exposition sur la notion de « mariage » au Château des Ravalet à Cherbourg cet été. Le texte est issu d’un écrit inédit de Pierre Emmanuel qui s’ouvre ainsi : « Je voudrais que ce livre fût l’histoire de ma foi ».


27 mars 2025

     L’Humanité rend compte d’une anthologie publiée par Les éditions Seghers : L’esprit de résistance, qui réunit plus de cent poètes de langue française. Muriel Steinmetz écrit : « En ce mois de mars  2025, les poètes rassemblés sous le signe de l'Esprit de résistance le sont en référence assumée à l'époque où nous sommes, chaotique et grosse de périls de tous ordres. Ainsi s'impose, derechef, la haute figure de Pierre Seghers (1906-1987), qui fut lui-même poète et résistant de la première heure. Dès septembre 1939, il fondait une revue qui devait accueillir les plus grands poètes de la Résistance, certains d'entre eux étant de ses amis, tels Aragon, Paul Éluard, Loys Masson ou René Char. C'est encore lui, en 1944, qui imagina la fameuse collection « Poètes d'aujourd'hui », laquelle avait pour but résolu de mettre la parole poétique à la portée de tous. C'est toujours lui qui, en 1983, fonda avec Pierre Emmanuel la Maison de la poésie de la Ville de Paris. »

     On peut lire l’article ici.